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jeudi 24 avril 2014

Guinée : deux anciens ministres comparaissent devant la justice pour des soupçons de corruption

Carref Bambeto-Conakry
Conakry-Dr Ousmane Doré et Dr Mahmoud Camara, deux anciens ministres du gouvernement guinéen de Transition mis en place en 2007, sous la deuxième république, condamnés en mars à "cinq ans d'emprisonnement par défaut" pour des faits supposés de détournement de fonds d'une valeur de près de 1,6 million d'euros, ont comparu mardi devant la justice, après avoir interjeté appel contre ce verdict, a-t-on appris de sources judiciaires.
Dr Ousmane Doré et Mahmoud Camara, respectivement ancien ministre de l'Economie et des finances et ancien ministre de l'Agriculture, ont rejeté mardi les faits à eux reprochés, dans le cadre de cette affaire de détournement d'une subvention destinée à la relance de la filière cotonnière dans la région de Kankan en Haute Guinée.
Pour leur défense, ils ont déclaré avoir agi dans le traitement de ce dossier sous la recommandation du conseil des ministres d'alors, qui avait décidé de financer ce projet, destinée à créer des emplois et des revenus pour les paysans de la région. La Cour a renvoyé pour mardi prochain la suite de ce procès portant sur le "réquisitoire et la plaidoirie".
Il conviendrait de noter que le verdict dans ce procès qui s'était déroulé à la mi-mars dernier, avait condamné ces deux anciens ministres à une peine de "cinq ans d'emprisonnement par défaut". Dans la foulée, un mandat d'arrêt avait été décerné contre eux par la Cour.
Les deux personnalités avaient été reconnues "coupables de délit de complicité de détournement de deniers publics" par le tribunal de Kaloum.
Cette condamnation avait été précédée de celle du directeur d'Intracam, une société qui avait été coptée pour relancer le projet coton, et qui était censée bénéficier d'un montant de 1, 6 million d'euros. Adama Camara, dont il s'agit a écopé de "sept ans d'emprisonnement par défaut", à l' issue de ce procès.
Dès cette condamnation, les deux anciens ministres du gouvernement de Transition qui avait été dirigé à l'époque par l'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, avaient réagi dans la presse, pour dénoncer la procédure.
Xinhua

Un casque bleu guinéen blessé Kidal (officiel)

APA-Conakry (Guinée) - Le ministre guinéen de la Défense, Me Abdoul Kabélé Camara, a confirmé la blessure d'un soldat guinéen à Kidal (Nord du Mali), par un engin explosif artisanal, a appris APA jeudi de bonnes sources.
Le soldat a été blessé lorsque le camion a sauté sur une mine à l'aéroport de Kidal, a précisé Me Camara, ajoutant toutefois qu'il n'y a pas eu mort d'homme.
Par ailleurs, le ministre guinéen délégué de la Défense dit attendre le rapport circonstancié de l'État major de l'armée pour pouvoir donner l'identité du soldat qui, aux dernières nouvelles, a été admis dans un hôpital de Mopti.
En janvier 2013, la Guinée a envoyé 120 soldats au sein de la Mission des Nations Unies au Mali) pour la pacification du Nord du Mali.

Maroc : Alpha Condé sollicite l’expertise de Rabat pour développer son modèle agricole

(Agence Ecofin) - « Nous aspirons à ce que le Maroc mette à notre disposition son savoir-faire en matière de développement agricole». C’est par ces mots que le président guinéen a exprimé le vœu de voir le Maroc participer au développement agricole de la Guinée.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture des 7ème assises de l’agriculture du Maroc qui se tiennent actuellement à Meknès, Alpha Condé n’a pas tari d’éloges sur le Plan Maroc Vert (PMV), qui est «l’aboutissement et le couronnement de la vision extraordinaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI». Le président guinéen espère pouvoir développer « un modèle s’inspirant de l’esprit et de la philosophie du Plan Maroc Vert (PMV)» dans son pays, avec l’aide du royaume chérifien.
Cette requête intervient peu de temps après la récente tournée africaine de Mohammed VI, qui l’a emmenée au Mali, en Côte d’Ivoire et au Gabon, ainsi que l’annonce de la construction d’une usine de production d’engrais d'une valeur de 600 millions de dollars destinée au marché africain, par l’Office Chérifien des Phosphates (OCP).

Guinée : une ligne budgétaire en faveur de la promotion du livre et de la lecture publique

CONAKRY (Xinhua) - A l'occasion de la célébration de la journée mondiale du livre et des droits d'auteurs qui coïncide aux 72 heures du livre en Guinée, le Premier ministre Mohamed Said Fofana a annoncé mercredi l'ouverture d'une ligne budgétaire pour la promotion du livre et de la lecture en Guinée.
Cette stratégique répond aux attentes des formateurs et encadreurs d'école ainsi qu'à celles de la jeunesse guinéenne confrontée à un énorme besoin d'accès aux livres et aux centres de savoir pour leur formation académique et culturelle.
Pour le Premier ministre, le livre est un outil de démocratisation du savoir et demeurer pour cela un fidèle compagnon des apprenants et des formateurs, soucieux du développement de leur pays.
Eu égard à l'importance du livre dans la consolidation de la culture et des civilisations, M. Fofana a précisé que le gouvernement s'impliquera désormais de façon active, afin de démultiplier les bibliothèques et les centres de lecture au niveau des différentes préfectures du pays.
Toute chose qui permettra aux élèves guinéens, aux hommes de cultures et aux chercheurs d'avoir un accès facile aux ouvrages artistiques écrits et littéraires, contenant des savoirs historiques et socio culturels des peuples.
Le ministre de la culture et du patrimoine historique Ahmed Tidiane Cissé a réitéré les appels de son département envers les partenaires culturels, afin d'aider le pays à matérialiser sa politique nationale du livre et de la lecture publique, gage d'un épanouissement des esprits nouveaux.
Le gouvernement, avec l'appui de la coopération française, a construit 30 bibliothèques et 10 centres de lectures à Conakry et dans les autres régions administratives du pays, pour promouvoir la lecture de proximité.
Devant les 400 auteurs et écrivains guinéens et étrangers invités pour la célébration du livre en Guinée, le ministre de la culture a noté l'ambition du gouvernement de faire de "la Guinée, le rendez-vous du livre et de la lecture en Afrique", à l' image du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) pour le Burkina Faso et le Marché des arts du spectacle africain (MASA) pour la Côte D'Ivoire.
Toutefois, il reconnaît que "les écoles et les universités guinéennes n'ont pas suffisamment de livre pour servir de base dans les programmes de formations des futures cadres du pays". Or, ajoute-t-il, "l'avenir du livre est inséparable de l'avenir d'une nation qui ambitionne son développement socioéconomique".

mercredi 23 avril 2014

Arrivée au Maroc du président guinéen Alpha Condé

RABAT, (Xinhua) -- Le président de la République de Guinée, Alpha Condé, est arrivé mardi en fin de matinée à Fès pour assister au 9ème Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM), selon l'agence de presse MAP.
Le président guinéen assistera, mercredi à Meknès, aux 7èmes assises de l'agriculture qui se tiennent sous le thème : "L'agriculture familiale", avant de prendre part jeudi à l'ouverture officielle du SIAM, organisé du 24 avril au 3 mai sous le signe : "Les produits de terroir".
Le président guinéen est accompagné d'une importante délégation composée notamment du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères Lounceny Fall et de la ministre de l'Agriculture Jacqueline Sultan.

La militante anti-apartheid guinéenne Jeanne Martin Cissé décorée dimanche à Pretoria

APA-Conakry (Guinée)- La militante anti-apartheid guinéenne, Jeanne Martin Cissé, première femme à avoir dirigé le Conseil de Sécurité des Nations Unies, sera décorée dimanche à Pretoria par le président sud-africain, Jacob Zuma.
Ancienne ministre des Affaires Sociales du défunt président Ahmed Sékou Touré, Jeanne Martine Cissé recevra l'Ordre Oliver Reginald Tambo,
Cette distinction est décernée chaque année par le gouvernement Sud-Africain à tout citoyen étranger ayant contribué à la promotion des intérêts et des aspirations de la nation Arc-en-ciel durant la lutte contre l'Apartheid.
Selon des sources diplomatiques, la distinction lui sera remise en marge des festivités du vingtième anniversaire de la fin du régime d'apartheid qui aura lieu le 27 Avril prochain en Afrique du Sud
La Guinéenne Jeanne Martin Cissé, 88 ans, est l'une des invitées personnelles du président Sud-Africain, Jacob Zuma, ont précisé les mêmes sources.

Afrique de l’Ouest : vers la création de la Cour d’appel de la CEDEAO

La présidente de la Cour de justice de la CEDEAO, Awa Daboya, a appelé mardi à la mise sur pied de la Cour d’appel de la CEDEAO.
Mme Daboya a confié mardi aux journalistes à Abuja que cette cour d’appel permettrait aux citoyens des pays membres de la Communauté de contester les décisions de la cour de la CEDEAO.
Elle a révélé que les juristes ouest africains étaient déjà en train de plaider auprès de la Cour de la CEDEAO pour la création de la Chambre d’appel de la cour sous-régionale.
Selon elle, la mise en place de cette cour d’appel devrait renforcer la confiance des citoyens à se rapprocher de la cour.
Elle a indiqué— pour le déplorer— que la cour était très préoccupée par des cas de violations des droits de l’homme en Afrique de l’ouest et qu’elle s’engageait à veiller à ce que la justice prévale dans la sous-région.
APA

mardi 22 avril 2014

Alpha Condé attendu ce mardi au Maroc pour une visite d'État

APA-Conakry (Guinée) - le Chef de l’État guinéen, Alpha Condé, est attendu ce mardi à Rabat, capitale du Maroc, pour une visite officielle devant raffermir les relations de coopération entre les deux Etats, a appris APA mardi auprès du bureau de presse de la présidence guinéenne. La source n'a toutefois pas précisée l'agenda et la durée du séjour du chef de l'Etat. En effet, cette visite de la délégation présidentielle guinéenne intervient plus d'un mois après celle du Roi du Maroc, Mohamed VI, en Guinée, qui a permis la signature d'une trentaine d'accords de coopération entre les deux pays dans tous les secteurs de l'économie.
APA

Levée de l'embargo sur les armes de l'Union européenne sur la Guinée

CONAKRY, (Xinhua) -- L'Union européenne a décidé jeudi de lever son embargo sur les armes qui avait été imposé à la Guinée suite au putsch militaire qui avait été perpétré par une junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, au lendemain de la disparition du général Lansana Conté, le 22 décembre 2008, selon des sources officielles.
L'annonce de cette levée de l'embargo des armes en direction de la Guinée a été faite ce jeudi par le ministre guinéen délégué à la Défense Abdoul Kabèlè Camara. "La Guinée n'est plus sous embargo, le pays ayant rempli ses obligations vis-à-vis de la communauté internationale", a déclaré le ministre à la presse au sortir d'une audience avec le président Alpha Condé.
Abdoul Kabèlè Camara a indiqué que ce décision de l'Union européenne marque le "retour de la Guinée dans le concert des nations".
Il faut souligner que les nouvelles autorités guinéennes ont réussi à relancer la coopération militaire avec alliés traditionnels de la Guinée, notamment la Chine, la France et les Etats-Unis qui appuient le secteur de la défense à travers la formation du personnel dans ce domaine.
Le pays est aussi parmi les Etats impliqués dans des missions de maintien de la paix sur le continent, comme c'est le cas en ce moment au Mali, pour le compte de la MINUSMA (Mission des Nations unies pour le soutien du Mali).

Guinée/Ebola : le gouvernement donne un bilan officiel de 109 cas confirmés dont 61 décès

CONAKRY, (Xinhua) -- Le ministère guinéen de la Santé et l'Hygiène publique a donné samedi un nouveau bilan de la maladie à virus Ebola en Guinée, qui est basé sur les "cas confimés" par les tests biologiques, selon lequel le nombre de cas est de 109 jusqu'ici, dont 61 décès.
Il y a ainsi 56 cas confirmés (36 décès) à Guékédou, 36 cas (15 décès) à Conakry, 13 cas (2 décès) à Macenta, 1 cas (1 décès) à Kissidougou, et 1 cas (1 décès) à Dabola.
Au cours d'une conférence de presse, le chef de division prévention et lutte contre la maladie Dr Sakoba Keita a expliqué que cette nouvelle nomenclature à travers les testes biologiques a permis au experts des équipes médiales de faire un toilettage des chiffres en l'éliminant les anomalies.
"Les analyses biologiques pouvant désormais être réalisées rapidement, les bilans ne prennent plus en compte que les cas confirmés", a indiqué Dr Keita.
Il a souligné que des malades suspectés et des personnes décédées avaient été comptés "à plusieurs reprises".
Le Dr John Bosco, du bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) basé en RD Congo, a fait remarquer pour sa part que le gouvernement guinéen ne cesse d'inviter les populations a observé les mesures d'hygiènes corporelles, alimentaires, environnementales édictées par les services de santé guinéens.
Xinhua

vendredi 11 avril 2014

Guinée : le gouvernement consacre 1,4 million USD à la lutte contrela fièvre Ebola

CONAKRY, (Xinhua) -- Le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana a délaré jeudi que le gouvernement consacre 10 milliards de francs guinéens (1,4 million de dollars) à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus d'Ebola qui sévit dans le pays.
Cette manne financière sera dégagée au fur et à mesure que les besoins se feront sentir pour le financement des axes d'intervention à travers la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et la coordination des différentes interventions des acteurs nationaux et étrangers en Guinée.
M. Fofana a remercié les experts médicaux internationaux, les équipes d'interventions qui opèrent sur le terrain pour venir à bout du virus Ebola en Guinée.
"Au nom du chef de l'Etat, je remercie tous les professionnels de la santé qui oeuvrent pour préserver des vies humaines dans notre pays", a déclaré M. Fofana.
Selon le dernier bilan officiel, la maladie fait 157 cas suspects, dont 101 décès, dans les préfectures touchées et à Conakry.
Xinhua

Les pays africains invités à s'attaquer au problème de la fuite des capitaux

Les pays africains sont invités à prendre des mesures appropriées pour résoudre le problème de la fuite des capitaux du continent, qui pourraient être utilisés pour le développement durable et pour le programme de transformation de l'Afrique.
Cet appel a été lancé mercredi lors d'un séminaire de politique de deux jours organisée mercredi et jeudi à Addis-Abeba, conjointement par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et le Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA), sous le thème "la fuite des capitaux et les paradis fiscaux en Afrique subsaharienne".
La somme qui quitte les pays en développement chaque année à titre de flux financiers non déclarés, connue comme la fuite des capitaux illicites, est près que dix fois les flux d'aide internationale annuelle, et deux fois le montant de la dette annuelle des pays en développement, a indiqué la CEA et le CREA dans leur communiqué conjoint.
La fuite des capitaux représente un fardeau plus élevé en Afrique que dans d'autres régions, indique le communiqué, appelant à des mesures pour arrêter la fuite des capitaux illicites par les décideurs tels que les hauts responsables politiques en Afrique et dans le monde occident si l'on veut faire des progrès.
Par conséquent, la question de la fuite des capitaux de l'Afrique et de son absorption dans les économies occidentales, mérite une attention particulière et nécessite des efforts concertés, a affirmé le communiqué.
Dans ses remarques d'ouverture, Carlos Lopes, le sous- Secrétaire général de l'ONU et Secrétaire exécutif de la CEA, a déclaré que l'Afrique est en train de perdre des ressources énormes à travers les flux financiers illicites.
Selon lui, la plus grande tragédie est le fait que les pays africains sont privés des ressources nécessaires pour répondre aux besoins en devises étrangères.
Il a noté que le déficit annuel de financement de l'infrastructure de l'Afrique s'élève à 31 milliards de dollars.
Xinhua

jeudi 10 avril 2014

Guinée : Beny Steinmetz et Vale pourraient perdre leurs titres miniers

Le comité en charge d’auditer les contrats miniers guinéens a rendu public le 9 avril sa recommandation de résilier les titres de VBG, coentreprise entre BSGR et Vale.
En Guinée, le groupe BSGR, appartenant à l’homme d’affaires controversé Beny Steinmetz, et son associé brésilien Vale ont du souci à se faire. Le Comité technique de revue des titres et conventions miniers (CTRTCM) a confirmé avoir remis aux autorités un avis défavorable à leur filiale commune VBG.
Faisceau d'indices précis
Organe mis en place après l’élection du président Alpha Condé fin 2010, ce comité a été chargé d’étudier les conditions d’octroi des licences minières accordées avant cette date. Dans un communiqué diffusé ce 9 avril 2014, il explique les raisons générales motivant son avis détaillé sur VBG, confidentiel, remis le 28 mars dernier au comité stratégique en charge du secteur minier : "À l’issue de la procédure de revue et sur la base, d’éléments de preuve dont l’authenticité […] n’a pas été contestée par VBG mais seulement par son actionnaire minoritaire (BSGR) et sans élément étayant sa position, le CTRTCM estime qu’il existe un faisceau d’indices précis et concordants établissant avec une certitude suffisante, l’existence de pratiques de corruption ayant entaché l’octroi des titres et de la convention minières détenus par VBG", indique le document.
Le comité estime que de telles "irrégularités affectent la validité de ces titres et de la convention minière" et annonce avoir recommandé "de retirer les titres et de résilier la convention détenus par VBG sur les gisements de Simandou (blocs 1 et 2) et de Zogota".
Décision finale
Pour autant, la décision finale concernant les licences minières du groupement n’appartient pas au CTRTCM, qui n’émet qu’une recommandation, mais, in fine, au président de la République et au ministre des Mines. Si l’avis du CTRTCM est suivi, et si Vale souhaitait tout de même mener le projet, cela retarderait de plusieurs années le projet.
Selon la loi guinéenne, le groupe brésilien devrait concourir à un nouvel appel d’offres pour ces deux blocs du gisement de fer le plus important du continent. L’avis du CTRTCM n’affecte pas Rio Tinto-Chinalco, le groupement détenteur des deux autres blocs (3 et 4) du mont Simandou.
Jeune Afrique

Sensible baisse de la propagation de la fièvre Ebola va en Guinée, selon les autorités

La propagation de l’épidémie hémorragique virale Ebola, qui a fait au total 101 victimes en trois mois sur l'ensemble du territoire national, s’est fortement stabilisée du faut surtout des efforts déployés sur le terrain, ont rapporté jeudi les médias publics.
S'exprimant au terme d'une rencontre avec le Chef de l'État guinéen, Alpha Condé, avec des chercheurs français, l'ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochery, a indiqué que la propagation de la fièvre Ebola qui est à sa deuxième phase à présent, a baissé.
Une annonce confirmée par les autorités guinéennes, qui estiment également que les efforts déployés par les agents et les partenaires enregistrent des "résultats encourageants".
Selon le ministre guinéen de la coopération internationale, Dr Moustapha Koutoub Sanoh, la percée de la fièvre Ebola connait une tendance à la baisse ces derniers jours, ajoutant que les cas signalés à Labé, Kamsar, Boké et N'zérékoré n'ont pas été confirmés.
Le ministre de la communication, Alhousseiny Kaké Makanéra, a estimé que la fièvre Ebola diminue en raison des campagnes de sensibilisation sur le terrain, tout en plaidant pour la multiplication des meetings de sensibilisation en provinces.
Le directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée, Dr Moussa Keita et aussi membre de la commission logistique, a estimé que toutes les dispositions utiles sont prises pour circonscrire la fièvre Ebola en vue d'éviter sa propagation.
Par ailleurs, Dr Keita a ajouté que la Pharmacie Centrale de Guinée a mobilisé son équipe pour éviter toute rupture de médicaments dans les centres sanitaires en cette période.
APA

dimanche 30 mars 2014

Ebola: la Guinée tente toujours de contenir la propagation, aide financière de l'UE

CONAKRY, 29 mars 2014 (AFP) - La Guinée et ses partenaires poursuivaient samedi leurs efforts pour enrayer la propagation de l'épidémie de fièvre hémorragique virale, dont des cas d'Ebola, avec l'appui de l'Union européenne qui va donner 500.000 euros pour aider à contenir la maladie.
La fièvre touche également le Libéria et la Sierra Leone, et, samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée.
A Conakry, la capitale qui avait été épargnée jusqu'à cette semaine, huit cas de fièvre hémorragique, dont un mortel, ont été déclarés depuis jeudi, tous positifs au test du virus Ebola, selon un rapport du ministère guinée de la Santé et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Selon les derniers chiffres communiqués vendredi soir par le ministère guinéen de la Santé et l'OMS, au total "111 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 70 décès" ont été enregistrés depuis janvier, "soit un taux de létalité de 63%". Le précédent bilan était de 103 cas dont 66 morts.
La grande majorité des cas ont été enregistrés dans des villes et régions du sud de la Guinée, considéré comme le foyer de l'épidémie, particulièrement Guéckédou (51 décès sur 73 cas) et Macenta (12 décès sur 22 cas). La fièvre hémorragique est aussi apparue à Dabola (centre), où un cas mortel a été signalé, sans que son origine soit précisée.
Jusqu'à vendredi, les échantillons prélevés sur 45 des cas suspects avaient été examinés, dont 19 se sont révélés positifs au virus Ebola. L'origine des autres cas n'a pas été précisée.
A ce bilan guinéen, s'ajoutent huit cas suspects - dont six mortels - de fièvre hémorragique virale au Liberia et six cas suspects - dont cinq mortels - en Sierra Leone, selon l'OMS.
Samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée "jusqu'à nouvel ordre", en raison de la présence de la fièvre Ebola, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur rapporté par l'agence officielle APS.
La mesure concerne les points de passage dans les régions de Kolda (sud) et Kédougou (sud-est), zones en temps normal très fréquentées par des commerçants et forains, surtout durant un marché hebdomadaire rassemblant des milliers de personnes des deux pays et d'autres Etats voisins.
- "Une sérieuse menace" -
Vendredi, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) regroupant quinze pays dont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, avait appelé la communauté internationale à l'aide, en se disant "fortement préoccupée" par l'épidémie qui représente "une sérieuse menace régionale".
L'Union européenne (UE) a débloqué vendredi 500.000 euros "pour aider à contenir la propagation du virus, qui peut tuer jusqu'à 90% de personnes atteintes, en Guinée et dans les pays voisins", selon un communiqué transmis à l'AFP par son bureau régional pour l'aide humanitaire et la protection civile (Echo) basé à Dakar.
Cette aide sera utilisée par Médecins sans frontières (MSF) notamment "pour la gestion clinique, comprenant l'isolement des malades et un soutien psychosocial, la recherche de cas suspects ainsi que la formation et l'approvisionnement d'équipement de protection individuel pour les professionnels de santé".
Depuis plusieurs semaines, des organisations guinéennes et étrangères dont l'OMS et MSF s'activent sur le terrain pour enrayer la propagation de l'épidémie, particulièrement dans le Sud, son épicentre.
A Conakry, ville de quelque deux millions d'habitants et en grande partie insalubre, l'inquiétude demeurait au sein de la population face à l'Ebola, d'autant qu'il n'existe aucun vaccin ni remède contre ce virus.
Une employée de banque a indiqué s'être armée de chlore et d'eau de Javel, qu'elle utilise "chaque fois (qu'elle) serra la main d'un collègue". Elle a aussi demandé temporairement à ses enfants de ne pas aller à l'école.
Le virus Ebola tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo où il a été repéré pour la première fois en 1976.
Il a tué 1.200 personnes pour 1.850 cas avérés au cours des épidémies les plus graves qui ont touché l'Afrique centrale, mais c'est la première fois qu'une épidémie de l'ampleur de celle qui affecte la Guinée a lieu en Afrique de l'Ouest.
AFP

Le président ghanéen Mahama succède à l'Ivoirien Ouattara à la tête de la Cédéao

YAMOUSSOUKRO, 29 mars 2014 (AFP) - Le président ghanéen John Dramani Mahama, 55 ans, a été élu à la tête de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), qui rassemble quinze Etats, a annoncé samedi à Yamoussoukro son prédécesseur, l'Ivoirien Alassane Ouattara.
"Je suis très heureux de vous dire qu'hier, mes pairs (...) ont décidé de porter à la tête de la conférence des chefs d'Etats et de gouvernement de la Cédéao, mon frère et ami John Dramani Mahama, président de la République du Ghana", a déclaré M. Ouattara lors d'un discours de clôture du 44e sommet ordinaire de la Cédéao.
M. Mahama, né le 29 novembre 1958 dans le nord du Ghana, est arrivé au pouvoir en juillet 2012 à la mort subite de son prédécesseur, John Atta Mills. Cinq mois et demi plus tard, cet ancien député et écrivain, fan de musique Afrobeat et de sa légende, le Nigérian Fela Kuti, était élu président du Ghana.
A la Cédéo, Alassane Ouattara a effectué deux mandats d'un an, marqués notamment par la transition démocratique en Guinée-Bissau, petit état lusophone habitué aux coups d'Etat et la guerre au Mali.
"L'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 11 août 2013, a consacré une transition réussie au Mali", s'était réjoui vendredi le président ivoirien.
La Cédéao représente quinze Etats, pour une population évaluée à 300 millions d'habitants anglophones, francophones et lusophones.
AFP