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lundi 23 décembre 2013

Guinée : plus de 17 millions de dollars payés au titre des engagements internationaux

CONAKRY,(Xinhua) -- Le montant payé par la Guinée au titre des engagements et des contributions au niveau sous régional et international s'élève à plus de 17 millions de dollars américains, a révélé dimanche le ministre guinéen de l'Enseignement technique et porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara, dans une émission radiophonique. Ce montant devrait combler un vide crée par les autorités précédentes pour cause de "non paiement" des engagements de la Guinée dans les instances sous régionales, régionales ou internationales. Depuis plus de 10 ans, le pays n'avait pas souscrit à ces engagements malgré son rôle de membre ou de membre fondateur de certaines organisations sous régionales. Pour le porte-parole du gouvernement, le paiement des arriérés et le règlement des dettes par son pays est "un signal fort qui explique le retour de la Guinée sur la scène internationale et la reprise de la place qu'elle a toujours occupée durant de nombreuses années". Au sein des différents départements ministériels, des sévices centraux ou décentralisés, des entreprises publiques ou mixtes, l'Etat guinéen a manifesté sa volonté de respecter les termes d'engagements qui régissent la fondation des organisations sous régionales ou internationale. Cet acte du gouvernent guinéen a permit au pays de bénéficier d'un certains nombre de crédits et d'être présent dans les cercles de décision de ces organismes sous régionaux et internationaux.
Xinhua

Guinée : les nombreux cas d'accident provoqués par les gros porteurs provoquent la psychose dans la capitale

CONAKRY, (Xinhua) -- La multiplication des cas d'accidents provoqués par de camions gros porteurs dont les deux derniers cas en date ont fait 7 morts la semaine dernière dans la banlieue de Conakry, est source de psychose chez les populations, qui ne savent plus à quel saint se vouer face à cette insécurité routière devenue récurrente, a-t-on appris sur place. Ces deux d'accidents qui se sont tous produits dans la commune de Matam, sur l'autoroute Fidel Castro, ont été causés par des camions de transport de bagages en provenance du port autonome de Conakry, dont l'état de défectuosité sautent aux yeux, à en croire les témoignages enregistrés suite à ces drames. Si le premier camion a entrainé un carambolage le long de l'axe menant de Dabondy à Bonfi, des quartiers situés le long de cette autoroute, en écrasant au passage un taxi, dont les passagers ont subi de graves dommages, le second camion a terminé sa course dans une concession. Là, c'est le conducteur qui a été la victime de l'accident. Bien avant ces accidents, d'autres drames de la route provoqués par des camions ont été enregistrés dans la capitale. Ainsi, il y a environ un mois un camion a écrasé les passagers d'une moto, dans le quartier de Kagbélen.
Dans ce chapelet macabre, il faut rappeler la vingtaine de morts enregistrés dans cette même commune de Matam, il y a quelques mois. Ces cas de morts ont entrainé une peur bleue chez de nombreux habitants de Conakry. A défaut, de pouvoir trouver de solutions à la circulation de ces guimbardes dans la cité, certains habitants érigent simplement des dos d'âne le long des artères de leurs quartiers. Ces actes ont certes un impact négatif sur l'asphalte, mais les populations y voient des garde-fous. Ceci en attendant que les autorités compétentes trouvent des solutions idoines à cette insécurité routière. Certains spécialistes de la sécurité routière pensent que les causes de ces accidents sont dues au manque de visite technique et surtout à l'anarchie qui règne dans le secteur des transports. Les autorités compétentes entendent tout de même prendre des mesures coercitives, pour endiguer le fléau.
Xinhua

dimanche 22 décembre 2013

21 Décembre 2010-21 Décembre 2013 : Le bilan à mi-parcours du Président Alpha Condé

Il y a trois ans, jour pour jour que le Pr Alpha Condé prêtait serment après avoir remporté l’élection démocratique face au candidat de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo. C’était devant un parterre de Chefs d’Etats venus de la CEDEAO, de l’Afrique Centrale, des personnalités venues d’Europe, d’Amérique, bref du monde entier. La fête était belle. Mais, le premier Président démocratiquement élu de Guinée qui prenait la direction du pays, mesurait déjà l’ampleur de la mission à accomplir. "J’ai hérité d’un pays et non d’un Etat", a-t-il déclaré.
"On ne peut pas parler du présent sans parler du passé", disait Alexis De Tocqueville, homme d’Etat français du 19ème siècle.
En effet, l’héritage légué par les régimes militaires de 1984 à 2010 a plongé le pays dans un marasme économique sans précédent sur fond d’embargo financier de la part des bailleurs de fonds bi et multilatéraux, faute de démocratie et d’Etat de droit ; une période émaillée de violence et caractérisée par des tensions sociales.
La Guinée, placée sur le banc de la communauté internationale frôle une inflation de 21%. A force de la planche à billets, la monnaie locale (franc guinéen) a perdu sa valeur. Tout se dégrade. Les conditions de vie des travailleurs sont exécrables. Les salaires misérables. Pas de route, ni eau, ni électricité. Par manque de la politique d’emploi le chômage des jeunes s’accentue d’année en année, les écoles et autres universités devenues des fabriques des sans emplois. Cette situation s’explique aussi par l’option du libéralisme sauvage instauré par la deuxième république et la mauvaise gouvernance caractérisée par la corruption, le détournement des ressources allouées par l’aide internationale au développement du pays. Le tout, couronné par l’impunité chronique devenue le mode de gouvernement.
C’est dans ce contexte malheureux de plusieurs décennies de gabegie, de déstructuration de l’économie nationale, de déchéance sociale, de la descente aux enfers d’un pays au sol et au sous-sol parmi les plus riches du monde, enfoui dans le sous-sol de la misère que le Pr Alpha Condé a accédé au pouvoir.
Ceci dit, le Président Alpha Condé dont la volonté pour relancer le pays ne souffre de l’ombre d’aucun doute, ne possède cependant pas la baguette magique avec la capacité par simple claque des doigts de transformer le pays en gratte-ciel, en infrastructure routière, immobilière, à produire des milliards de dollars de capitaux pour guérir toute la pauvreté provoquée par ses prédécesseurs, dont certains comptables figurent aujourd’hui parmi les leaders politiques de l’opposition radicale (suivez mon regard).
Trois ans après sa brillante élection démocratique le pays est en chantier et de nombreuses œuvres sur le plan économique, social, politique, institutionnel… ont été réalisées.
Sur le plan économique, la croissance est estimée à 3% et l’inflation ramenée de près de 21% (2010) à 10% en 2013.
Quant aux réserves de change elles sont passées de 0,8 en 2010 à trois (3) voire quatre (4) mois en 2013.
Grâce à la bonne gouvernance instaurée par le Président Alpha Condé, la Guinée a obtenu le PPTE qui a permis l’annulation de deux (2) milliards cent (100) millions de dollars au compte de la dette extérieure du pays, sans oublier l’effacement de plusieurs centaines de millions de dollars de dette bilatérale et multilatérale par d’autres institutions financières internationales à l’image du club de Paris (356 millions de dollars), des partenaires bilatéraux comme la France (75 millions d’euros), la Belgique (2,4 millions d’euros), les Etats-Unis (93 millions de dollars), le Japon (121 millions de dollars)…
A signaler que le déficit budgétaire du pays se chiffrait à 13% à l’arrivée au pouvoir en 2010 du Président Alpha Condé contre 2% en 2013.
Grâce à l’instauration d’une gestion rigoureuse de l’économie et la mise en place de l’unicité des caisses de l’Etat, le relèvement de l’assiette fiscale est passé de 4152,38 milliards de francs en 2010 à près de 8000 milliards en 2013. Soit un accroissement de l’ordre de 85%.
Les reformes du secteur minier avec l’adoption d’un nouveau code minier, établissant désormais un partenariat gagnant-gagnant entre la Guinée et les multinationales minières, les reformes de la justice… ont instauré un climat des affaires propice à l’investissement, reconnu par le classement Doing Business 2014 de la Banque mondiale.

L’obtention du 10ème FED avec la mise à disposition de la Guinée, et ce, d’ici la fin de l’année 2013 de 180 millions d’euros (1800 milliards de francs), permettra de faire face à la reconstruction du réseau routier dégradé du pays et aux autres projets de développement profitables aux populations.

Au cours de ces trois années de pouvoir, dans le souci de dynamiser et de moderniser l’administration publique vieillissante, 518 nouveaux administrateurs notamment des comptables et autres contrôleurs financiers ont été recrutés, formés et affectés au ministère délégué au budget.

Pour lutter contre la pauvreté, le Président Alpha Condé a mobilisé 130 milliards avec la création d’un fonds national de microcrédits dont les bénéficiaires sont les femmes et les jeunes.

Pour la réalisation du barrage hydro-électrique de Kaleta, 500 jeunes ont été recrutés, formés et affectés sur le plus grand chantier énergétique du pays.

L’administration publique n’est pas en reste. L’assainissement du fichier de la fonction publique et de la solde a permis de déceler 5956 fonctionnaires fictifs qui coûtaient annuellement 30 milliards de francs à l’Etat.
Dans le même ordre d’idée, au titre des bourses d’études et d’entretiens, 40 milliards de francs ont été récupérés sur 55000 étudiants fictifs.
Pour relancer l’agriculture, appuyer la population rurale et impulser l’autosuffisance alimentaire, 205 milliards ont été mobilisés pour la campagne agricole de 2011 contre 95,3 milliards pour 2012. Il n’y a pas de production sans moyens de production. Ainsi, 150 tracteurs, 320 motoculteurs, 72 moissonneuses, 600 décortiqueuses, 40000 tonnes… d’engrais ont été distribués aux paysans.
Dans les huit (8) régions administratives du pays, 7.410.200 manuels scolaires ont été distribués dans les écoles primaires. Sans oublier les produits pharmaceutiques d’une valeur de 41 milliards de francs. La gratuité de la césarienne a permis de sauver des vies.
Pour réintégrer véritablement le concert des nations, sauver la dignité, préserver l’honneur, restaurer l’image ternie du pays, le président Alpha Condé n’a pas hésité, un seul instant, à payer intégralement au bénéfice des institutions sous-régionales, africaines et internationales les impayés et autres arriérés laissés par les gouvernements successifs de ces vingt (20) dernières années, le montant colossal de 120 milliards de francs guinéens.
35 950 218,5 millions d’euros mobilisés par le pouvoir du Pr Alpha Condé pour la construction du palais des nations, détruit lors de la mutinerie de l’armée les 02 et 03 février 1996.
L’acquisition de cent (100) bus de transport pour réduire le calvaire des populations.
La reforme des forces de défense et de sécurité a conduit à la retraite de 3900 militaires, faisant une économie annuelle de plusieurs milliards de francs.
Au titre de la coopération internationale, le régime du Président Alpha Condé a obtenu 472 974 777,55 $ équivalent à 3076 milliards de francs. 50 véhicules 4x4 de marques patriote, 500 tricycles, 50 moissonneuses batteuses, un (1) conteneur de 40 pieds de pièces de rechange, 6143 tonnes de conserves de viande, 35,5 tonnes de riz, 13,11 tonnes de sucre, 630 bidons d’huile, 22 groupes électrogènes de 2 MGW chacun, 108 tonnes de dattes, 5000 tonnes de maïs, 1650 tonnes de légumineuses ; 10000 tonnes de carcasses de moutons, 106 bourses d’études universitaires, 1000 lampadaires, 50 camions bennes poubelles…
A noter que la suppression de l’impôt de capitation de 5000 GNF pour l’ensemble des populations rurales du pays (7 620 342 habitants), a causé à l’Etat une perte de 38 milliards de francs par an.
Par ailleurs, la pension civile a connu une augmentation de 56,72%, passant de 375 GNF à 512 GNF, suite aux revalorisations successives de l’indice.
Quant aux salaires civils, ils ont connu une augmentation de 75%, suite à la suppression de la RTS (25%) et l’augmentation de 50% grâce aux accords obtenus entre les acteurs sociaux.
Pour fournir les populations rurales en eau potable, 2500 points d’eau ont été mis en service à travers le pays.
De même, l’acquisition de 100 MW pour l’électrification de Conakry ainsi que l’arrivée de l’aggreko a sensiblement amélioré la desserte d’électricité dans la capitale guinéenne.
Pour la première fois, l’élaboration d’une véritable politique énergétique pour le pays a permis la mobilisation de 506 millions de dollars pour la construction de 240 MW dont la première turbine tournera le 31 mai 2015.
L’achat et la mise en circulation d’un bateau reliant Conakry et les iles de Loos, a soulagé les populations et va permettre, à coup sûr de réduire les accidents mortels causés par les pirogues et qui ont endeuillé de nombreuses familles.
La mise à la retraite de près de 3000 fonctionnaires de l’administration publique à la fin de l’année 2013, après 47 ans (recrutés en 1966) de services rendus à la Guinée, permettra à l’Etat de recruter des jeunes diplômés sans emploi.
Paris, Washington, Beijing, Brasilia, Dubaï, Londres, Pretoria…, en véritable globe-trotter, durant les trois années d’exercice le Président Alpha Condé n’a ménage ni son temps, ni son énergie pour inscrire la Guinée, confondue ces dernières décennies à ces homonymes (Guinée Equatoriale, Nouvelle Guinée, Guinée-Bissau) dans le concert des nations démocratiques, respectées et écoutées.
A propos, l’organisation de la conférence islamique du 09 au 11 Décembre 2013 à Conakry regroupant 57 pays, 800 participants venus du monde entier, la tenue récente de la conférence de la deuxième zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) en Guinée, l’organisation du premier championnat de la boxe militaire en Afrique (23 Novembre- 1er Décembre), l’élection de Kabinet Komara au secrétariat général de l’OMVS, la désignation à la tête du second siège dévolu à la CEDEAO, au sein du Comité de haut niveau des Chefs d’Etat et de Gouvernement sur l’Agenda pour le développement post 2015 du Président Alpha Condé, l’élection de la Guinée au Conseil exécutif de l’UNESCO en novembre dernier lors de l’assemblée générale de l’institution onusienne à Paris, le forum économique international sur la Guinée à Dubaï ... sont autant de faits concrets ; de preuves irréfutables qui justifient cette réalité et accréditent la déclaration du Chef de l’Etat : Guinée is back.
La construction de la démocratie et de l’Etat de droit n’est pas chose aisée. L’occident, source d’inspiration du modèle démocratique africain a mis du temps, des siècles pour en arriver là, même si, encore aujourd’hui des dérapages, des faiblesses… liés à l’imperfection de l'œuvre humaine, de ce savant système politique, font couler parfois encre et salive.
De ce point de vue, pour la Guinée marquée par des décennies de gâchis, d’occasions ratées, d’errements… la tâche est immense. Le travail accompli en trois (3) ans sous le magistère du Président Alpha Condé est grand. Salutaire. Encourageant. Hérité d’un pays exsangue où, il faut partir de zéro pour bâtir exige de nombreux sacrifices mais aussi et surtout la solidarité de l’ensemble du peuple de Guinée.
En si peu de temps, avec l’organisation d’élections législatives démocratiques et l’élection de la nouvelle assemblée nationale, un autre fait majeur de son bilan à mi-parcours, le Chef de l’Etat a montré sa volonté, sa disponibilité et la possibilité de faire de la Guinée un pays qui bouge, émerge, capable de sortir du lot des damnés de la terre.
Enfin, il est fastidieux l’exercice qui consiste à citer les œuvres de redressement économiques, sociales, politiques, diplomatiques, institutionnelles… du Président Alpha Condé. En vérité, nous ne saurons être exhaustifs, en attendant l’année du bilan global en 2015.
Paul Moussa Diawara/ Guinee24

vendredi 20 décembre 2013

Kiridi Bangoura : ‘‘Est-ce qu’on veut doter le pays d’un budget de développement pour avancer ou coûte que coûte, il faut le bloquer ?’’

Conakry-Depuis la convocation par le Président de la République, Pr Alpha Condé, d’une session extraordinaire du Conseil National de transition (CNT) pour examiner et adopter le budget 2014 du Gouvernement, l’opposition dite républicaine crie à la violation de la loi, arguant que ce droit, désormais, revient à la nouvelle Assemblée nationale, malheureusement non encore installée. Pourtant, l’article 157 de la constitution précise qu’il revient au CNT de légiférer jusqu’à l’entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale. Dans Les Grandes Gueules du jeudi 19 décembre, le Ministre, secrétaire général à la Présidence, porte-parole du Président, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, a expliqué que ‘‘Le Président de la République a assez d’informations sur la vie nationale et internationale et assez de contraintes, d’où son devoir de les gérer à son niveau, ce qui lui permet de poser des actes dans un calendrier donné…’’ En débat contradictoire avec le 2e vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, le porte-parole de la Présidence de la république a défendu que ‘‘depuis trois ans, notre pays a réussi à tenir ses engagements constitutionnels sur le respect du délai de l’adoption de la Loi des finances, et aussi ses engagements contractuels avec le FMI et la Banque mondiale dans le cadre du Programme de réajustement que nous avons avec ces institutions’’. Pour lui, ‘‘Le contexte a fait qu’entre les élections que nous connues et la période qui a suivi n’ont pas permis à ce que l’institution transitoire, le CNT, puisse être saisie du dossier et faire le travail qui s’imposait’’. Pour le Ministre Naby Y. Kiridi Bangoura, le Gouvernement a fait un choix, ‘‘On avait deux choix : si le Gouvernement reste dans une attitude égoïste et solitaire, c’était de dire ‘ce n’est pas grave, le Président de la République a le pouvoir de prendre une ordonnance permet à l’administration de bien fonctionner pendant trois mois. Mais, le pays ne peut pas connaitre d’investissements et de budget national… Voilà le côté délicat de l’acte qui était à poser. L’acte était légal et réglementaire, on pouvait le prendre, mais les conséquences étaient qu’on favoriserait le simple fonctionnement de l’administration mais pas l’investissement, le développement de la Guinée et la réduction de la pauvreté’’, insiste le Ministre Bangoura. Pour lui, avec ce ‘‘besoin provisoire, c’est l’administration seule qui aurait fonctionné. Mais la responsabilité aujourd’hui de réduire la pauvreté dans ce pays, ne nous le permet pas avec tout ce qu’on a connu comme retard sur le FED, par exemple’’.
Si Fodé Oussou Fofana s’indigne que le Président de la République ait convoqué une session extraordinaire, alors que nous sommes en période d’une session ordinaire, pour N.Y. Kiridi Bangoura, la loi n’a aucunement été violée, ‘’il n’y a aucune loi en Guinée qui interdit qu’on convoque une session extraordinaire dans le délai imparti d’une session ordinaire qui n’a pas été ouverte. C’est si la session ordinaire avait été ouverte que cela aurait été illégal’’. Pour mettre fin aux spéculations, malgré les explications récentes du ministre délégué au Budget pour justifier le retard, le Ministre Bangoura a insisté sur les relations entre le FMI, la Banque mondiale et le gouvernement guinéen ‘‘C’est pour vous dire qu’on a des exigences. C’est pourquoi je parle d’engagements internationaux, c’est de cela qu’il s’agit. Si on avait les moyens de faire notre budget sans financements extérieurs (partie investissements surtout), on serait dans les délais nationaux. Mais, le problème qu’on a eu, c’est qu’il fallait que le Ministre d’Etat chargé des finances et le Ministre délégué au budget, partent à Washington, discutent avec nos partenaires, se mettent d’accord sur le cadrage macroéconomique et sur le budget prévisionnel 2014. C’est après cet exercice là qu’ils sont revenus pour soumettre au Gouvernement la proposition de budget, devenue un projet de loi, et envoyée au CNT. C’est pour vous dire que nous reconnaissons qu’il y a retard. Il faut qu’on n’accepte tous, qu’il peut arriver de temps en temps que la vie ne soit pas toujours comme on le souhaite’’, ajoute-t-il.
Malgré tout, Fodé O. Fofana persiste à accuser le Président de la République et la présidente du CNT d’empêcher les nouveaux députés à examiner et adopter le projet de budget 2014. Loin de-là, se défend le porte-parole du Président de la République, reconnaissant les droits de l’opposition ‘‘nous ne pouvons pas nier à l’opposition son droit fondamental et existentiel d’être en contradiction avec les actes posés et les discours tenus par la majorité et l’exécutif. Donc, nous ne sommes pas là dans une position réactive. Mais regardez le contexte comme il se présente’’, rétorque-t-il. Pour ce négociateur en chef de la mouvance présidentielle, ‘‘ce qui est important aujourd’hui est de dire ‘est-ce qu’on veut doter le pays d’un budget de développement pour avancer et qui va permettre l’installation efficace et efficiente de la nouvelle Assemblée, ou coûte que coûte, il faut bloquer ce budget-là quitte à perdre six mois dans l’année qui vient ?’’ Soutenant la décision du Chef de l’Etat de laisser au CNT de siéger, sans doute, pour la dernière fois, et d’être dans le délai imparti pour l’acquisition du budget par rapport aux engagements de l’Etat.
Et puis, dans le souci de maintenir la cohésion, le Ministre Bangoura croit en la collaboration entre l’exécutif et les acteurs politiques, ‘‘il faut trouver les voies et moyens de se parler régulièrement sur les questions d’importance nationale. Cela n’est pas écrit dans la constitution. Si vous prenez la constitution littéraire, il est sûr que vous vivrez de crises. La leçon à tirer des crises passées est de trouver un cadre qui permet à l’exécutif, à la majorité et à l’opposition de se rencontrer sur les questions d’importance nationale pour que le point de vue de chacun soit encré dans la prise de décision. Cela ne remet pas en cause l’autorité des uns et des autres, l’autonomie des uns et des autres et les objectifs partisans des uns et des autres. Il faut qu’on apprenne à se concerter, à se consulter avant d’agir’’, dit-il.
Cheick Ah. Tidiane Diallo/ Guinee7

Guinée : 8 millions de dollars seront nécessaires pour le recensement général de la population

CONAKRY, (Xinhua) -- Le recensement général de la population guinéenne prévu dès le 1er février 2014 sera réalisé par près de 9 mille agents, pour un coût de 8 millions de dollars, a-t-on appris de bonne source jeudi. L'opération a pour but de "dénombrer la population et de collecter des renseignements sur les caractéristiques individuelles de toutes les personnes vivant sur le territoire national Guinéen''. La Guinée devra mettre la main à la poche pour 3 millions de dollars dans le financement de ce projet de recensement, tandis que les bailleurs de fonds dont l'Union européenne viendront en appoint pour les 5 millions de dollars restant. L'opération qui prendra trois semaines, sera effectuée sur toute l'étendue du territoire national par près de 9 mille agents recenseurs, sous la supervision du ministère guinéen du Plan. Ce sera la troisième opération de recensement réalisée en Guinée, depuis son indépendance en 1958. La première fut faite en 1983 et la seconde en 1996. Le recensement de 1996 avait permis de déterminer le nombre d'habitants à 7 156 406 personnes. Près de 17 ans, cette population avoisine les 12 millions de personnes, selon des estimations officielles.
Xinhua

Guinée : 30% de la population sont en situation d'insécurité alimentaire (rapport)

CONAKRY, (Xinhua) -- Un rapport d'enquête réalisé auprès de ménages au cours de l'année 2012, et qui vient d'être rendu public par les autorités guinéennes en collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) indique que 30% de la population sont en situation d'insécurité alimentaire, a-t-on appris de sources officielles jeudi. Dans ce lot, les 27% de personnes touchées sont en " insécurité alimentaire modérée et 3% en insécurité alimentaire sévère, soit 3 500 personnes'', précise le rapport. Autres points relevés dans cette enquête portent sur "la pauvreté des ménages dont 57% sont touchés, le manque d'éducation qui touche 38% des chefs des ménages, l'enclavement des localités''. Ce rapport pointe du doigt aussi les difficultés d'accès au crédit pour les plus pauvres et pour les petits exploitants, ainsi que l'impact des mines artisanales sur la vie des populations, notamment en Haute Guinée, qui débouche carrément sur l'abandon des activités agricoles au profit des mines. Le rapport fait mention dans ces recommandations, de la multiplication des efforts dans l'amélioration du réseau routier. Cela passe forcément par l'aménagement de nouvelles pistes rurales ou la remise en état des routes dégradées.
Xinhua

jeudi 19 décembre 2013

Guinée - Contrat de sélectionneur non renouvelé pour Michel Dussuyer

CONAKRY, 19 décembre 2013 (AFP) - Le contrat du sélectionneur de la Guinée, le Français Michel Dussuyer, arrivé à terme ce mois de décembre, ne sera pas renouvelé, a indiqué jeudi la Fédération guinéenne de football (Feguifoot). Michel Dussuyer, 54 ans, en poste depuis 2010? fait les frais "d'une insuffisance de résultats" avec notamment la non qualification du "Syli National" (surnom de la sélection) pour la CAN-2013 qui s'est disputée en Afrique du Sud (19 janvier-10 février), et pour le Mondial-2014, explique la fédération. Dussuyer avait déjà entraîné la Guinée en 2004, avec à la clé un quart de finale à la CAN-2004 en Tunisie. La Feguifoot, en accord avec le ministère des Sports, a lancé un appel à candidature pour sa succession.
AFP

Le CNT présente le projet de loi de finances 2014 pour adoption et validation

Rabiatou Serah Diallo
Le Conseil National de la Transition a, au cours de sa session plénière de ce mercredi 18 Décembre, procédé à la présentation du projet de loi des finances 2014, ce, en présence des membres du gouvernement, projet de loi dont les recettes prévues pour 2014 se chiffrent à 12137,53 Mds dollars et les dépenses sont arrêtées à 13263,44 Mds dollars. A noter que le projet de loi des finances pour 2014 vise à consolider les résultats obtenus au cours de ces trois dernières années dans la stabilité du cadre macro-économique et budgétaire, en vue de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté et de la création d’emplois en Guinée. Pour l’année 2014, la politique budgétaire du gouvernement a dégagé un espace fiscal compatible avec l’amélioration des conditions de vie de la population et en droite ligne avec les objectifs du DSRP III et des objectifs du millénaire pour le développement. La satisfaction des besoins sociaux, le soutien à la croissance et la maitrise du déficit du budget de l’Etat en vue d’une soutenatibilité des finances publiques constituent les principaux objectifs du gouvernement. Pour y parvenir, dira Mohamed Diaré, Ministre Délégué au Budget : "Nous continuerons à mettre un accent sur le renforcement de la mobilisation des recettes, la maitrise des dépenses avec une amélioration de leur qualité, la réorientation des ressources en faveur des dépenses d’investissement, le recours à des financements assurant la viabilité budgétaire et l’objectif de réduction de l’inflation".
Les perspectives budgétaires 2014 se fondent sur un taux de croissance du PIB de 4,5% contre 2,5% en 2013, un taux d’inflation de 8,5% contre 10,6% en 2013, un taux de change moyen de 7000 GNF pour 1 dollar US ; 9227,4 GNF pour 1 euro, un taux de pression fiscal de 19,66%, un niveau de dépenses courantes de 14,89% du PIB et des dépenses en capitale de 11,88% du PIB, un accroissement des recettes de 21% et une augmentation des dépenses de 19,3%. Les recettes et dons prévus pour 2O14 se chiffrent à 12 137,53 Mds de dollars, soit un accroissement de GNF 2187,04 Mds (21,98%) comparés au budget révisé de 2013. Les recettes fiscales non minières sont évaluées à 8165,10 Mds en 2014 contre 6436,75 Mds dans le budget révisé de 2012, soit un accroissement de 1728,35 Mds correspondant à un taux de 26,85%. Au titre des dépenses, les projections pour 2014 sont arrêtées à 13263,44 dollars contre 11 115,61 dollars dans le budget révisé 2013, représentant respectivement 27,37% et 25,6% du PIB. Elles enregistrent une augmentation de 2127,83 dollars soit 27,37%. Les services de la dette en 2014 se chiffrent à 549,40 Mds représentant la dette dont 433,62 Mds représentant la dette intérieure qui progresse de 16,35% par rapport à l’année 2013. La dette extérieure quant à elle se chiffre à GNF 115,78 Mds soit une diminution de 58,97% par rapport à 2013.
Les subventions et transferts sont estimés à 1821,79 Mds en 2O14 contre GNF 1643,07 Mds en 2013 soit un accroissement de 10,88%. Elles représentent 13,74% du total des dépenses et 3,76% du PIB en 2014 contre respectivement 13,74% et 3,79% en 2013. Les dépenses en capital y compris le budget d’affectation spéciale, prises de participation et restructuration sont évaluées à 6050,63 Mds contre 4132,78 Mds en 2013. L’enveloppe globale du budget d’investissements publics, exercice 2014 s’élève à 5723,54 Mds toutes taxes comprises. Elle est repartie entre les ressources intérieures y compris le budget d’affectation spéciale pour 3166,00 Mds et les ressources extérieures pour 2557,54 Mds, soit respectivement 55,31% et 44,68% de l’enveloppe globale.
Par ailleurs, les dépenses en capitale sur ressources propres passent de 2495,24 Mds en 2013 à 3166,00 Mds en 2014, soit une augmentation de 670,76 Mds (26,88%). Les dépenses en capitale sur ressources extérieures passent de 1551,23 Mds en 2013 à 2557,54 Mds en 2014 soit une hausse de 1006,31 Mds (64,87%).
Et elles sont financées comme suit :
Prêts : 792,11 Mds soit 30,97%
Dons : 1765 ,43 Mds soit 69,03%.
Pour la présidente du CN, Hadja Rabiatou Serah Diallo "ce budget devra prendre également en compte les nouvelles structures à créer, prévues par la constitution". Enfin, ce projet de loi sera adopté dans les jours à venir, après consultation des conseillers généraux et représentants du gouvernement.
Balla Yombouno, rédacteur en chef de guinee24.com

L'ONU appelle aux efforts intégrés dans le combat contre le trafic de drogue en Afrique de l'Ouest et au Sahel

NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua ) -- Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé mercredi à des efforts complets et intégrés dans la lutte contre le trafic de drogue et d'autres crimes organisés en Afrique de l'Ouest et dans la région du Sahel. Dans une déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité a exprimé sa "préoccupation croissante" sur les menaces graves de trafic de drogue et la criminalité transnationale organisée qui portent atteinte à la paix et la stabilité en Afrique de l'Ouest et dans la région du Sahel, ainsi que sur les liens entre le trafic de drogues et d'autres crimes que sont le trafic d'armes et la traite des êtres humains , le terrorisme et la violence croissante. Devant le Conseil de sécurité, qui a organisé mercredi une réunion de haut niveau sur la lutte contre le trafic de drogue dans cette région, le sécrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est alarmé de constater que la région, qui compte plus d'un million de toxicomanes, "n'est plus seulement une voie de transit, mais est devenue une destination pour les drogues" en provenance d'Amérique du Sud. "Une hausse de la consommation qui aggrave davantage une situation déjà délicate en matière de santé publique et menace le développement économique et social de l'Afrique de l'Ouest", a indiqué M. Ban.
"Nous avons besoin avant tout d'une approche coordonnée", a martelé M. Ban, pour qui la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel est l'instrument de choix pour orienter efficacement l'action des pays, dans le respect des droits de l'homme. Selon lui, la problématique de la criminalité transnationale organisée doit être débattue de manière approfondie dans le cadre de la définition du programme de développement des Nations Unies post-2015. Le Conseil de sécurité a appelé à renforcer la coopération trans - régionale et internationale pour faire face au problème de la drogue et aux activités criminelles connexes. Le Conseil a encouragé une collaboration accrue entre les organismes compétents des Nations Unies pour donner la priorité aux activités et assurer la mise en œuvre coordonnée de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel, y compris sur ses aspects de sécurité.
Selon le directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov, près de 33 tonnes de cocaïne ont transité par l'Afrique de l'Ouest en 2010, dont 18 à destination de l'Europe pour une valeur d'environ 1,25 milliard de dollars. Le rapport 2013 de l'ONUDC sur les stupéfiants dans le monde confirme l'ampleur du trafic dans la sous-région, auxquels s'ajoutent la traite des personnes, le trafic d'armes à feu, de cigarettes et de carburant, ainsi que la piraterie dans le golfe de Guinée.
Xinhua

L'UE annonce de nouveaux financements pour le soutien aux opérations de paix en Afrique

L'Union européenne (UE) a annoncé qu'elle verserait 12,5 millions d'euros pour soutenir la gestion des opérations de maintien de la paix sous commandement africain, indique un communiqué publié mercredi à Gaborone par la délégation de l'UE au Botswana. Concrètement, ces fonds serviront à soutenir l'établissement d'un « Système de commandement, de contrôle, de communications et d'information » sur une période de deux ans, selon le communiqué. Ce système fournira des services de transmission sécurisée de données informatiques, vocales et vidéos par communication satellite entre l'Union africaine et les différentes organisations régionales ou subrégionales et missions de maintien de la paix dé ployées au niveau national. « Notre nouveau système de soutien aidera nos partenaires africains à mettre en place les systèmes de communication et de gestion nécessaires pour déployer rapidement et gérer les opé rations africaines de maintien de la paix partout où elles sont né cessaires », a déclaré dans un communiqué le Commissaire de l'UE au développement, Andris Piebalgs. Ce programme est l'une des contributions concrètes du Partenariat conjoint Afrique-UE visant à mettre en place des capacités durables de gestion de crise en Afrique, en s'appuyant sur les leçons tirées des opérations de maintien de la paix ré centes et actuelle en Afrique, a déclaré l'UE.
Depuis la création du Mécanisme africain pour la paix en 2004, l'UE a injecté quelque 740 millions d'euros par le biais de cet instrument, selon le communiqué.
Xinhua

mercredi 18 décembre 2013

Guinée : le président Condé convoque une session extraordinaire du Parlement sur le projet de loi de finances 2014

CONAKRY, (Xinhua) -- Le président guinéen Alpha Condé convoque mercredi une session extraordinaire du Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire) pour examiner le projet de loi de finances 2014, déposé par le gouvernement. Cette session extraordinaire du CNT s'ouvra pour une durée qui n'excède pas un mois, selon les dispositions juridiques du pays. Les travaux de session permettront de parvenir à une étude minutieuse et une analyse approfondie de tous les paramètres liés aux recettes de l'Etats ainsi qu'aux dépenses que le gouvernement compter entreprendre au cours de l'année 2014. La cérémonie d'ouverture sera présidée par le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana en compagnie des membres du gouvernement. Dans une déclaration publiée mardi, l'opposition guinéenne a dénoncé la volonté du président Condé et son gouvernement de précipiter les pas pour adopter le projet de loi de finances 2014, alors que toutes les conditions sont réunies pour l'installation des nouveaux députés élus, suite aux dernières législatives du 28 septembre 2013.
Xinhua

Projet de lois des finances 2014 : Hadja Rabiatou Serah Diallo répond à l’opposition

En effet, le futur parlement n’est pas encore entré en fonction. Et même si cela se réalisait cette semaine, l’élection du bureau de l’assemblée nationale ainsi que la mise en place de nombreuses et différentes commissions qu’il compose pourraient prendre du temps. Ce qui pourrait impacter sur le financement de la croissance, des routes, de la santé, de l’éducation, de la sécurité, de l’emploi, du développement… estime Mohamed Diaré, Ministre délégué au Budget. "Il n’y a pas eu de violation de la Constitution notamment de l’article 157 contrairement aux déclarations le mardi 17 décembre de l’opposition dénonçant la convocation du CNT par le Président Alpha Condé", a déclaré l’avocat au barreau de Conakry, Me Camara. La mise à disposition de la bagatelle de 1800 milliards de francs guinéens (180 millions d’euros) par l’Union européenne à la Guinée dans le cadre du 10ème FED, et ce, d’ici la fin de l’année 2013, en est une preuve éloquente. Enfin, pour Hadja Rabiatou Serah Diallo, écarter le CNT alors que l’assemblée nationale n’est pas encore opérationnelle, peut créer un vide juridique aux conséquences financières énormes pour le pays. "La nature a horreur du vide", dit-on.
la rédaction/Tam Tam Guinee

Gros chantier de dépollution en Guinée pour les équipes de la Sécurité civile française

100 tonnes de munitions soviétiques et chinoises enterrées
Un chantier de dépollution pyrotechnique va être réalisé à Kindia (Guinée) par une dizaine de démineurs de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises . 100 tonnes de munitions soviétiques et chinoises enterrées et dispersées sont à traiter sur ce champ de tir de la 1e Région militaire où deux enfants ont trouvé la mort en juillet dernier. Ce chantier qui pourrait durer 3 mois (février-avril 2014) a été précédé par une mission d’experts du bureau déminage de la Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DGSCGC). Les deux experts français ont passé 15 jours en Guinée en septembre et octobre derniers; ils se sont chargés d’évaluer la nature, le volume et la localisation des munitions présentes et ont proposé aux autorités guinéennes la méthode la plus adéquate pour procéder à leur destruction. D'autres actions sont prévues en Guinée Conakry pour le premier trimestre de l'année 2014:
- la formation de 200 hommes des Unités de Protection Civile par une section organique des ForMiSC (UIISC 1) de fin février à fin avril ;
- plusieurs formations effectuées par des binômes de sapeurs-pompiers professionnels au profit du corps des sapeurs-pompiers guinéens.
Ouest-France

Un cargo grec naviguant entre la Guinée et le Nigeria a été attaqué : Deux membres de l’équipage enlevés

Un cargo grec a été attaqué par des pirates au large des côtes d’Afrique de l’Ouest et deux membres de l’équipage ont été enlevés, ont annoncé les autorités grecques mardi.
Les deux personnes capturées sont le capitaine ukrainien et l’ingénieur grec de l’Althea battant pavillon des îles Marshall, d’après le ministère grec de la Marine marchande.
Dix-huit membres de l’équipage se trouvaient à bord quand le pétrolier a été attaqué par une douzaine d’hommes armés alors qu’il naviguait entre le Nigeria et la Guinée, d’après les premières informations.
Aucun blessé n’a été rapporté. Les hommes armés sont partis avec des effets personnels de l’équipage, mais pas le pétrole transporté par le navire.
Aucune demande de rançon n’a été faite pour l’instant, mais des responsables pensent que les pirates tenteront de négocier la libération des deux hommes en demandant de l’argent.
De tels détournements se multiplient dans la région après que des efforts internationaux eurent été faits ces dernières années pour réduire les agissements des pirates au large de la Somalie, selon les experts.
Xinhua

mardi 17 décembre 2013

L'UE annonce la mise à disposition de 200 millions d'euros en faveurs de la Guinée

CONAKRY, (Xinhua) -- Le chef de la délégation de l'Union Européenne (UE) en Guinée Philippe Van Damme a annoncé lundi au cours d'une conférence de presse, la mise à disposition de 200 millions d'euros en faveurs de la Guinée dans le cadre du reliquat du 10e FED (Fonds européens de développement). Ce montant constitue l'aide programmée sur le 10e FED qui vise à financer des secteurs tels que la gouvernance, les services sociaux de base et les transports. Au niveau de la gouvernance, l'appui facilitera la réforme de la justice et de la sécurité, de la modernisation de l'administration à travers le renforcement de la gestion des finances publiques et la décentralisation. Pour le compte des services sociaux de base, il s'agit d'appuyer le secteur de santé et des activités connexes pour un montant de vingt millions d'euros, ainsi que l'accès à l'eau potable dans les milieux périurbains et ruraux. Le soutien aux transports routiers et à la préparation d'un plan pour Conakry et les villes secondaires bénéficiera d'un financement de plus de 80 millions d'euros. Dans la perspective du 11e FED qui couvre la période 2014 à 2020, le chef de la délégation de l'UE a souligné que la Guinée, suite à l'organisation des élections législatives et au retour à la stabilité sociale, pourrait obtenir un financer de plusieurs centaines millions d'euros.
Selon lui, en 2013, l'aide de l'UE à la Guinée a été limitée à la mise en œuvre du reliquat des contrats signés dans le cadres du 9e FED (2000-2007), des projets d'urgence dans le cadre du 10e FED (2008-2013) et le financement d'action ad-hoc sur le budget européen, à travers les thématiques "sécurité alimentaire" et "acteurs non-étatiques". En somme dit-il, le montant total de l'aide fournie à la Guinée par la délégation de l'UE en 2013 est de 30 millions d'euros, avec un appui direct aux populations.
Quant au 11e FED, son intervention sera axée sur la restauration de l'autorité de l'Etat, la santé, l'urbanisation et l'assainissement, pour un meilleur cadre de vie. En guise de conclusion, le chef de délégation a estimé que "la Guinée retrouve sa place dans les concerts des nations et doit jouer un rôle historique et positif dans la sous région africaine".
Xinhua

Budget 2014 : entre attente, inquiétude et amalgame!

Conakry-Le projet de budget pour l'année prochaine devrait être ficelé depuis déjà de longues semaines. Il reste que la nouvelle Assemblée nationale tarde toujours à prendre effet. On est donc plongé entre attentisme, inquiétude et amalgame. On ne sait plus si le CNT peut toujours jouer le rôle des députés, alors que ceux-ci sont déjà élus et n'attendent qu'à être opérationnels. «Le CNT ne peut pas examiner ce budget alors qu'il y a une assemblée en place. Donc, on n'est tous bloqué », a récemment estimé Sydia Touré, leader de l'UFR. Et l'honorable Touré d'ajouter : « On ne peut pas commencer l'année sans budget, sinon le gouvernement est obliger de fonctionner sur les poches du budget de fonctionnement. Et ça ce n'est pas pour un pays qui cherche à maintenir un programme avec le Fond Monétaire international, c'est impossible. La loi de finance est la loi la plus importante qu'un Etat puisse voter au cours de l'année, parce que cela a trait à son budget national, tant au niveau du fonctionnement surtout au niveau de l'investissement, dont la croissance les différents secteurs de l'économique » Un peu plus de dix jours nous séparent de 2014, or, selon les spécialistes, il risque d'y avoir des blocages au mois de janvier. On verra bien.
Jeanne FOFANA Kabanews