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mercredi 8 janvier 2014

Le directeur général de l’EDG parle des problèmes de l’entreprise

Le directeur général de l’Electricité de Guinée (EDG), Nawa Touré a au cours d’un entretien accordé à nos confrères de la radio nationale parlé des vrais problèmes de l’EDG qui sont entre autres : le non-paiement des factures, mais aussi de nombreux disfonctionnement liés au vol d’électricité.
Selon M. Touré, l’EDG est déjà structurellement handicapée par un certain nombre de factures qui sont entre l’insuffisance du tarif par rapport au coût de production et surtout le rôle de l’électricité. C’est pour cette raison que de façon générale, les problèmes graves et sérieux de fraudes auxquels l’entreprise est confrontée, les meilleurs indiquent que sur 3 KW produits il y a peine 1 KW encaissé. “Où voulez-vous que cette entreprise aille avec un tel ratio de recouvrement ?“, s’est-il interrogé.
Pour M. Touré, ce handicap naturel et structurel de l’EDG a été aggravé par les violences qu’a enregistré la Guinée. Au cours desquels poursuit-il, les agences de l’EDG ont été saccagées notamment, celle de Lambanyi et Tombolia (respectivement dans les communes de Ratoma et de Matoto, ndlr). Où, on est obligé a débloqué plus de 400 000 000 GNF pour la réhabilitation des dites agences.
A l’en croire, l’agence de Tombolia qui avait été complément détruite, les équipes informatiques emportées et les installations entièrement saccagées est en réhabilitation. Et pendant ce temps, les populations qui ont participés à cet acte de vandalisme continu à bénéficier le service électrique, un service électrique qui n’est pas aujourd’hui facturé, a-t-il déploré.
Dans cet entretien de 5mn, il a été question de toucher aussi les questions techniques, où il a dit que d’autres pertes sont liées à l’état de vétustés des installations à des conducteurs dont les sections sont inappropriées par rapport aux charges qui sont alimentées. elles sont aussi reliées à des transformateurs dont les capacités sont exploitées en surcharges. Mais que ces pertes techniques qui se trouvent déjà à un niveau très élevé sont indépendantes pour la clientèle.
Selon lui, pour résoudre ce problème, il faut d’abord travailler sur la discipline interne. Car, les manœuvres frauduleuses peuvent prospérer que par la complicité active de certains agents d’EDG. “Donc, pour lutter contre la fraude, il faut ramener la discipline dans les rangs du personnel d’EDG, a proposé le nouveau directeur”, ajoute-t-il.
Après ce travail d’après lui, d’autres actions notamment la sensibilisation et la prévention de la clientèle vont suivre. Pour ce qui est de la direction, elle a établi un plan d’action pour l’amélioration des indicateurs commerciaux. Un plan qui va être mise en œuvre de manière ferme et rigoureuse. En s’attaquant à tous les segments du continuum de la fraude visant à sécuriser des recettes, a-t-il insisté.
Pendant que « l’Etat a permis d’éviter l’effondrement financier de cette entreprise a un certain » qui pourtant évoluait vers l’effondrement, il est temps que cette entreprise arrive à améliorer le taux de facturation ainsi que le taux de recouvrement sinon « l’Etat n’aura pas d’autres choix que de liquider cette entreprise et de la remplacer par une nouvelle avec de nouveaux acteurs ».
Oumar M’Böh pour Aminata.com

Bernard Kouchner en visite de chantier à l’hôpital mère et enfant de Coronthie

Bernard Kouchner s’est rendu ce mardi 07 Janvier à Coronthie, un quartier de la commune de Kaloum. Accompagné du parton de la société Guicopress, Kerfalla KPC Camara, ils étaient venus constater le niveau d’avancement du chantier de l’hôpital mère et enfant de Coronthie, financé par l’ex Ministre des Affaires étrangères autour d’un million d’euro, un fonds obtenu avec l’appui des bailleurs de fonds, dit-on. Pour la petite histoire c’est en se rendant compte de l’état de dégradation poussé de nos hôpitaux notamment celui du centre de santé mère et enfant de Coronthie caractérisé par le manque de bureaux, d’équipements avec un laboratoire complètement brûlé. C’est ainsi que Bernard Kouchner a pris l’initiative de construire un centre de santé mère et enfant digne de nom dans notre pays sous les encouragements du Chef de l’Etat lequel d’ailleurs avait présidé à la pose de la première pierre de ce centre de santé. Il y a trois ans de cela.
A ce jour, cet hôpital de R+1 sous-sol comprend trois (3) bureaux dont un pour l’UNICEF, deux salles de gynécologie, deux (2) salles de pédiatrie, deux laboratoires, deux salles d’hospitalisation, une salle de toilette, une salle d’accouchement et cinq (5) cabines de toilettes…
En effet après sa construction, ce centre aura l’un des plus grands laboratoires en Guinée avec des laborantins qualifiés de la Guinée et ceux venus d’Europe, un laboratoire d’analyse de référence avec des équipements de la dernière génération en provenance de la France. A cela s’ajoute l’échographie.
Pour Bernard Kouchner "on ne va pas se contenter de mettre les enfants au monde, mais on va suivre leur évolution, et solliciter par ailleurs que la chirurgie esthéticale d’abord et césarienne soit faite dans ce centre. Sans oublier une salle pour la réparation des mutilations sexuelles, et une salle de nutrition".
Cet hôpital dont la fin des travaux est prévue à la fin du mois de février prochain est entièrement financé par Bernard Kouchner avec un appui des bailleurs de fonds, accueillera tous les jours une cinquantaine de femmes pour des consultations pédiatriques, gynécologiques et aura des médecins professionnels. Mais, ils seront pris en charge par le ministère de la santé et de l’hygiène publique.
Balla Yombouno, rédacteur en chef de guinee24.com

Moussa Dadis Camara dément l’UGDD et qualifie ses responsables d’opportunistes

L’ex-chef de la junte militaire en Guinée (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara vient d’accorder un entretien à nos confrères d’Africaguinee pour couper court aux rumeurs faisant état de parrainage de l’UGDD (l’Union Guinéenne pour la démocratie et le développement), un parti allié de la mouvance présidentielle qui a obtenu un siège à l’Assemblée nationale lors des élections législatives du 28 septembre dernier.
Selon lui, les responsables de l’UGDD dont il a reçu récemment à Ouagadougou le Secrétaire général, Holomo Koni Kourouma (député élu), cherchent à vendre son nom pour avoir de l’électorat dans la région forestière.
"Je dis à tout le monde que je ne reconnais pas l’UGDD, ce n’est pas mon parti. Donc, je n’ai aucun parti et je ne soutiens aucun parti. Le jour où je vais faire de la politique, je le dirais officiellement. Mais pour le moment, je ne suis pas dans la politique. Ce sont des opportunistes, je n’ai aucun parti en Guinée", a-t-il déclaré au micro de nos confrères.
Plus loin, l’ex homme fort de Guinée a fustigé la démarche du leader de l’UGDD qui, selon lui, vise à utiliser son nom comme une marchandise ‘’pour tromper les populations de la région forestière’’.
"Tous les gens de l’UGDD qui se réclament de moi sont des opportunistes. Tu ne peux pas faire de la politique comme ça, si tu veux avoir le pouvoir, tu ne dois pas marchander des personnes ! S’ils veulent le pouvoir ils n’ont qu’à le chercher mais qu’ils laissent mon nom. Utiliser mon nom est un faux problème. J’ai même dit cela à la forêt (Guinée forestière) qui ne les reconnait pas. Ils chantent pour tromper et perturber la population guinéenne plus particulièrement la forêt. On a vu en Guinée forestière, des gens qui ont fait de ma personne une marchandise. Car, il suffit simplement qu’ils disent mon nom pour qu’ils aient des adhérents", a-t-il martelé dans style propre à lui-même.
En outre, le capitaine Dadis s’est farouchement opposé aux démarches de l’UGDD pour son retour prochain en Guinée.
"Pour mon retour, ils ne sont rien. Ce n’est pas eux qui ont fait de moi président, c’est plutôt Dieu et la bénédiction de tous les Guinéens. Ils n’ont rien à avoir dans ça. C’est pourquoi je dis que ce sont des opportunistes. Ils tiennent un tel langage pour que les Guinéens aient confiance en eux et disent qu’ils aiment le président Dadis, alors que c’est le contraire".
Enfin, l’ex-président du CNDD a clairement écarté toute appartenance à une quelconque formation politique de Guinée.
"Toute personne qui le dit, c’est qu’elle est malhonnête et opportuniste. Jusqu’à la preuve de contraire, je ne suis affilié à aucune formation politique de quelque nature que ce soit. Le jour où je vais m’affilier à un parti politique je le ferais de façon officielle. Mais pour le moment, la politique ne m’intéresse pas encore. Et tous ceux qui utilisent mon nom le font pour des fins politiques pour atteindre leur objectif", a-t-il tranché.
Le capitaine Moussa Dadis Camara vit en exil depuis 2010 à Ouagadougou au Burkina Faso après avoir échappé miraculeusement à une tentative d’assassinat perpétré contre lui par son aide de camp, le lieutenant Aboubacar Toumba Diakité. Il a dirigé la Guinée du 23 décembre 2008 au 3 décembre de la même année autour d’une junte militaire dénommée CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement).
Boua Kouyaté/Conakry Info

mardi 7 janvier 2014

La Guinée instaure un système de surveillance aérien contre la pêche illicite

CONAKRY - Pour lutter efficacement contre les pratiques de la pêche illicite et des espionnages dans les eux maritimes, le gouvernement guinéen vient d'instaurer un régime de surveillance de la pêche illicite par satellite, a-t-on appris lundi de sources proche du ministère de la pêche et de l'aquaculture.
Le président guinéen Alpha Condé a publié lundi deux décrets pour concrétiser cette action de surveillance et de repérage aérien de pêche dans les eaux maritimes et sur les produits de mer.
Les services spécialisés de surveillances seront dotés d'équipements adéquats et nécessaires pour réussir la lutte contre les pratiquants de la pêche illicite qui seront identifiés sur les cotés du pays.
Possédant plus de 300 km de littoral, la Guinée à l'image des autres pays africains du golf de Guinée est victime de la pêche illicite et des trafics de toutes natures en haute mer.
Récemment, l'Union européenne (UE) a mis en garde huit pays du monde dont le Guinée sur la pratique de la pêche illicite sur leurs côtes maritimes.
Selon l'UE, ces pays ne déploient pas d'efforts pour lutter contre la pêche illicite, "une activité criminelle qui porte préjudice aux moyens de subsistance des communautés de pêcheurs et appauvrit les stocks halieutiques".
Des données statistiques du ministère guinéen de la pêche et de l'aquaculture indiquent que la Guinée et la Sierra Leone perdent annuellement plus de 140 millions de dollars à cause de la pêche illicite dans leurs zones maritimes.
Xinhua

Handball Alger 2014 : la Guinée menacée de suspension avec une amende de plus de 50.000 euros

L' équipe féminine guinéenne de handball
La capitale algérienne va abriter du 14 au 25 janvier prochain la 21è édition de la CAN féminine de handball avec 8 pays repartis en deux poules : Poule A : Algérie (pays hôte), RD Congo, Cameroun et Sénégal ; La poule B est concerne notre pays qui sera avec les équipes mondialistes que sont la Tunisie, l’Angola et le Congo.
L’équipe guinéenne qui participe pour sa première fois dans ce tournoi continental se prépare depuis plusieurs semaines dans le terrain de handball du stade du 28 septembre. Le mois dernier, elle avait même profité d’aller faire un stage de plus d’une semaine du côté de l’Europe où elle a livré plusieurs matches amicaux.
Composée de joueuses locales et d’expatriées, la formation guinéenne joue gros dans ce rendez-vous qui va certainement permettre à notre pays de gagner des places au niveau de la Confédération africaine de handball et sur le plan international. Aujourd’hui, la Guinée est 8è en Afrique (avant elle était 19è).
Malgré tous ces efforts que la Fédération guinéenne de handball est en train de faire, à ce jour, à quelques jours de l’ouverture de cette CAN algérienne, l’équipe guinéenne est menacée de se retirer de la compétition. Et pour cause !
Le dossier de participation au tournoi ne suit pas jusque-là son circuit normal au niveau de l’Etat (ministère des Sports, primature, ministère du Budget).
Si le dossier n’est pas débloqué d’ici trois jours, sa participation sera remise en cause. Et si notre pays qui a pourtant payé le frais de participation de 30.000 euros à cette CAN, est absent, il payera une amende de plus de 50.000 euros et il sera absent pendant 4 ans sur l’échiquier continental.
Il faut rappeler que depuis près de deux ans avec l’arrivée de la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération guinéenne de handball, toutes les équipes ont participé dans les différentes compétitions sous-régionale, régionale et internationale. Alors, à l’Etat de débloquer rapidement le dossier de handball pour le bien du sport guinéen.
BANF

lundi 6 janvier 2014

Guinée : le gouvernement donnera bientôt sa démission

CONAKRY, (Xinhua) -- Le gouvernement guinéen dirigé par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana s'apprête à donner sa démission, comme le veut la tradition, dans le système des États à régime démocratique, a indiqué dimanche son porte-parole Albert Damantang Camara, ministre de l'Enseignement technique et de la formation professionnel, dans une déclaration faite sur les antennes de la radio nationale.
Cette démission se fera selon un "calendrier" qui sera fixé au haut niveau, et qui sera à la discrétion de la présidence de la République et la Primature, a souligné le ministre.
Cette démission s'inscrira dans "l'apprentissage du jeu démocratique normal" dans lequel la Guinée a inscrit dorénavant son évolution.
Pour Albert Damantang Camara, c'est "presque mécanique" qu'au sortir d'un scrutin comme celui du 28 septembre ayant conduit à l'élection de la nouvelle assemblée nationale, que l'équipe gouvernementale en place, dépose sa démission, pour laisser place à une nouvelle équipe "capable de relever les nouveaux défis" que se fixe le pouvoir en place.
Cette intervention du porte-parole du gouvernement guinéen vient éclairer la lanterne de l'opinion sur le bruit qui courrait dans la capitale depuis jeudi dernier, sur l'éventualité d'une démission du gouvernement avant le 13 janvier, date retenue pour l'ouverture de la nouvelle législature.
La Guinée se dirige donc vers une restructuration gouvernementale, et le président Condé a déclaré la semaine dernière au cours d'un meeting animé dans un quartier de la ville, son intention de former un gouvernement de mission, avec des ministres ayant une feuille de route, dès leur nomination, ce qui les contraindra à une obligation de résultats, a-t-il laissé entendre.
Xinhua

30 000 Africains manifestent pour le statut de réfugié en Israel

Plus de 30 000 demandeurs d'asile africains entrés clandestinement en Israël ont manifesté dimanche 5 janvier à Tel-Aviv, selon la police, le plus grand rassemblement de ce type dans le pays, rapporte la presse étrangère. Massés sur la place Yitzhak Rabin, « dans le calme » selon la police, les manifestants dénonçaient le refus des autorités israéliennes d'examiner leurs demandes d'obtenir un statut de réfugié « Nous avons fui des persécutions, des dictatures, des guerres civiles, des génocides. Le gouvernement israélien doit étudier nos demandes d'asile et nous traiter comme des êtres humains », a déclaré Daoud, un Érythréen entré clandestinement en Israël il y a quatre ans.
« Nous sommes tous des réfugiés ! Oui à la liberté, non à la prison », ont scandé en anglais les manifestants, qui dénoncent le placement en rétention de centaines d'entre eux. Soutenus par des militants israéliens, ces migrants ont également décrété une grève de trois jours sur leurs lieux de travail, en particulier dans la restauration et l'hôtellerie.
Un an en rétention sans procès
Selon une loi votée le 10 décembre, les immigrés clandestins peuvent être placés jusqu'à un an en rétention sans procès. Un centre de rétention surnommé Holot a été ouvert en décembre dans le sud d'Israël. Il est ouvert pendant la journée, mais ses occupants doivent pointer à trois reprises et y passer la nuit. Destiné à accueillir 3 000 personnes, il peut être agrandi afin d'en recevoir près de 11 000.
En 2012, une campagne des autorités israéliennes a abouti au départ ou à l'expulsion de 3 920 des quelque 60 000 Africains entrés clandestinement dans le pays. Parallèlement, Israël a achevé en 2013 la construction d'une clôture électronique le long des 230 kilomètres de frontière avec l'Egypte, ce qui a permis de réduire pratiquement à néant le nombre d'entrée.
iGFM avec les Agences
Groupe Futurs Médias

samedi 4 janvier 2014

Guinée : la nouvelle année s'ouvre dans un contexte macroéconomique plus favorable

CONAKRY, (Xinhua) -- La nouvelle année 2014 s'ouvre dans un contexte macroéconomique national plus favorable pour la Guinée par rapport à 2013, eu égard à l'atmosphère qui se dessine à l'horizon, a déclaré vendredi le ministre guinéen de l'Economie et des Finances Kerfalla Yansané, lors d'un interview accordé aux médias d'Etat.
Pour lui, cette année est considérée par le gouvernement comme une année de relance de la croissance et une reprise normale et effective des activités économiques dans les différents secteurs pourvoyeurs d'emplois et de création de richesse nationale.
Se faisant, le ministre a rappelé la reprise des négociations avec le géant minier Rio Tinto dans le cadre de la mise en valeur du projet minier de Simandou, dont les travaux pourront démarrer vers la fin du premier trimestre de l'année 2014.
De même, il a évoqué le cas d'un projet minier dénommé "Global alumini corporation" et plusieurs autres projets miniers, avec plus de 20 milliards de dollars d'investissement en perspectives pour le compte de l'ensemble des partenaires engagés.
L'arrivée des capitaux en faveurs de l'investissement dans le secteur des mines, de l'agriculture, des infrastructures et de l'énergie augure un lendemain meilleurs pour le pays, qui compte s'inscrire dans une logique de croissance et de développement socioéconomique, a indiqué le ministre avant, d'ajouter que l'Etat guinéen peut atteindre 20 à 23 % de croissance par rapport au produit intérieur brut (PIB) en 2014.
Toutefois, précise-t-il, "la gestion rigoureuse et saine" des ressources publiques doit être une réalité, suivant les reformes macroéconomiques, monétaires et financières enclenchées depuis plus de deux ans.
J'invite mes compatriotes à un optimisme mesuré sur la base des constats faits de notre propre réalité économique et sociale, a conclu M. Yansané.
Xinhua

vendredi 3 janvier 2014

Drame de Lambandji:Le Gouvernement exprime sa compassion aux victimes

Conakry, 3 janvier 2014 - C’est avec consternation et une vive émotion que le Gouvernement a appris le drame tragique survenu le 1er janvier 2014, lors d'un concert organisé à la plage de Lambandji.
En attendant les conclusions de l’enquête, les informations en possession des services de sécurité indiquent que c’est suite à une forte affluence non maîtrisée du public puis d’un mouvement de panique créé par une brusque montée de la marée qu’un ponton a cédé. L’effondrement de l’ouvrage et la bousculade qui s’en est suivie a, malheureusement, causé 6 décès et plusieurs blessés. Jusque là, 5 corps ont été identifiés et une dizaine de disparus sont réclamés par leurs familles. Les recherches sont activement menées par les services de sécurité alors que 12 personnes ont été secourues par la police, la gendarmerie et les personnes de bonne volonté.
Pour les besoins de l’enquête la promotrice du spectacle et les autorités locales sont actuellement entendus par la Police.
En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement présente ses condoléances aux familles des victimes et ses sentiments de compassion aux blessés.
Le Porte-parole du Gouvernement
Contact médias :
M. Damantang Albert CAMARA, Porte-parole du Gouvernement, ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi

Guinée : six morts suite à l'effondrement d'un pont menant à une plage de la capitale

CONAKRY, (Xinhua) -- L'effondrement d'un pont à l'entrée d'une plage a causé la mort de six personnes dont quatre filles, qui s'est produit 1er janvier dans la banlieue de Conakry, nous a confirmé les sources sécuritaires jeudi.
C'est le déploiement de sauveteurs sur les lieux de cet accident qui a permis de retrouver les corps des victimes de ce drame.
C'est la marée haute qui a provoqué la panique chez la foule, qui s'était mobilisée massivement pour assister à un concert. Et c'est dans cette débandade où chacun voulait se sauver pour retrouver le terre-plein, que le pont reliant le quartier de Lambagny à cette plage, s'est effondré, selon nos sources.
Ce drame a crée l'émoi dans la capitale guinéenne jeudi. De tels accidents ont l'habitude de se produire lors des fêtes de fin d'année dans la banlieue de Conakry, où la gestion des lieux de loisirs n'obéit pas parfois à des normes sécuritaires.
Xinhua

jeudi 2 janvier 2014

Assemblée nationale : Alpha Condé convoque la session inaugurale pour le lundi 13 janvier 2014

Après plus d’un mois de la confirmation des résultats des élections législatives du 28 septembre 2013 par la Cour suprême, le président Alpha Condé a convoqué l’ouverture de la session parlementaire pour le lundi 13 janvier 2014 au Palais du Peuple, a appris Conakryinfos de sources officielles.
Selon un décret publié mardi soir à la télévision nationale, les 114 nouveaux députés sont invités à prendre part aux débats de la première session parlementaire.
La mise en place de la nouvelle Assemblée nationale met ainsi fin au mandat du Conseil national de la transition (CNT, parlement non élu) dont les membres jouaient le rôle de députés depuis 2009.
Boua Kouyaté/ conakry infos

Guinée : le Conseil national de la transition adopte la loi de Finances Initiale 2014

Le Conseil national de la transition (CNT), qui fait office de parlement depuis trois ans, a adopté mardi la loi de Finances Initiale 2014, qui est équilibrée en recettes à 13 263,44 milliards de francs guinéens, soit 1 326 milliards de FCFA.
En plénière extraordinaire depuis le 18 décembre 2013, à la place de la nouvelle Assemblée nationale, le CNT a adopté à l’unanimité pour la dernière fois le Budget de son dernier mandat, qui s’élève à 1 215 milliards de FCFA en recettes contre 1 327 milliards de FCFA en dépenses.
Outre la présidente du CNT, la Syndicaliste Hadja Rabiatou Sérah Diallo, l’évènement a mobilisé une vingtaine de membres du Gouvernement dirigé par le Premier ministre, Mohamed Said Fofana.
Selon le rapporteur, Elhadj Abdoulaye Sylla, sept ministères, dont l’Énergie, l’Éducation et les travaux publics et transports, ont bénéficié des plus importantes allocations dans le Budget 2014.
De même, 25 projets de développement, répartis entre le développement rural, l’énergie, les travaux publics, ainsi que le secteur social, ont bénéficié des plus importantes allocations sur les ressources intérieures en 2014 pour un montant estimé à 331,2 milliards de FCFA.
Selon ce Budget 2014, les recettes assignées aux principales régies financières du pays, dont la Direction nationale des Impôts, augmentent de 15 pour cent par rapport à 2013 tout comme la Direction nationale du patrimoine et investissement privés qui monte à 35 pour cent.
Fortement critiqué pour avoir accepté d’examiner ce projet de loi des finances 2014, le Conseil national de transition (CNT), par la voix de sa présidente, Hadja Rabiatou Sérah Diallo, a affirmé sa fierté de poser un acte visant à contribuer au développement de la Guinée.
En réponse, le représentant du gouvernement, Mohamed Diaré du Budget a rendu un vibrant hommage au CNT et à sa présidente, Hadja Rabiatou Diallo, pour, dit-il, ‘’le travail gigantesque’ abattu.
Très prochainement, le CNT va céder la place à la nouvelle Assemblée nationale pour siéger à l’Hémicycle.
APA

Guinée : l'année 2013 "difficile" avec une croissance de 2,5%

CONAKRY, (Xinhua) -- Le ministre guinéen de l'Economie et des Finances Dr Kerfalla Yansané a dressé le bilan de son département ce mardi, insistant sur le fait que l'année 2013 a été une "année difficile", à cause de la "faiblesse des recettes et une croissance qui s'est limitée à 2,5 pour cent, alors que le gouvernement tablait sur 4,5 pour cent".
Le ministre de l'Économie qui s'exprimait à la télévision nationale a signalé "beaucoup de manque à gagner et le manque d'énergie", des facteurs ayant rendu extrêmement difficile tout dé collage économique.
Parlant de l'inflation, il l'a estimée à 10,3 pour cent. Toutefois Kerfalla Yansané a indiqué que son gouvernement a réussi malgré ses obstacles à "maintenir les grands équilibres macroéconomiques".
Abordant le cas des 1 400 milliards de francs guinéens de déficits soit près de 140 millions d'euros enregistrés durant l'année écoulée, l'argentier du pays a reconnu la baisse des recettes minières et non minières. Cela à cause de "la baisse des cours des métaux sur le marché mondial, comme l'or dont l'once est passée de 1800 dollars à 1000 dollars". La fermeture de certaines sociétés minières, notamment celle de Friguia, depuis avril 2012, a porté aussi un coup aux recettes minières de l'Etat.
A ce jour seules la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) et la Société ashanti Goldfield (SAG), spécialisée dans l'exploitation industrielle de l'or continuent à pourvoir en fonds les caisses de l'Etat guinéen, a révélé le ministre de l'Économie.
Dans son bilan, le ministre des Finances a insisté sur le fait que la nouvelle gouvernance a décidé de se départir des mauvaises habitudes qui avait cours comme "la planche à billet au niveau de la Banque centrale. Dorénavant, le gouvernement fonctionne sur le schéma de la "base caisse." Ce qui signifie dé penser en fonction des recettes, mais pas plus.
Il a mis le Forum d'Abu-Dhabi où la Guinée a engrangé 6 milliards de dollars d'investissement sur le compte des acquis de 2013. Ainsi que la conférence du Conseil international des ministres des Affaires étrangères (CMAE), dont le déroulement à Conakry du 9 au 11 décembre a aussi une occasion à la Guinée de faire son retour dans le concert des nations. Là aussi des promesses ont été faites par des partenaires comme la Banque islamique de développement (BID), pour des financements pour des projets de développement.
Kerfalla Yansané n'a pas occulté l'examen de la loi de finances 2014 par le Conseil national de transition (Cnt), qui a provoqué des grincements de dents chez l'opposition, qui a jugé cette décision "inadmissible." Allant jusqu'à parler "d'une interprétation abusive de cet article 157 de la Constitution". Cet article qui stipule que le Conseil national de transition doit poursuivre sa mission jusqu'à la mise en place de la nouvelle assemblée.
ur le ministre, le gouvernement en tant que principal responsable du fonctionnement de l'appareil de l'Etat, ne pouvait attendre la mise en place de la nouvelle assemblée nationale élue, qui ne se fera que dans un ou deux mois, pour soumettre à son appréciation la loi de finances 2014. Il fallait donc miser sur le Cnt, pour accomplir cette tâche, afin d'éviter au pays d'être en portafaux avec les principes et règles en cours en la matière.
Pour conclure, le ministre a souhaité que "2014 soit l'année de la relance de la croissance en Guinée."
Il faut noter que les travaux d'adoption de la loi de finances 2014 vont être clôturés ce mardi. Les recettes pour l'ann ée 2014 se chiffrent à près de 1,3 milliard d'euros.
Xinhua

Nouvel An 2014 : discours à la Nation du Président Alpha Condé

Guinéennes, Guinéens, Mes chers compatriotes, C’est dans un climat de paix, d’entente et d’unité nationale que s’achève, pour notre pays, l’année 2013. Nous ne pouvons que nous en réjouir, à l’aune de la nouvelle année, 2014. C’est l’occasion pour moi de présenter à chacun d’entre vous, à vos familles et à vos proches, mes meilleurs vœux pour l’année 2014. Les vœux que je partage avec mon gouvernement s’adressent aux Guinéens de l’Intérieur, aux Guinéens de l’Extérieur ainsi qu’aux ressortissants étrangers qui vivent sur notre territoire national.Je souhaite que l’année 2014 soit pour nous tous, une source de bonheur et de prospérité. Je formule aussi le vœu sincère qu’elle marque également la consolidation d’une société fraternelle et apaisée dans notre pays.
Aujourd’hui, notre unité et notre cohésion nationale demeurent indispensables pour faire face aux multiples défis auxquels est confronté notre pays, et que nous nous efforçons, sans relâche, de surmonter. Ensemble, depuis la fin de 2010, nous avons ouvert un nouveau chapitre de notre histoire, voué à l’avènement d’une société libre et démocratique, ainsi qu’à la mise en œuvre d’un projet de développement qui assurerait un mieux vivre à l’ensemble de nos concitoyens.
Mes chers compatriotes
Les instants de réjouissance que nous procure cette fin d’année ne doivent pas nous faire oublier ceux parmi les nôtres qui affrontent les épreuves de la maladie et de la souffrance. Pour eux aussi j’ai une pensée toute particulière et affectueuse. Je nourris également une pensée à l’endroit de nos valeureux soldats qui sont actuellement au Mali, dans le cadre d’une mission de paix confiée à la force internationale, la Minusma, et aux côtés de nos frères maliens.
Notre pays vient de franchir un cap politique majeur avec la tenue, le 28 septembre 2013, des élections législatives, saluées par tout le monde, comme libres, transparentes et démocratiques. Le taux élevé de participation à ces élections, le pluralisme politique qu’ont reflété les résultats de ce scrutin, et l’installation d’une Assemblée nationale, digne de ce nom, où toutes les forces et sensibilités politiques du pays seront représentées, où majorité et opposition joueront leur rôle naturel dans une véritable démocratie parlementaire, constituent une très grande avancée. Il s’agit là d’une étape cruciale dans la mise en place de nos institutions, et surtout inédite dans l’histoire politique de notre pays.
Nous pouvons légitimement en être fiers, car la Guinée accède ainsi au rang des Etats où le terme de démocratie trouve tout son sens, où seul le suffrage universel confère une légitimité politique.
Le scrutin législatif a également permis aux électeurs d’exprimer un vote citoyen, transcendant les clivages ethniques, régionaux ou religieux, qui ont, dans un passé encore récent mis en péril l’unité nationale. Cette évolution politique marquante s’inscrit dans le projet de construction d’une Guinée où l’Etat de droit sera la règle, où les aspirations de l’ensemble des populations seront prises en compte par l’Etat et le gouvernement, où chaque citoyen trouvera sa juste place dans la société. C’est cet objectif conduisant à l’avènement d’une Guinée moderne, au service de tous, que je m’étais fixé dès la fin de 2010, qui est en voie de réalisation.
Les acquis majeurs, sur le plan institutionnel et politique, enregistrés jusqu’ici, et qu’il nous faudra poursuivre en 2014, nous permettent d’asseoir les bases d’un Etat capable de résister aux démons de la division et des aventures politiciennes qui peuvent entraver la marche de notre jeune démocratie. A ce propos, je déplore certains actes de violence commis en 2013, et j’exprime ici ma profonde compassion à tous ceux et à toutes celles qui en ont été les victimes.
Mes chers compatriotes
En cette nouvelle année, j’en appelle une fois encore au sens des responsabilités des uns et des autres, pour faire de l’Assemblée nationale le lieu privilégié des débats politiques et du dialogue qu’impose parfois la prise en compte de l’intérêt général. La représentation nationale aura, entre autres, pour mission de doter le pays d’un arsenal législatif nécessaire au bon fonctionnement de l’Etat et qui réponde aux besoins et aspirations du peuple guinéen. Autant dire que l’Assemblée nationale sera appelée à renforcer le processus démocratique en cours depuis trois ans, dans le respect des droits et des devoirs des citoyens.
Mes chers compatriotes
Depuis près de deux années et demie, et au prix d’une gestion économique rigoureuse et vertueuse, la Guinée a retrouvé toute la confiance de la communauté financière internationale et des bailleurs de fonds, en général. En témoignent les résultats du récent Forum économique d’Abu Dhabi, au cours duquel les hauts responsables de grandes institutions internationales, tout comme les dirigeants des plus importantes firmes internationales, ont manifesté un vif intérêt pour notre pays. Cette rencontre a ainsi permis la mobilisation de plus de six milliards de dollars d’investissements directs au profit de notre économie. C’est là la confirmation que notre pays est devenu un partenaire crédible. A cette occasion, j’ai ressenti une grande fierté de présider aux destinées d’un pays qui est en mesure d’offrir aux investisseurs internationaux toutes les garanties de crédibilité, tant au niveau de sa signature que de la compétence de ses responsables politiques et économiques.
C’est le lieu d’ailleurs de saluer les gros efforts déployés par les ministères des Finances et du Budget, pour redresser la situation budgétaire de notre pays, et assurer un suivi constant de l’exécution du budget national à travers des procédures plus strictes et plus transparentes. La rigueur affichée par ces deux départements ministériels, est le signe de notre volonté de nous doter d’une administration moderne, efficace, soucieuse de la qualité du service public et de l’intérêt général.
La confiance dont jouit désormais la Guinée auprès de ses partenaires internationaux est le fruit du rétablissement des principaux équilibres macro-économiques. S’il faut aujourd’hui se réjouir de nos performances économiques, il est utile de rappeler que notre pays vient de loin. Ainsi, en 2010, le déficit budgétaire était de 13%, alors qu’il est aujourd’hui de 2%, le taux d’inflation de 23%, contre 12 % en 2013 et la Banque centrale ne disposait, en termes de réserves de changes que d’un demi mois d’importation, contre six en cette fin d’année 2013
Le fort endettement du Trésor auprès du système bancaire a été l’illustration la plus éloquente de la situation économique calamiteuse dont nous avons hérité. De 45 milliards de francs guinéens à la prise du pouvoir par l’armée en 1984, celui-ci est monté à 137 milliards à fin décembre 1999, à 274 milliards en 2001, pour culminer à plus de 2 000 milliards en 2006. Le régime de transition a porté ce montant à 3 449 milliards de francs guinéens en 2009 et 6 433 milliards à fin décembre 2010 pour atteindre un endettement global auprès du système bancaire de 8 347 milliards de francs guinéens.
Aujourd’hui, nous sommes arrivés à réduire le déficit budgétaire, à juguler l’inflation, à alléger la dette extérieure, à stabiliser la monnaie, mais aussi à tripler les recettes douanières et à doubler les recettes fiscales. En matière de réserves de change, la Banque centrale dispose, comme je l’ai dit précédemment, de plus de six mois d’importation.
Tous ces résultats, régulièrement salués par les grandes agences internationales, ont permis à la Guinée de signer un accord formel avec le Fonds Monétaire International, en septembre 2012, à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, ce qui a conduit à l’annulation de plus de deux-tiers de notre dette extérieure (soit plus de 3,2 milliards de dollars). C’est le lieu pour moi de rendre hommage aux Guinéennes et Guinéens pour le sacrifice et les efforts consentis pour arriver à ces résultats qui honorent l’image de leur pays. Après la tenue des élections législatives du 28 septembre dernier, la Guinée a obtenu de l’Union européenne le déblocage du 10ème FED. Cet accord avec le Fonds Européen de Développement marque aussi la reprise totale de la coopération avec l’Union européenne, qui avait été suspendue en 2008.
Les retombés positives de tous ces efforts se sont traduites par une augmentation des salaires de 50%, l’adoption pour la première fois du SMIG (évalué à 480 000 francs guinéens), la couverture médicale des travailleurs, le recrutement sur concours de 500 jeunes dans la Fonction publique, et bien sûr l’amélioration des conditions de vie des couches les plus modestes. D’autres actions ont été menées. Il y va ainsi de la suppression de l’impôt de capitation, de la gratuité des soins médicaux liés au don de la vie, le transfert des comptes du Trésor public à la Banque centrale et leur unification pour éviter la déperdition des recettes. Aujourd’hui, l’amélioration de l’environnement des affaires a été confirmée par le nouveau rapport, Doing Business 2013 de la Banque mondiale, publié le 23 octobre 2013. La Guinée figure aujourd’hui parmi les vingt économies mondiales qui ont fait le plus de progrès dans le classement.

Nous devons désormais, en toute responsabilité, consacrer notre énergie à la mise en œuvre d’un vaste programme de développement qui prend forme sous vos yeux, chaque jour davantage, sur l’ensemble du territoire. C’est la preuve que vos efforts et les réformes engagées commencent à porter leurs fruits.
Mes chers compatriotes,
C’est vrai que dans le souci de répondre à certains besoins légitimes, l’urgence a parfois prévalu dans la prise de certaines initiatives et décisions. Nous devons désormais nous fixer un cap et nous atteler à respecter le calendrier établi dans notre projet de société à l’échéance de 2015. Nous devons nous mobiliser autour de cet objectif majeur et fonder notre action sur les principes de bonne gouvernance, seuls à même de permettre à tous les Guinéens de tirer profit des effets de la croissance et de voir ainsi leurs conditions de vie s’améliorer sensiblement.
Cette ligne de confiance se traduit déjà par plusieurs réalisations déjà engagées et par un plan stratégique qui vise à :
- optimiser le secteur minier
- valoriser les ressources agricoles et d’élevage
- valoriser les ressources halieutiques
- gérer de façon durable les ressources forestières
- renforcer les ressources humaines.
Mes chers compatriotes
Sur le socle d’une bonne gestion macroéconomique et d’une bonne gouvernance politique, tout devient possible pour notre pays. Au cours de l’année 2014, nous allons poursuivre la relance des secteurs économiques prioritaires. L’effort fourni pour le développement agricole et l’autosuffisance alimentaire se fait sentir sur le marché et dans la sécurité alimentaire des ménages. Le Gouvernement intensifiera les reformes entreprises dans le secteur minier qui ont permis à la Guinée d’être citée comme exemple de transparence et de gouvernance. La reforme du cadastre sera une des priorités du secteur.
L’année 2014 verra également la mise en œuvre de projets miniers récemment bouclés pour un montant global de près de 10 milliards de francs guinéens. La reprise rapide des activités du projet Simandou Sud permettra de conforter le bassin d’emplois en Guinée forestière.
Le défi qu’il nous faut relever tous ensemble en 2014, c’est de poursuivre une gestion économique qui créerait une prospérité partagée, réduirait la pauvreté et améliorait le niveau de vie de tous nos concitoyens. Telle est la priorité que je vais fixer à mon gouvernement au cours des deux prochaines années, en prenant appui sur le rétablissement des principaux indicateurs de notre économie. Il s’agit là, parmi d’autres acquis, de la clef de la remontée de notre pays dans l’indice de développement humain des Nations Unies.
Sur mes orientations, le Gouvernement accélèrera la mise en œuvre du Programme de redressement du secteur de l’énergie. La reforme institutionnelle et le recrutement d’un partenaire technique doivent être effectués au cours de cette année. L’amélioration et la stabilisation de la desserte restent l’objectif à atteindre dans le moyen terme. La stratégie de remplacement de la production thermique par la production hydraulique continuera d’être mise en œuvre, notamment par les avancées notables dans la construction du barrage hydroélectrique de Kaléta et la recherche active de financement du projet de Souapiti.
Je demanderai au nouveau Gouvernement de maintenir la priorité de l’amélioration quantitative et qualitative de l’accès à l’eau potable. La réalisation des forages du Mont Kakoulima et la mise en service de bornes fontaines ont permis de soulager certains quartiers de Conakry. Mais, à terme, seule la réalisation du 4ème Projet eau permettra de doubler la capacité de production à Conakry. Le Gouvernement élargira également l’ambitieux Programme d’hydraulique villageoise qui a déjà réalisé près d’un millier de Forages
Dans le domaine des infrastructures, outre la réalisation de nombreuses infrastructures routières, la rénovation de l’Aéroport International de Gbéssia et l’extension du Quai du Port de Conakry seront achevées au cours de cette année. Le Gouvernement engagera la réhabilitation de l’Hôpital national Donka pour en faire un des hôpitaux de référence de la sous région.

L’Etat a dû s’investir dans plusieurs domaines, au regard de certaines priorités : mettre en place des institutions, rendre plus performante notre administration, assurer le développement économique et social, consolider l’unité nationale. Aujourd’hui, l’Etat doit assumer en priorité ses fonctions régaliennes que sont le nécessaire équilibre des pouvoirs, la promotion d’une justice indépendante digne d’un État de droit, la sécurisation des personnes et des biens, la mise en place de services sociaux de base et leur amélioration (centres de santé, écoles). Dans cette logique, il reviendra à l’État de fixer les grandes orientations en concertation avec les acteurs économiques et sociaux, et de mettre en place des structures de régulation indépendantes, l’exécution étant assurée par des services ou des
Mes chers compatriotes
La décentralisation sera également poursuivie dans un souci de proximité sans cesse renforcée, afin de mieux répondre aux besoins et aux attentes légitimes de nos populations. L’accès à l’électricité dans les foyers s’est considérablement accru. Les chefs-lieux des 33 préfectures du pays sont désormais éclairés grâce à un programme d’énergie solaire. La Guinée peut devenir prochainement une destination plus attrayante, notamment grâce à la valorisation de son potentiel touristique et à l’ouverture prochaine de nombreux réceptifs hôteliers. Si aujourd’hui les investisseurs et les projets commencent à affluer vers notre pays, c’est sans aucun doute parce que la Guinée nouvelle inspire de nouveau confiance et qu’elle se construit patiemment, avec détermination et
Dans le cadre de la protection de nos institutions, nous avons adopté une politique nationale de défense et de sécurité, visant, entre autres, à créer les conditions d’une amélioration des relations entre la population et son armée, ainsi que d’une professionnalisation des forces de sécurité. La préservation de la paix civile et de l’unité nationale est le gage d’un développement durable. A cet effet, nous avons entrepris de profondes réformes dans le domaine de la justice. Une loi créant et organisant un Conseil supérieur de la magistrature a ainsi été adoptée. Il en est de même de la mise en place d’une Cour des comptes. Toutes les actions visant à assurer un meilleur fonctionnement de la justice sont menées sous l’égide d’un Comité de pilotage de la réforme de la justice. D’autres initiatives, comme la vulgarisation du guide du justiciable en langues nationales, et la formation des auditeurs et greffiers visent à doter notre pays des instruments nécessaires à la construction d’un Etat de

Chers compatriotes
Tels sont les fondements de la nouvelle gouvernance publique que nous sommes en train d’établir, et la plus adéquate pour réussir notre pari d’une Guinée émergente. C’est dire que la Réforme de l’État, un des axes majeurs de notre projet de société, sera l’un des grands chantiers des changements à venir. La réalisation de cette ambition passe par le renforcement des capacités d’action et l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État qui se verraient offrir de meilleures perspectives de carrière. C’est pourquoi, leur formation de base comme leur perfectionnement continu doivent être une préoccupation constante des pouvoirs publics. C’est en donnant aux agents de l’Etat les moyens d’être performants que nous pourrons exiger d’eux, en retour, les qualités que requiert une administration efficace au service de tous les Guinéens. Au fondement même de cet objectif se trouve la primauté de la formation de la jeunesse guinéenne et de la place réservée aux femmes notamment dans la politique de micro crédit vouée à l’intégration des femmes dans notre économie Mes chers compatriotes,</ Notre pays demeure attentif aux nombreux changements et mutations intervenus sur la scène internationale, en commençant par notre espace sous-régional et en nous projetant sur toute l’Afrique et dans le reste du monde. Nous nous réjouissons d’avoir accueilli avec succès à Conakry au mois de décembre 2013, la conférence des ministres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI). Notre engagement et notre participation à toutes les rencontres internationales ont permis à tous nos partenaires extérieurs, bilatéraux comme multilatéraux, de découvrir une nouvelle image de la Guinée, un nouveau leadership affichant des positions claires, fortes et courageuses. Les nombreux acquis de cette présence active sur la scène internationale contribuent incontestablement au rayonnement de notre pays dans le monde. Nous avons honoré notre engagement à œuvrer dans les domaines du maintien de la paix de et de la sécurité, du développement et de la coopération économique. Et nous prenons toute notre part dans la réalisation des objectifs de stabilité et de développement dans le monde, et tout particulièrement en Afrique. C’est pourquoi, il nous faut cultiver davantage la confiance en nous-mêmes et entre-nous et réaffirmer constamment notre attachement à nos idéaux. Aimer son pays, travailler pour son pays et agir pour ses compatriotes, c’est s’assurer des lendemains meilleurs. C’est assurer l’avenir de nos enfants. Cet avenir, nous ne pouvons l’envisager en confiance, sans un climat de sécurité. Au delà de la protection sociale que nous travaillons à consolider chaque jour, je pense à nos forces de défense et de sécurité qui assurent la protection des biens et des personnes, mais aussi de notre territoire national. La conscience de leur devoir, les contingences liées aux conditions d’exercice de ce qui correspond à un sacerdoce, interpellent l’Etat, dans le cadre des réformes à entreprendre, notamment sur la nécessité de poursuivre et de renforcer les mesures d’amélioration de leurs conditions de vie tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des casernes. Autant je suis exigeant sur le respect des valeurs que les forces de défense et de sécurité doivent incarner et sur la conduite irréprochable de leurs missions, autant je veillerai à l’effectivité des mesures visant à améliorer leurs conditions de vie. Le nouveau Gouvernement sera un Gouvernement de mission, chaque Ministre aura une feuille de route sur laquelle, il sera évalué et jugé. Guinéennes, Guinéens, chers compatriotes Lorsque notre capacité collective d’agir et notre conscience nationale sont au rendez-vous, la providence nous aide à relever les défis qui semblent les plus insurmontables. Puisse cet état d’esprit, cette grâce nous accompagner tout au long de 2014 et des décennies qui suivent, sur les chemins du mieux-être dans notre Chère Guinée. A chacune et à chacun de vous, Guinéennes et Guinéens, à ceux qui partagent nos joies et nos peines, je vous adresse une nouvelle fois mes vœux sincères d’excellente année 2014, dans la paix des cœurs et des esprits, la communion et la fraternité, la santé et la prospérité partagée. Bonne année 2014 !
Que Dieu bénisse la Guinée !

Afrique: boom du marché du BTP

Le marché mondial de la construction devrait croître de 70%, d’ici à l’horizon 2025, selon Oxford Economics. En Afrique, des pays comme le Nigéria constituent les locomotives de ce secteur en pleine expansion.
Le BTP mondial va connaître une véritable embellie à partir 2020. Selon «Global Construction 2025», une étude réalisée par Oxford Economics sur les perspectives du secteur à l’horizon 2025, le marché mondial de la construction devrait croître de 70%, pour passer de 8,700 à 15,000 milliards de dollars.
Dans cette dynamique, le secteur immobilier africain connaîtra aussi un essor sans précédent. Le Nigéria qui est le pays plus peuplé d'Afrique avec plus de 170 millions d'habitants en 2012, affiche aujourd’hui un déficit d'environ 17 millions de logements, selon Mike Onolememen, ministre nigérian des Travaux publics. Un manque qui nécessiterait plus de 361,3 milliards de dollars, pour être comblé selon les estimations du gouvernement nigérian qui veut amener à terme, le pourcentage de ménages propriétaires à 25%.
Les cimentiers sont déjà à pieds d’oeuvre pour tenter de répondre aux énormes demandes du marché de la construction en Afrique. Le groupe nigérian Dangote Ciment compte par exemple investir quelque 1,7 milliard d’euros sur cinq ans, à travers la création de cimenteries dans une dizaine de pays africains. Certaines de ses unités sont déjà opérationnelles. A terme le groupe veut porter sa capacité de production à 50 millions de tonnes de ciment par an. D’autres acteurs comme le leader mondial Lafarge, ou le groupe marocain Cimat, sont aussi dans une dynamique d’investissements de masse pour accompagner le boom que connaît le secteur de la construction sur le continent.
Demande pressante
En termes de projets immobiliers, beaucoup de nombreux pays africains ont déjà lancé de vastes projets de constructions de logements (notamment des logements sociaux) et des infrastructures, pour tenter de répondre aux besoins croissants des populations. Dans ce sens, le groupe immobilier marocain Alliances, vient de signer des contrats pour la construction d’une série de logements dans plusieurs pays africains: un projet de 40 000 logements avec le Sénégal, un projet de 14 000 logements avec la Côte d’ivoire, et plus récemment un autre projet de 4 000 logements avec le Congo Brazzaville. Selon les professionnels du secteur, de nombreux autres pays africains expriment aujourd’hui leur demande pressante dans le domaine de la construction de logements sociaux.
A l’instar de plusieurs autres secteurs d’activité en pleine essor, le secteur du BTP est désormais révélateur de l’éveil économique que connaît le continent africain.
Ibrahim Souleymane/Les Afriques

mardi 31 décembre 2013

Le président guineen offre des feux d artifices pour illuminer la capitale lors de la Saint Sylvestre

Le chef de l'Etat guinéen Alpha Condé a offert des feux d'artifices aux populations de Conakry pour illuminer la cité lors de la célébration de la Saint Sylvestre, a-t-on appris lundi de sources officielles.
Ces feux acheminés de Dakar seront déployés sur l'esplanade du palais du peuple, où leur luminosité donnera lieu à un véritable spectacle, quand les horloges vont afficher sur leur écran Minuit, pour le passage au nouvel an.
L'esplanade du palais où se tient déjà une foire comme tous les ans, en cette même période deviendra alors un lieu d'attraction pour de nombreux habitants de la capitale.
L'année dernière, ces festivités avaient provoqué un énorme embouteillage dans les zones environnantes du palais du peuple de Conakry. La plupart des usagers de la route avaient dû stationner leurs engins pour faire le chemin à pied, pour ne pas se faire conter l'événement.
Ces festivités de fin d'années se déroulent en Guinée sur fond de conjecture économique. En parcourant les étales des marchés de la capitale, on peux se rendre compte de cet état de fait, car l'affluence n'est pas au rendez-vous dans ces lieux de vente de marchandises.
Xinhua