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vendredi 11 avril 2014

Guinée : le gouvernement consacre 1,4 million USD à la lutte contrela fièvre Ebola

CONAKRY, (Xinhua) -- Le Premier ministre guinéen Mohamed Said Fofana a délaré jeudi que le gouvernement consacre 10 milliards de francs guinéens (1,4 million de dollars) à la lutte contre la fièvre hémorragique à virus d'Ebola qui sévit dans le pays.
Cette manne financière sera dégagée au fur et à mesure que les besoins se feront sentir pour le financement des axes d'intervention à travers la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades et la coordination des différentes interventions des acteurs nationaux et étrangers en Guinée.
M. Fofana a remercié les experts médicaux internationaux, les équipes d'interventions qui opèrent sur le terrain pour venir à bout du virus Ebola en Guinée.
"Au nom du chef de l'Etat, je remercie tous les professionnels de la santé qui oeuvrent pour préserver des vies humaines dans notre pays", a déclaré M. Fofana.
Selon le dernier bilan officiel, la maladie fait 157 cas suspects, dont 101 décès, dans les préfectures touchées et à Conakry.
Xinhua

Les pays africains invités à s'attaquer au problème de la fuite des capitaux

Les pays africains sont invités à prendre des mesures appropriées pour résoudre le problème de la fuite des capitaux du continent, qui pourraient être utilisés pour le développement durable et pour le programme de transformation de l'Afrique.
Cet appel a été lancé mercredi lors d'un séminaire de politique de deux jours organisée mercredi et jeudi à Addis-Abeba, conjointement par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et le Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA), sous le thème "la fuite des capitaux et les paradis fiscaux en Afrique subsaharienne".
La somme qui quitte les pays en développement chaque année à titre de flux financiers non déclarés, connue comme la fuite des capitaux illicites, est près que dix fois les flux d'aide internationale annuelle, et deux fois le montant de la dette annuelle des pays en développement, a indiqué la CEA et le CREA dans leur communiqué conjoint.
La fuite des capitaux représente un fardeau plus élevé en Afrique que dans d'autres régions, indique le communiqué, appelant à des mesures pour arrêter la fuite des capitaux illicites par les décideurs tels que les hauts responsables politiques en Afrique et dans le monde occident si l'on veut faire des progrès.
Par conséquent, la question de la fuite des capitaux de l'Afrique et de son absorption dans les économies occidentales, mérite une attention particulière et nécessite des efforts concertés, a affirmé le communiqué.
Dans ses remarques d'ouverture, Carlos Lopes, le sous- Secrétaire général de l'ONU et Secrétaire exécutif de la CEA, a déclaré que l'Afrique est en train de perdre des ressources énormes à travers les flux financiers illicites.
Selon lui, la plus grande tragédie est le fait que les pays africains sont privés des ressources nécessaires pour répondre aux besoins en devises étrangères.
Il a noté que le déficit annuel de financement de l'infrastructure de l'Afrique s'élève à 31 milliards de dollars.
Xinhua

jeudi 10 avril 2014

Guinée : Beny Steinmetz et Vale pourraient perdre leurs titres miniers

Le comité en charge d’auditer les contrats miniers guinéens a rendu public le 9 avril sa recommandation de résilier les titres de VBG, coentreprise entre BSGR et Vale.
En Guinée, le groupe BSGR, appartenant à l’homme d’affaires controversé Beny Steinmetz, et son associé brésilien Vale ont du souci à se faire. Le Comité technique de revue des titres et conventions miniers (CTRTCM) a confirmé avoir remis aux autorités un avis défavorable à leur filiale commune VBG.
Faisceau d'indices précis
Organe mis en place après l’élection du président Alpha Condé fin 2010, ce comité a été chargé d’étudier les conditions d’octroi des licences minières accordées avant cette date. Dans un communiqué diffusé ce 9 avril 2014, il explique les raisons générales motivant son avis détaillé sur VBG, confidentiel, remis le 28 mars dernier au comité stratégique en charge du secteur minier : "À l’issue de la procédure de revue et sur la base, d’éléments de preuve dont l’authenticité […] n’a pas été contestée par VBG mais seulement par son actionnaire minoritaire (BSGR) et sans élément étayant sa position, le CTRTCM estime qu’il existe un faisceau d’indices précis et concordants établissant avec une certitude suffisante, l’existence de pratiques de corruption ayant entaché l’octroi des titres et de la convention minières détenus par VBG", indique le document.
Le comité estime que de telles "irrégularités affectent la validité de ces titres et de la convention minière" et annonce avoir recommandé "de retirer les titres et de résilier la convention détenus par VBG sur les gisements de Simandou (blocs 1 et 2) et de Zogota".
Décision finale
Pour autant, la décision finale concernant les licences minières du groupement n’appartient pas au CTRTCM, qui n’émet qu’une recommandation, mais, in fine, au président de la République et au ministre des Mines. Si l’avis du CTRTCM est suivi, et si Vale souhaitait tout de même mener le projet, cela retarderait de plusieurs années le projet.
Selon la loi guinéenne, le groupe brésilien devrait concourir à un nouvel appel d’offres pour ces deux blocs du gisement de fer le plus important du continent. L’avis du CTRTCM n’affecte pas Rio Tinto-Chinalco, le groupement détenteur des deux autres blocs (3 et 4) du mont Simandou.
Jeune Afrique

Sensible baisse de la propagation de la fièvre Ebola va en Guinée, selon les autorités

La propagation de l’épidémie hémorragique virale Ebola, qui a fait au total 101 victimes en trois mois sur l'ensemble du territoire national, s’est fortement stabilisée du faut surtout des efforts déployés sur le terrain, ont rapporté jeudi les médias publics.
S'exprimant au terme d'une rencontre avec le Chef de l'État guinéen, Alpha Condé, avec des chercheurs français, l'ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochery, a indiqué que la propagation de la fièvre Ebola qui est à sa deuxième phase à présent, a baissé.
Une annonce confirmée par les autorités guinéennes, qui estiment également que les efforts déployés par les agents et les partenaires enregistrent des "résultats encourageants".
Selon le ministre guinéen de la coopération internationale, Dr Moustapha Koutoub Sanoh, la percée de la fièvre Ebola connait une tendance à la baisse ces derniers jours, ajoutant que les cas signalés à Labé, Kamsar, Boké et N'zérékoré n'ont pas été confirmés.
Le ministre de la communication, Alhousseiny Kaké Makanéra, a estimé que la fièvre Ebola diminue en raison des campagnes de sensibilisation sur le terrain, tout en plaidant pour la multiplication des meetings de sensibilisation en provinces.
Le directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée, Dr Moussa Keita et aussi membre de la commission logistique, a estimé que toutes les dispositions utiles sont prises pour circonscrire la fièvre Ebola en vue d'éviter sa propagation.
Par ailleurs, Dr Keita a ajouté que la Pharmacie Centrale de Guinée a mobilisé son équipe pour éviter toute rupture de médicaments dans les centres sanitaires en cette période.
APA

dimanche 30 mars 2014

Ebola: la Guinée tente toujours de contenir la propagation, aide financière de l'UE

CONAKRY, 29 mars 2014 (AFP) - La Guinée et ses partenaires poursuivaient samedi leurs efforts pour enrayer la propagation de l'épidémie de fièvre hémorragique virale, dont des cas d'Ebola, avec l'appui de l'Union européenne qui va donner 500.000 euros pour aider à contenir la maladie.
La fièvre touche également le Libéria et la Sierra Leone, et, samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée.
A Conakry, la capitale qui avait été épargnée jusqu'à cette semaine, huit cas de fièvre hémorragique, dont un mortel, ont été déclarés depuis jeudi, tous positifs au test du virus Ebola, selon un rapport du ministère guinée de la Santé et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Selon les derniers chiffres communiqués vendredi soir par le ministère guinéen de la Santé et l'OMS, au total "111 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 70 décès" ont été enregistrés depuis janvier, "soit un taux de létalité de 63%". Le précédent bilan était de 103 cas dont 66 morts.
La grande majorité des cas ont été enregistrés dans des villes et régions du sud de la Guinée, considéré comme le foyer de l'épidémie, particulièrement Guéckédou (51 décès sur 73 cas) et Macenta (12 décès sur 22 cas). La fièvre hémorragique est aussi apparue à Dabola (centre), où un cas mortel a été signalé, sans que son origine soit précisée.
Jusqu'à vendredi, les échantillons prélevés sur 45 des cas suspects avaient été examinés, dont 19 se sont révélés positifs au virus Ebola. L'origine des autres cas n'a pas été précisée.
A ce bilan guinéen, s'ajoutent huit cas suspects - dont six mortels - de fièvre hémorragique virale au Liberia et six cas suspects - dont cinq mortels - en Sierra Leone, selon l'OMS.
Samedi, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières avec la Guinée "jusqu'à nouvel ordre", en raison de la présence de la fièvre Ebola, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur rapporté par l'agence officielle APS.
La mesure concerne les points de passage dans les régions de Kolda (sud) et Kédougou (sud-est), zones en temps normal très fréquentées par des commerçants et forains, surtout durant un marché hebdomadaire rassemblant des milliers de personnes des deux pays et d'autres Etats voisins.
- "Une sérieuse menace" -
Vendredi, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) regroupant quinze pays dont la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, avait appelé la communauté internationale à l'aide, en se disant "fortement préoccupée" par l'épidémie qui représente "une sérieuse menace régionale".
L'Union européenne (UE) a débloqué vendredi 500.000 euros "pour aider à contenir la propagation du virus, qui peut tuer jusqu'à 90% de personnes atteintes, en Guinée et dans les pays voisins", selon un communiqué transmis à l'AFP par son bureau régional pour l'aide humanitaire et la protection civile (Echo) basé à Dakar.
Cette aide sera utilisée par Médecins sans frontières (MSF) notamment "pour la gestion clinique, comprenant l'isolement des malades et un soutien psychosocial, la recherche de cas suspects ainsi que la formation et l'approvisionnement d'équipement de protection individuel pour les professionnels de santé".
Depuis plusieurs semaines, des organisations guinéennes et étrangères dont l'OMS et MSF s'activent sur le terrain pour enrayer la propagation de l'épidémie, particulièrement dans le Sud, son épicentre.
A Conakry, ville de quelque deux millions d'habitants et en grande partie insalubre, l'inquiétude demeurait au sein de la population face à l'Ebola, d'autant qu'il n'existe aucun vaccin ni remède contre ce virus.
Une employée de banque a indiqué s'être armée de chlore et d'eau de Javel, qu'elle utilise "chaque fois (qu'elle) serra la main d'un collègue". Elle a aussi demandé temporairement à ses enfants de ne pas aller à l'école.
Le virus Ebola tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo où il a été repéré pour la première fois en 1976.
Il a tué 1.200 personnes pour 1.850 cas avérés au cours des épidémies les plus graves qui ont touché l'Afrique centrale, mais c'est la première fois qu'une épidémie de l'ampleur de celle qui affecte la Guinée a lieu en Afrique de l'Ouest.
AFP

Le président ghanéen Mahama succède à l'Ivoirien Ouattara à la tête de la Cédéao

YAMOUSSOUKRO, 29 mars 2014 (AFP) - Le président ghanéen John Dramani Mahama, 55 ans, a été élu à la tête de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), qui rassemble quinze Etats, a annoncé samedi à Yamoussoukro son prédécesseur, l'Ivoirien Alassane Ouattara.
"Je suis très heureux de vous dire qu'hier, mes pairs (...) ont décidé de porter à la tête de la conférence des chefs d'Etats et de gouvernement de la Cédéao, mon frère et ami John Dramani Mahama, président de la République du Ghana", a déclaré M. Ouattara lors d'un discours de clôture du 44e sommet ordinaire de la Cédéao.
M. Mahama, né le 29 novembre 1958 dans le nord du Ghana, est arrivé au pouvoir en juillet 2012 à la mort subite de son prédécesseur, John Atta Mills. Cinq mois et demi plus tard, cet ancien député et écrivain, fan de musique Afrobeat et de sa légende, le Nigérian Fela Kuti, était élu président du Ghana.
A la Cédéo, Alassane Ouattara a effectué deux mandats d'un an, marqués notamment par la transition démocratique en Guinée-Bissau, petit état lusophone habitué aux coups d'Etat et la guerre au Mali.
"L'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 11 août 2013, a consacré une transition réussie au Mali", s'était réjoui vendredi le président ivoirien.
La Cédéao représente quinze Etats, pour une population évaluée à 300 millions d'habitants anglophones, francophones et lusophones.
AFP

Guinée : découverte d'une importante quantité d'armes appartenant aux anciens combattants du PAIGC

CONAKRY (Xinhua) - Des armes et munitions appartenant au Parti africain pour l'indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert ( PAIGC) ont été découvertes dans la ville de Boké. Une importante quantité d'armes et de munitions enfouies du temps de la guerre menée par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert ( PAIGC) dans les années 70, a été découverte mercredi dans la ville de Boké, située en Basse Guinée, à près de 400 km de Conakry, selon des sources concordantes.
Ces armes et munitions ont été découvertes après que deux adolescents eurent manipulé un projectile ramassé dans un quartier de la ville, qui abritait une ancienne base du PAIGC, qui avait sa base arrière dans cette région, située non loin de la Guinée Bissau.
Les fouilles qui ont suivi ont permis la découverte d'une importante quantité d'armes et de munitions dont des obus, a rapporté nos sources.
Les autorités militaires de la région ont aussitôt entamé la délimitation du périmètre en vue de procéder éventuellement à la sécurisation des populations dans ces quartiers.
La Guinée était fortement impliquée dans la guerre de libération de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, sous la première République de Sékou Touré.
Le PAIGC, fondé en 1956 par Amilcar Cabral et d'autres figures de proue de l'ancienne colonie portugaise, dont Aristides Pereira, Abilio Duarte, Luis Cabral, demi-frère d'Amilcar, avaient trouvé au régime de Conakry un allié sûr.
La lutte armée contre le colonisateur portugais a débuté après l'attaque perpétré contre des militants indépendantistes réfugiés en Guinée-Conakry où ils avaient établi leur base, le 22 novembre 1970.
Xinhua

lundi 24 mars 2014

La Guinée prévoit une croissance économique de 4,5 % en 2014

Grâce aux multiples réformes macroéconomiques et aux engagements pris avec les bailleurs de fonds, le Guinée se déploie énormément pour atteindre un niveau de croissance économique de 4,5 % en 2014, contre seulement 2,5 % en 2013, a déclaré vendredi le chef de cabinet du ministère en charge de l'économie et des finances Mohamed Lamine Yayo.
Parlant des objectifs spécifiques et des prévisions du gouvernement pour l'année en cours, il a énuméré les tendances plutôt favorables pour l'atteinte d'une performance de l'économie guinéenne, malgré un contexte sociopolitique difficile du moment.
Ainsi, cette tendance qui se projette sur un taux d'inflation que sera ramener à 8,5 %, contre 10,6 % en 2013, un taux de change moyen de 7.000 franc guinéen (FG) pour 1 dollar et de 9.000 FG pour un euro et un taux de pression fiscale de l'ordre de 19,6 %, qui est la norme au niveau sous-régional, avec la ZMAO (Zone monétaire de l'Afrique de l'ouest).
De même, le niveau de dépenses courantes sera de 14,8 % du produit intérieur brut (PIB) et des dépenses en capital de 11,8 %.
Avec la stabilité sociale et économique, il est prévu un accroissement des recettes de 21 % et une augmentation des dépenses de 19,5 %, pour faire face aux secteurs prioritaires de développement national, a-t-il indiqué.
Pour M. Yayo, le budget étant l'expression chiffrée de la politique d'un gouvernement, celui de 2014 en termes de grandeur accorde un privilège à l'investissement dans différents domaines. Dans le budget national de développement (BND), le secteur d'énergie bénéficie d'un financement à hauteur de 16,56 % du total, soit un classement en deuxième position après les dépenses liées au paiement des pensions, à la dette et au financement extérieur.
Ensuite viennent le secteur de l'éducation avec 11,67 %, le développement rural 6,1 % et l'Administration du territoire 3,41 %.
Dans le souci d'éviter des pratiques orthodoxes dans la gestion des finances publiques, le gouvernement a mis en place depuis 2010 le système d'exécution du budget à base caisse.
Ce mécanisme budgétaire permet de privilégier d'abord la rentrée des recettes et ensuite programmer les dépenses, en tenant compte des paramètres et de priorités du pouvoir central.
"Je ne dis pas que tout est rose aujourd'hui, mais il y a eu des acquis non négligeables en trois ans" a expliqué le chef de cabinet, qui atteste que les redressements amorcés ont déjà eu des effets positifs qui doivent être consolidés pour que, d'ici à la fin du quinquennat, les résultats engrangés puissent se répercuter sur le développement du pays.
"En termes de perspectives, 2014 s'annonce sous de bons auspices en Guinée", a résumé M. Yayo.
Il estime par ailleurs qu'avec l'appui des bailleurs de fonds et avec une bonne utilisation des ressources endogènes, la pauvrette ambiante baissera considérablement, les variables économiques vont être sur une courbe ascendante, pour le plus grand bonheur des Guinéens.
Xinhua

La Guinée en guerre contre le virus Ebola, Conakry pour l'heure épargnée

CONAKRY, 24 mars 2014 (AFP) - Les trois cas de fièvre hémorragique ayant provoqué la mort de deux personnes à Conakry ne sont pas dus au virus Ebola, mais les organisations internationales et les autorités guinéennes s'employaient lundi à éviter une propagation du virus tueur venu du Sud.
"Pour l'instant, il n'y a pas de fièvre Ebola à Conakry, mais une fièvre hémorragique dont la nature reste à déterminer", a déclaré à l'AFP le Dr Sakoba (bien Sakoba) Keïta du ministère guinéen de la Santé après avoir reçu les premiers résultats d'analyses effectuées à l'institut Pasteur de Dakar dans la nuit de dimanche à lundi.
Ces déclarations contredisent les informations données dimanche par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) affirmant que la maladie, due à Ebola, s'était "propagée rapidement des communautés de Macenta, Guéckédou, et Kissidougou (sud, ndlr) à la capitale, Conakry".
Selon le Dr Keïta, "l'institut Pasteur de Dakar a travaillé en urgence toute la nuit dernière sur des échantillons prélevés sur des (cas) suspects ici à Conakry qui se sont tous avérés négatifs. Dans les prochaines heures les résultats des examens de l'Institut Pasteur de Dakar nous en diront plus" sur la nature des cas de fièvre dans la capitale.
Dans un communiqué rendu public lundi à l'issue d'une réunion dimanche à Conakry, le ministère de la Santé et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) indiquent que "la Guinée a enregistré du mois de janvier au 23 mars un nombre total de 87 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 61 décès", essentiellement dans le Sud.
De premières analyses d'échantillons effectuées par l'Institut Pasteur de Lyon, en France, ont montré que ces cas de fièvre dans le sud de la Guinée étaient dus au virus Ebola qui provoque une fièvre hautement contagieuse, des vomissements et des diarrhées qui tuent dans la plupart des cas.
Aucun traitement ne peut guérir cette fièvre et seules des mesures préventives peuvent empêcher sa propagation, ce à quoi s'activent actuellement les autorités guinéennes, la Croix-Rouge locale et les organisations internationales spécialisés, OMS et Médecins sans frontières (MSF) en particulier.
Mesures spécifiques, équipes renforcées
Le ministère de la Santé et ses partenaires ont déjà pris les mesures suivantes: traitement gratuit de tous les malades dans des centres d'isolement, information et sensibilisation des populations sur les mesures d'hygiène individuelles et collectives, traitement spécifique des corps des malades décédés et recensement de toutes les personnes qui ont eu des contacts directs avec les malades morts - en particulier le personnel médical - et ceux présentant des signes de fièvre, diarrhée, vomissement, fatigue prononcée et/ou saignement.
Des messages de sensibilisation sont en outre diffusés dans tous les médias guinéens.
Des équipes de MSF et de l'OMS sont déjà présentes en Guinée et vont être renforcées pour participer à la mise en place de ces mesures et distribuer des kits d'hygiène et de protection individuelle dans les zones touchées.
En outre, des spécialistes des Instituts Pasteur de Dakar et de Lyon sont attendus en Guinée pour "renforcer les capacités du laboratoire de fièvre hémorragique" de Conakry et "appuyer la confirmation rapide des cas suspects à l'intérieur du pays", indiquent le ministère et l'OMS dans leur communiqué.
Plusieurs pays voisins de la Guinée, dont le Sénégal et la Côte d'Ivoire, ont réactivé leur système de surveillance épidémiologique. L'ambassade de France au Liberia a conseillé aux Français de ne pas se rendre dans les zones touchées en Guinée ni dans celles du nord du Liberia proches de la frontière entre les deux pays.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés. Il tire son nom d'une rivière du nord de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) où il a été repéré pour la première fois en 1976. Depuis, il a provoqué la mort d'au moins 1.200 personnes pour 1.850 cas avérés.
Les rituels funéraires, au cours desquels les parents et amis sont en contact direct avec le corps du défunt, jouent un rôle important dans la transmission, mais le virus peut aussi se transmettre par les animaux.
AFP

vendredi 21 mars 2014

Des Espagnols chez le président Alpha Condé, pour aider à résoudre le problème d’eau

Le Président de la République, professeur Alpha Condé a reçu en audience dans la soirée du jeudi, 20 mars à la Résidence présidentielle à Kaloum, les investisseurs espagnols de la société Seta internationale, spécialisée dans la production, le traitement et la distribution de l’eau potable. Ils étaient venus exprimer leur engagement d’investir dans le secteur de l’eau afin d’aider le gouvernement à surmonter la récurrente crise d’eau qui sévit en Guinée depuis plusieurs années.
C’est pourquoi à leur arrivée, ils sont allés sur les différents sites de la Société des Eaux de Guinée (SEG) pour évaluer les besoins et formuler un plan d’action urgent.
Une initiative qui a été rendue possible grâce au management de Frédéric Kolié, ambassadeur de Guinée en Espagne.
A l’issue des entretiens, Mamadou Diouldé Diallo, coordonnateur de la SEG, a déclaré : "le Président de la République a bien voulu recevoir cette délégation espagnole qui a une très grande expérience en matière de production et de distribution d’eau. Nous avons reçu cette délégation sur les différents sites de production auxquels nous avons le plan d’action urgent que nous avons bâti dans le cadre de la résolution de la crise d’eau qui sévit actuellement dans la ville de Conakry. Nous avons identifié ensemble les différents sites sur lesquels il faut mener des actions immédiates pour inverser cette tendance pour le bonheur de nos populations".
De son côté, l'Ambassadeur Frédéric Kolié est revenu sur les motivations de cette initiative : "Je voudrais commencer par remercier M. le Président de la République pour l’honneur qu’il nous a fait en nous recevant cet après-midi en accompagnement d’un groupe d’investisseurs espagnols dans le cadre de la promotion économique entre nos deux Etats. Je voudrais rappeler tout simplement que nous avons pris fonction en tant que premier ambassadeur de Guinée en Espagne il y a environ dix mois et que nous avons réussi à organiser le premier forum économique. C’est dans ce cadre qu’une entreprise espagnole de traitement et d’approvisionnement en eau potable nous a contactés".
"Nous avons visité leur site et en raison de la problématique d’eau dans notre pays, nous avons jugé opportun de faire le déplacement pour les accompagner et les introduire auprès de M. le Président de la République", a t-il ajouté.
Et de conclure: "L’entreprise a rencontré les responsables de la SEG, des Grands projets où il y a eu des discussions techniques et cet après-midi, M. le Président de la République a fait l’honneur de nous recevoir pour que le rapport lui soit présenté".
Baseny Sylla, bureau de presse de la présidence de la République

Appel de la BM aux pays africains à l’équilibre budgétaire

La Banque Mondiale vient de tirer la sonnette d’alarme sur les dépenses publiques des pays africains qui doivent se rendre compte que la dynamique de l’économie mondiale est en phase de redressement. C’est l’économiste en chef de l’institution de Bretton Wood chargé de la région Afrique qui a souligné le risque d’un scénario d’inflation généralisé sur le continent noir lorsque l’économie mondiale se redressera. Pour faire face à la crise économique mondiale et à la baisse de la demande extérieure, plusieurs pays africains avaient opté pour une hausse des dépenses publiques, destinée à compenser le manque constaté. Pour le spécialiste de la BM, cette mesure a été salutaire au moment de son application. Cependant, l’environnement économique mondial est en phase de mutation. Si les pays africains ne se penchent sérieusement à l’équilibre budgétaire, le retour de la bonne santé économico-financière mondiale deviendrait un problème pour l’Afrique. La solution pour éviter ce raz-de-marée est de réduire les déficits budgétaires. Les gouvernements des pays africains devraient donc équilibrer leurs comptes et aligner les dépenses sur les recettes. Le danger repose particulièrement sur la structure des revenus des pays du continent qui dépendent énormément du secteur minier.La politique d’encouragement des dépenses publiques pour booster la consommation et implanter un décor d’infrastructure doit être désormais modérée. Les perspectives pour les métaux sont à la baisse et les deux géants miniers, l’Afrique du sud et la Zambie accusent les déficits les plus élevés du continent. Une chose est sûre : si cette reprise économique mondiale est progressive, les Etats Africain ont le temps de rectifier le tir et de sortir du cycle de déficits publics incessants.
par Corinna Leblanc-Justin

Guinée: au moins 23 personnes mortes d'une mystérieuse maladie depuis février

CONAKRY, 20 mars 2014 (AFP) - Au moins 23 personnes sont mortes depuis le 9 février dans le sud de la Guinée d'une maladie non encore identifiée par les spécialistes, a appris jeudi l'AFP auprès du ministère guinéen de la Santé.
"Une maladie fébrile dont les premiers signes ont été décelés le 9 février a fait au moins 23 morts, dont le directeur de l'hôpital préfectoral de Macenta (sud) et trois autres agents (hospitaliers)sur 36 cas", a déclaré le Dr Sakoba Kéita, chef de la division prévention au ministère de la Santé.
"La préfecture de Gueckédou (sud) est la plus touchée avec 13 décès pour 19 cas", a-t-il ajouté en précisant que "la maladie se manifeste par la fièvre, la diarrhée, les vomissements et le saignement chez certains patients".
Une mission a été envoyée sur place pour pouvoir identifier cette maladie qui s'apprente à la la fièvre de lassa, la fièvre jaune ou encore la fièvre Ebola.
Une trentaine de prélèvements ont été envoyés en France pour examen, dont les résultats sont attendus "dans les 48 heures", selon le Dr Kéïta. Il a indiqué que d'autres prélèvements doivent être étudiés à l'Institut Pasteur de Dakar.
Ds mesures de protection et d'isolement de tous les cas ont été prises, ainsi qu'une protection individuelle et collective dans les préfectures touchées.
Trois mille kits en provenance de Ouagadougou, destinés au personnel de santé et aux personnes situées dans les zones à haut risque, sont attendus en Guinée, ainsi que cent tonnes de matériel envoyé par MSF-Suisse (Médecins sans frontières).
AFP

mardi 18 mars 2014

La Guinée va dépêcher une délégation de haut niveau en Belgique pour discuter des questions relatives aux sans papiers

CONAKRY, 18 mars (Xinhua) -- Le ministre guinéen des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger François Lounsény Fall a annoncé ce mardi l'envoi d'une délégation de "haut niveau" en Belgique dans les prochains jours, pour échanger avec les autorités belges sur des questions relatives aux sans papiers guinéens, que Bruxelles juge indésirables sur son sol.
François Lounsény Fall qui s'exprimait ainsi sur les antennes d'une radio locale a indiqué que ces échanges permettront de trouver une issue sur le retour des Guinéens déboutés de leur demande d'asile politique par les autorités belges, de façon conventionnelle.
Quant à ceux qui sont susceptibles de bénéficier de régularisation, leur cas sera aussi abordé par les deux parties, a-t- il indiqué.
Le chef de la diplomatie guinéenne a souligné le fait que son gouvernement ne voulait plus accepter les rapatriements de masse à bord de vols charters, qui ont un "impact négatif" sur l'opinion nationale.
Cette réaction du ministre des Affaires étrangères intervient après le refus par Conakry d'admettre que soit rapatrié 27 de ses ressortissants de la Belgique ce lundi pour "séjour illégal".
Ces sans papiers guinéens se trouvant dans un centre de détention pour immigrants illégaux en Belgique devaient en effet être embarqués à bord d'un appareil militaire affrété par le gouvernement belge, à travers son secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration dirigé par Mme Maggie De Block.
Mais à la dernière minute, cette mesure d'expulsion a été suspendue à cause de la décision de Conakry de ne pas délivrer une autorisation d'atterrir à cet avion convoyant les sans papiers.
Une situation qui semble mettre la Belgique dans l'embarras, d'autant que les autorités guinéennes se seraient montrées catégoriques sur le fait de ne pas admettre que ce vol charter ne ramè ne ces citoyens guinéens au pays, même s'ils sont considérés comme étant dans "l'illégalité" sur le territoire belge.
La Guinée par le truchement de son département des Guinéens de l'étranger indique se conformer à une convention signée avec la Belgique en 2008, qui interdit "tout rapatriement en masse" des ressortissants guinéens.
Il faut rappeler que Bruxelles avait dépêché en février dernier une mission conduite par la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Maggie De Block à Conakry, pour plancher sur le sort des sans papiers guinéens. La mission avait mis cette occasion à profit pour dire que la Guinée venait en seconde position en termes de nombre de demandeurs d'asile en Belgique derrière l'Afghanistan.
Ce nombre serait de plus de 4 000 personnes, dont la plupart ont été déboutées de leur demande, donc susceptibles de quitter le territoire belge.
Xinhua

Guinée : le président instruit les services compétents à fournir de l'eau aux populations face au mécontentement populaire

CONAKRY,18 mars (Xinhua) -- Le président guinéen a instruit dans la soirée du lundi les services chargés de la gestion du secteur de l'eau à s'activer afin d'assurer une desserte régulière et continue de l'eau aux populations de la capitale, notamment dans la banlieue où la crise de l'eau courante provoque des émeutes depuis une semaine.
Cet appel du président Condé pourra sans doute calmer des populations qui multiplient les manifestations dans cette partie de la capitale, où ce lundi a été marqué par des incidents le long de l'axe Hamdallaye-Bambeto-Cosa.
Des femmes avaient barricadé cette autoroute avec des bidons vides, criant leur colère. Ce qui a paralysé et la circulation et les activités dans la zone, durant toute la journée.
Les forces de l'ordre ont tenté de ramener le calme, sans user cette fois de la force.
Ces mêmes femmes avaient pris la rue lors de la visite du président malien la semaine dernière à Conakry, pour protester contre le manque d'eau.
Mama Asta, ménagère, vivant au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma fait partie de ces frondeuses. Elle explique les motifs de cette révolte. "Nous n'en pouvons plus. On peut vivre sans électricité comme c'est le cas quasiment dans la banlieue de Conakry. Mais sans eau il n'y a pas de vie vous savez".
"Nous sommes obligés de parcourir de longues distances pour nous approvisionner en eau, dans des forages, appartenant à des privés. Le gouvernement doit quand même pouvoir assurer le minimum, comme la desserte en eau", lance notre interlocutrice.
La société des eaux de Guinée (SEG) parle de panne sur son ré seau de distribution d'eau, pour justifier cette pénurie.
Pour éviter certainement que la situation ne s'envenime davantage, le gouvernorat de Conakry a convié la SEG et les élus locaux, qui sont les maires des 5 communes à une campagne de sensibilisation qui doit démarrer à compter de ce mardi, dans la capitale, autour de cette pénurie d'eau courante.
Xinhua

mercredi 12 mars 2014

Conakry et Bamako pour l intensification d une cooperation fructueuse

Conakry et Bamako pour l intensification d une cooperation fructueuse
La Guinée et le Mali se sont convenus d’intensifier leurs efforts en vue de favoriser l’émergence d’une coopération fructueuse entre les deux pays, a appris APA mardi au terme d'une rencontre mixte entre des officiels guinéens et les hôtes maliens. Cette rencontre bilatérale conduite par le chef de la diplomatie guinéenne, Loucény Fall, intervient au lendemain du début de la visite officielle en Guinée du président malien, Ibrahima Boubakar Keita (IBK). Au menu des discussions, figure notamment la réalisation du barrage FOMI, le transport maritime, terrestre et aérien, la construction de l'entrepôt pour les commerçants guinéens vivant au Mali sur les 10 hectares offerts par la Guinée et l'amélioration du corridor Conakry-Bamako. S'adressant à la presse, les ministres maliens de l'Equipement et des Transports ont dit avoir invité leurs homologues guinéens chargés de l'élevage et de l'agriculture à se rendre à Bamako en vue d'approfondir la réflexion autour des axes dans le cadre développement rural. Pour sa part, le ministre guinéen des Affaires étrangères a souligné avoir évoqué toutes les questions concrètes sur la coopération, notamment celles de l'énergie. "Un Protocole d'accord doit être signé qui concerne la mise en œuvre du barrage Fomi, ensuite nous avons parlé du problème des transports et également celui des domaines comme le transport ferroviaire", a-t-il indiqué.
APA

Projet coton: Deux anciens ministres condamnés à 5 ans de prison assortie d'un mandat d'arrêt

L’affaire du projet coton refait surface avec le mandat d’arrêt lancé par le Tribunal de première instance de Kaloum contre deux anciens ministres du gouvernement de consensus. Cette information a fait les choux gras d'un site de la place ce mardi.
Dr Ousmane Doré, alors ministre de l'Economie et des finances et et Mahmoud Camara, ministre de l'Agriculture, des Eaux et forêts, faisaient partie en 2007, du gouvernement de consensus de l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté, aujourd’hui reconverti en homme politique.
Ils sont poursuivis, selon notre confrère kaloumpresse, pour complicité de détournement de deniers publics dans une affaire concernant le projet coton.
Et le Tribunal de première instance de Kaloum a reconnu leur complicité dans un dossier de détournement de 13 milliards de francs guinéens, avant de les condamner à une peine de 5 ans de prison par défaut, assortie d'un mandat d'arrêt et de la confiscation de leurs biens.
A la barre, la coordination du projet n'aurait pu justifier cependant que l'utilisation de 5 milliards de francs guinéens.
Un certain Adama Camara, opérateur économique de son état, qui importe des intrants agricoles a été condamné pour détournement à 7 ans de prison par défaut.
Le TPI de Kaloum a lancé également un mandat d'arrêt à son encontre et exigé la confiscation de ses biens.
Conakry Infos