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jeudi 17 octobre 2013

La Céni serait prête à donner les résultats globaux provisoires ce jeudi

Conakry-Selon une source proche de la Céni, l’institution serait prête à donner les résultats provisoires globaux ce 17 octobre. Elle attendait les résultats de Matoto où, contrairement à ce que nous avons annoncé –au conditionnel- hier, le RPG ne gagne que sur la liste à la proportionnelle; l’uninominale revenant à l’UFR. Pour rappel, le 13 octobre dernier, les Représentants de la Communauté internationale membres du Comité de Suivi ont exprimé leur préoccupation par rapport aux retards pris dans la publication des résultats provisoires des élections législatives du 28 septembre 2013 et ont appelé la CENI à ‘‘tout mettre en œuvre pour finaliser la totalisation des résultats provisoires du scrutin en vue de leur publication dans les meilleurs délais et en tout état de cause avant la fête de l’Aid al-Adha’’. La Céni ne pouvait évidemment pas respecter ce délai en l’absence des résultats de Matoto qui ont fait l’objet de toutes les contestations des partis en lice avant d’être disponibles ce jeudi.
Aziz Sylla/ Guinee7

Vol des PV à la CACV de Matoto - Me Lanciné Diabaté indexe l’UFR de Sidya Touré : "Sur les 800 PV de la commune de Matoto il y a 78 qui ont disparu dont 40 ont été retrouvés aujourd’hui"

"Il faut que le monde entier soit informé de la magouille et du vol organisés par l’opposition guinéenne, chose par laquelle, ils ont réussi à obtenir la majorité dans toutes les communes de la capitale. Ce réseau vient d’être démantelé à Matoto", a déclaré au micro de GUINEE24, Me Lanciné Diabaté, l’homme qui a découvert la fraude de Babara Fofana.


Avant d’accuser l’UFR de Sidya Touré : "L’opposition a préparé un candidat en la personne de Monsieur Babara  Fofana, pour faire son admission dans la salle de centralisation. Or, le code électoral de notre pays, dans son article 69, aliéna 8 paragraphe 8 est clair et explique que la personne choisie par des partis politiques ne doit être candidat sur aucune une liste de parti politique et M Babara Fofana, est candidat sur la liste nationale de l’UFR de M Sidya Touré".
"Le Président de l’UFR ayant appris cette nouvelle a vite remplacé M Babara Fofana par M Bella Barry. A préciser que M Fofana était là en qualité d’accesseur et rapporteur. C’est lui qui détenait le registre contenant les voix de l’uninominal.  Ce Monsieur a eu à manipuler les chiffres au profit de l’opposition. C’est ce qui explique la cause principale du retard des résultats de la commune de Matoto aujourd’hui", a affirmé Me Diabaté, représentant le RPG Arc-en-ciel à la CACV de Matoto.
A rappeler que la commune de Matoto, la plus grande du pays et le plus grand réservoir électoral de Guinée représentant 7% de l’électorat national, vient de clôturer tous les décomptes avec la victoire à la proportionnelle et à l’uninominal du RPG Arc-en-ciel.
Aux dernières nouvelles, les résultats de la circonscription électorale de Matoto seront annoncés ce jeudi 17 octobre par la CENI.
Pierre Leno, guinee24.com    

Guinée: le président Alpha Condé menace

Le président guinéen a menacé de poursuivre tout manifestant délicat alors que la tension est montée d'un cran dans l'attente des résultats des élections législatives. Dans une adresse publique à l'occasion de la fête musulmane d'Aïd Mubarack ou Tabaski, Alpha Condé a déclaré que son gouvernement poursuivrait tous les manifestants qui se rendront coupables de destructions de biens publics. "Nous n'accepterons plus qu'on porte atteinte aux biens des personnes ou aux personnes", a dit M. Condé qui a avertit que "désormais tous ceux qui violeront la loi seront poursuivis par le procureur qui qu'ils soient, qu'ils soient de la mouvance ou de l'opposition, désormais on saura qu'il y a un Etat en Guinée". Il a également promis que les appareils de l'Etat guinéen "respecteront tous les droits de l’homme et les droits des citoyens, ils appliqueront aussi la loi, on acceptera plus que les délits restent impunis". La mise en garde faite par le président Alpha Condé intervient dans un contexte électoral tendu.
BBC Afrique

La France appelle l'ensemble des forces politiques guinéennes à maintenir l'esprit de responsabilité


PARIS, (Xinhua) -- La France a appelé mercredi l'ensemble des forces politiques guinéennes à "maintenir l'esprit de responsabilité qui a prévalu jusqu'à présent", et encouragé les parties à formuler les contestations éventuelles dans le cadre prévu par la loi électorale. Interrogé sur les résultat des élections législatives du 28 septembre en Guinée, le nouveau porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, a indiqué lors d'un point de presse que les résultats de la dernière circonscription manquante, celle de Matoto, devraient être connus prochainement, à l'issue du nouveau décompte de voix annoncé par la CENI (commission électorale nationale indépendante) lundi matin. La France constate que, malgré le retard dans la proclamation des résultats provisoires, les opérations post-électorales sont toujours en cours et l'ensemble des partis politiques ont maintenu leur participation au sein de la CENI, a-t-il indiqué. Dans de précédentes déclarations, la mission d'observation de l'Union européenne et les représentants de la communauté internationale présents en Guinée ont invité la CENI à proclamer tous les résultats dans les meilleurs délais, a ajouté Romain Nadal.
Plus de deux semaines après le scrutin législatif guinéen, le décompte des voix de la circonscription de Matoto, la plus grande des cinq communes de Conakry, avec plus de 46.000 électeurs inscrits, se poursuit sur fond de polémique, a-t-on appris mardi de sources proches de la commission électorale.
La CENI a dû se résoudre à ordonner à la commission de centralisation des votes de reprendre le décompte des voix dans cette circonscription, en vue de lever toute équivoque autour des résultats qui sortiront des urnes.
Après l'élection présidentielle du 7 novembre 2010, remportée par Alpha Condé, ces élections législatives guinéennes, initialement prévues en décembre 2011 et reportées à plusieurs reprises, constituent une autre étape importante pour que ce pays ouest-africain, sorti du coup d'Etat de décembre 2008, se mette à l'ordre constitutionnel.
Xinhua

mercredi 16 octobre 2013

Législative : le RPG-Arc-en-ciel aurait gagné à Matoto

Selon nos informations, depuis 2 heures du matin, la procédure de recomptage des voix dans la plus grande circonscription électorale de Guinée, Matoto, a pris fin. Selon ces sources c’est le RPG-Arc-en-ciel, après tant de tergiversations, qui remporte haut-la-main le double scrutin uninominal et proportionnel. Pour rappel, le décompte des PV de Matoto, la plus grande circonscription électorale, a été l’objet de toutes les contestations des partis en lice. Si fait que la communauté internationale s’est fortement impliquée dans le processus de décompte de cette circonscription. Les observateurs révèlent que mêmes les rétroprojecteurs y ont été utilisés pour rendre transparent le décompte. Si la victoire du RPG-Arc-en-ciel est confirmée elle l’aura, à coup sûr, eu à la loyale. En plus la mouvance présidentielle pourra se frotter les mains, quant à l’acquisition d’une majorité à la future Assemblée nationale.
Cheick Ah. Tidiane Diallo / Guinee7

Guinée/législatives : décompte sur fond de polémique des voix de la plus grande circonscription électorale

CONAKRY, (Xinhua) -- Plus de deux semaines après le scrutin législatif guinéen, le décompte des voix de la circonscription de Matoto, la plus grande des cinq communes de Conakry, avec plus de 46.000 électeurs inscrits, se poursuit sur fond de polémique, a-t-on appris mardi de sources proches de la commission électorale. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a dû se résoudre à ordonner à la commission de centralisation des votes de reprendre le décompte des voix dans cette circonscription, en vue de lever toute équivoque autour des résultats qui sortiront des urnes. Cette circonscription, qui est la plus importante du pays par sa population, est âprement disputée par la mouvance présidentielle et l'opposition, notamment l'Union des forces républicaines (UFR). Aucun des camps ne voudrait perdre en effet le vote à Matoto, d'où cette polémique autour des opérations de décompte, ce qui contraint la CENI à prendre ses responsabilités, en désignant un magistrat superviseur des travaux de la commission de centralisation. Les travaux de centralisation, suspendus suite à cette agitation, ont été repris lundi. L'opposition, qui avait menacé de se retirer de la salle de centralisation, a accepté de prendre part à la reprise du décompte.
Le Comité de suivi de l'accord inter guinéen du 3 juillet est tenu de prendre son mal en patience, après avoir demandé à la CENI de publier tous les résultats provisoires du vote au plus tard ce mardi.
Saïd Djinnit, le facilitateur onusien et ses pairs ont sans doute compris en fin, qu'il était nécessaire d'accorder une attention particulière à ce décompte, en vue de départager les deux camps, qui s'accusent mutuellement de "fraudes". Une fois les résultats de Matoto connus, la CENI n'aura plus qu'à diffuser les résultats provisoires globaux.
Après l'élection présidentielle du 7 novembre 2010, remportée par Alpha Condé, ces élections législatives guinéennes, initialement prévues en décembre 2011 et reportées à plusieurs reprises, constituent une autre étape importante pour que ce pays ouest-africain, sorti du coup d'Etat de décembre 2008, se mette à l'ordre constitutionnel.
Xinhua

Le président guinéen annonce la mise en place incessamment du parlement

CONAKRY, (Xinhua) -- Le président guinéen Alpha Condé a annoncé mardi, à la l'occasion de la célébration de la fête de tabaski, la mise en place incessamment du parlement guinéen (Assemblée nationale), après le vote "massif et responsable" des citoyens de son pays, le 28 septembre dernier. Pour lui, l'esprit de patriotisme et d'engagement des populations guinéennes à l'occasion des élections législatives est un signal d'unité et de volonté exprimé par les électeurs pour le choix des futurs députés qui doivent siéger au sein de cette deuxième institution républicaine. "Il n'y a pas de démocratie véritable sans un parlement représentant la voix du peuple", a déclaré le président Condé, avant de renouveler sa détermination à faire appliquer strictement les lois du pays dans le maintien de la stabilité sociale et de la quiétude nationale. Pour ce faire, il a insisté sur le respect des lois guinéennes et des institutions qui garantissent le bon fonctionnement de l'Etat de droit et qui assurent de facto la protection des valeurs humaines. Désormais, l'Etat de droit doit s'instaurer et s'imposer dans l'application des lois nationales à tous, a souligné le président.
Aux acteurs politiques guinéens de la mouvance et de l'opposition, le président de la République a mentionné qu'après le scrutin législatif dont la finalité est la mise en place d'une Assemblée nationale, "le débat politique sur la vie nationale doit se faire désormais au niveau de l'institution parlementaire et non dans la rue".
Parlant de la lutte contre l'impunité, le président Alpha Condé a tenu à mettre en garde les fonctionnaires de l'Etat contre les détournements, la spoliation et la soustraction frauduleuse des biens de l'état au détriment des citoyens du pays.
Près de vingt jours après le scrutin législatif du 28 septembre dernier, les résultats des élections ne sont toujours pas publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), à cause d'un retard dans les décomptes des procès verbaux dans la commune de Matoto, la plus grande circonscription du pays.
Ce retard a déjà créé une véritable psychose chez les populations qui s'impatientent de connaître les résultats issus des urnes en faveurs de tel au tel candidat inscrit pour le compte du scrutin à l'uninominal ou à la proportionnelle sur la liste nationale.
Xinhua

lundi 14 octobre 2013

Legislatives en Guinee : Au coeur de la polemique, la CENI dans une posture delicate


CONAKRY - Pressée par la communauté internationale de livrer le plus tôt possible les résultats provisoires des élections législatives, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la Guinée s'active dans un climat empreint de suspicion. 
Et c'est d'ailleurs pour ménager les susceptibilités des uns et des autres, que l'institution chargée d'organiser les élections en Guinée a entrepris la publication des résultats des circonscriptions au fur et à mesure de leur traitement par la Commission nationale de coordination, de supervision et de totalisation des résultats des élections législatives.
C'était là une des recommandations du Facilitateur international Saïd Djinnit, vu que le retard accusé dans la diffusion des résultats nourrissait les suspicions et les rumeurs de toutes sortes dans la cité.
Certains détracteurs de la CENI, allant jusqu'à la soupçonner de velléités de manipulation des résultats issus des urnes.
Pour battre en brèche cette flopée de critiques acerbes qui vise son institution, le président de la CENI Bakary Fofana a rompu le silence le 1er octobre dernier, pour annoncer les premiers résultats provisoires du vote.
A la faveur de cette publication, qui n'avait concerné que le vote des Guinéens de l'étranger au niveau de trois ambassades, Bakary Fofana a promis que les résultats seront publiés tous les jours à partir de 20 heures, en fonction de leur disponibilité. Justifiant le retard accusé dans cette publication par le fait que le décompte des résultats se faisait de façon manuelle, à la demande des partis politiques.
A ce jour, tous les résultats provisoires des 38 circonscriptions électorales sont connus, excepté ceux de la commune de Matoto, la plus peuplée et la plus importante de Conakry.
La CENI a tenu à justifier ce retard à travers un communiqué publié jeudi sur son site internet, dans lequel l'institution relève des "difficultés auxquelles serait confrontée la commission administrative de centralisation des résultats (CACV)".
La publication de ce communiqué a été suivie de l'envoi d'une mission au sein de cette commune, où la mouvance présidentielle accuse le président de la commission administrative de centralisation des résultats d'être en accointance avec le camp adverse.
Des mesures urgentes ont été prises par la CENI, dont celles du remplacement au sein de cette commission de Babara Fofana, délégué de l'Union des forces républicaines (UFR), parti d'opposition de l'ancien Premier ministre Sidya Touré. Une présence que la mouvance a dénoncée, en arguant que Babara Fofana figure comme candidat sur la liste nationale à la représentation proportionnelle.
La CENI entend disposer des résultats de Matoto, afin de pouvoir publier la totalité des résultats provisoires.
A propos des "contentieux électoraux", qui ont conduit l'opposition à exiger l'annulation du scrutin, la semaine dernière, la communauté internationale à travers le Comité de suivi de l'accord du 3 juillet, ayant permis la tenue de ce vote, recommande à la CENI de "dresser un rapport circonstancié sur des cas d'anomalies signalées dans 8 circonscriptions et de les transmette à la Cour Suprême dans le délai le plus court possible après la proclamation des résultats provisoires".
Pendant que la communauté internationale s'échine à sauver le scrutin, la mouvance présidentielle et l'opposition s'accuse mutuellement de "fraudes".
Damantang Camara, porte-parole du gouvernement, a été le premier à réagir à la déclaration de la Communauté internationale en indiquant mercredi lors d'une conférence de presse que "de manière générale des anomalies et des manquements ont été identifiés par les partenaires dans 8 circonscriptions électorales. Ce qui laisse supposer que dans les 38 circonscriptions, on peut estimer légitimement que les choses se sont relativement et correctement passées".
L'autre clarification qu'a voulu apporter le porte-parole est que "ces anomalies concernaient la mouvance au même titre que tous les autres candidats à ce scrutin", avant de lancer "nous en sommes les premières victimes et nous attendons également exercer toutes les voies de recours pour que la normale soit dite".
Dans le camp de l'opposition, Sidya Touré, faisant office de porte-parole, a affirmé pour sa part que la "réaction de la Communauté internationale est bonne, dans la mesure où c'est suite à leur propre plainte, que ces anomalies ont été relevées".
L'opposant a ajouté que "dans toutes ces zones-là, à savoir les 8 circonscriptions citées par Saïd Djinnit et son équipe, les Procès-verbaux à la proportionnelle ont été mis de côté dans le cadre du décompte".
Ayant salué cette démarche du Comité de suivi, l'opposition campe sur sa position, qui consiste à exiger une reprise du scrutin.
Une attitude qui met en doute "l'impartialité" de la CENI, qui, dans cette posture délicate, est tenue de mener jusqu'au bout le processus de publication des résultats provisoires, qui seront soumis ensuite à l'approbation de la Cour Suprême.
Xinhua

La communaute internationale invite la CENI a publier les résultats provisoires du vote avant mardi

CONAKRY, (Xinhua) -- Les représentants de la communauté internationale, membres du comité de suivi de l'accord politique inter guinéen sur la tenue des élections législatives ont invité dimanche, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à publier les résultats du scrutin législatif du 28 septembre dernier, avant le mardi prochain. Dans une déclaration dont Xinhua a obtenu copie dimanche, le représentant de la communauté internationale Said Djinnitt a exprimé sa préoccupation par rapport aux retards pris dans la publication des résultats provisoires des élections législatives et a appelé l'institution électorale (CENI) à tout mettre en œuvre pour finaliser "la totalisation des résultats provisoires du scrutin en vue de leur publication dans les meilleurs délais et en tout état de cause avant la fête de l'Aid al-Adha (Tabaski)". Dans le souci de maintenir la quiétude sociale, les membres de la communauté internationale ont interpellé en particulier "les partis politiques et toutes les institutions concernées à coopérer pleinement pour finaliser la vérification et la totalisation des résultats de la circonscription de Matoto". Pour ce faire, ils tiennent à encourager la commission administrative de centralisation des votes (CACV) de ladite commune à continuer le décompte des procès-verbaux et la totalisation des résultats de façon rigoureuse et transparente, en présence des parties concernées.Les travaux de cette commission seront suivis de près par les observateurs internationaux pour sécuriser les opérations et mettre en confiance les acteurs politiques de premier plan du processus électoral. L'opposition accuse le pouvoir et la CENI de vouloir tripatouiller les procès verbaux de vote de la commune urbaine de Matoto, la plus grande commune de la ville de Conakry, avec 800 bureaux de vote. Pour sa part le parti au pouvoir (RPG Arc-en-ciel) a récusé les accusations de l'opposition qui serait en perte de vitesse eu égard au vote sanction opéré par les électeurs de cette commune de Matoto, reconnu comme étant le fiel du parti au pouvoir.Le retard accusé dans la publication des résultats provisoires des élections législatives 15 jours après le vote des citoyens guinéens risque de mettre en cause la crédibilité et la transparence du processus électoral. Ce qui de facto, pourrait être favorable à une atmosphère de contestation des résultats par les leaders politiques qui seront en mauvaise posture après la proclamation officielle des résultats du vote par la Cour suprême.Pour toute ses raisons, l'opposition a demandé l'annulation pure et simple des élections législatives et la reprise de toutes les opérations du vote, avec l'accompagnement de la communauté internationale, afin d'assurer une transparence et une impartialité sans faille des opérations électorales.
Xinhua

dimanche 13 octobre 2013

Quelle démocratie pour la Guinée ? ( Billet1)

Après la conférence de la Baule au cours de laquelle le président français d’alors disait à ces hôtes africains que l’aide sera désormais plus tiède envers ceux qui ne joueront pas le jeu démocratique, la Guinée comme beaucoup de pays africains a pris de plein fouet le multipartisme. Et sans réflexion profonde ni travail socio-politique, elle a voulu transposer sur son sol un système éprouvé en occident depuis des lustres. Vingt deux ans après, en jetant un regard en arrière, on ne peut franchement pas dire que cette transposition mécanique ait été un franc succès.
C’est pourquoi, aujourd’hui, il est, à mon avis, urgent de réfléchir à ces quelques questions qui me semblent fondamentales : Quelle démocratie pour la Guinée ? Que faut-il pour un réel ancrage de cette démocratie ? Comment garantir sa pérennité ?
En effet, si l’essence de la démocratie qui est le pouvoir du peuple reste universelle, je reste persuadé que les mécanismes qui permettent son implantation dans une société donnée, quant à eux, doivent tenir compte voire s’adapter aux particularités historiques et culturelles de la dite société.
Cette première phase de ma réflexion est axée sur les partis politiques et le comportement des hommes politiques.
En Guinée, nous avons une pluralité ethnique qui est une véritable richesse. Mais aujourd’hui cette richesse représente un trésor de guerre pour bon nombre de politiciens guinéens. C’est pour cette raison, qu’une lutte doit être menée contre la formation et le développement de partis aux socles ethniques.
Un parti qui a vocation à présider aux destinées d’une nation cosmopolite ne saurait avoir ses instances dirigeantes composées à plus de 80% de personnes de la même ethnie ou de la même région. Dans une élection nationale comme les législatives, les listes ethniques et régionalistes ne devraient pas avoir l’autorisation de concourir. Les origines des fonds injectés dans les finances des partis doivent être connues.
C’est pourquoi, la nécessité d’un travail de fond du législateur sur les critères d’agrément, les candidatures aux scrutins et le mode de financement des partis politiques me paraît aujourd’hui plus qu’évidente.
La violence dans les rues guinéennes n’est autre chose que la résultante de la violence verbale d’hommes politiques produits d’une société phallocrate au sein de laquelle les femmes ont du mal à se faire une place sur la scène politique. Pourtant leur promotion en politique pourrait, sans aucun doute, fortement atténuer le niveau des escalades de violences verbales qui sont de véritables poisons pour notre unité. Et là également, un travail du législateur me paraît indispensable.
Par ailleurs si les paroles des politiques sont bues par leurs militants sans discernement au point de prendre un adversaire pour un ennemi, c’est parce que ces derniers  manquent cruellement d’éducation en matière de démocratie. Dans ce domaine des aides doivent être octroyées aux partis pour l’éducation de leurs militants.
Concernant, les propos tenus lors des campagnes électorales, une législation claire doit être établie pour disqualifier tous ceux qui font allusion aux origines et aux appartenances ethniques et tiennent des discours d’incitation à la haine.
Je n’ai pas la prétention de croire qu’avec ce qui précède, le remède au mal guinéen est tout trouvé. L’objectif ici visé est de lancer le débat sur les outils et les mécanismes à mettre en place pour une démocratisation de la Guinée dans la paix en évitant à la nation de revivre les douloureux événements qui ont jalonné son parcours au cours des dernières décennies.
Puisse Dieu bénir la Guinée !
Laye BAMBA

samedi 12 octobre 2013

Quelle démocratie pour la Guinée ? (Billet n°2)

Dans cette deuxième phase de ma réflexion, je m’arrête un instant sur les scrutins. Comme je l’ai dit auparavant, les élections au lieu d’être de simples exercices démocratiques, sont aujourd’hui de véritables sources de déstabilisation dans les pays africains en général et en Guinée en particulier.
L’instabilité créée avant, pendant et après les élections empêche le déploiement et la réalisation de véritables projets de développement. Or sans développement, il ne saurait y avoir de démocratie pérenne. Et, à chaque élection, nous abandonnons presque notre souveraineté en devenant un pays sous tutelle où les diplomates étrangers nous dictent nos règles de conduite. Cette situation en particulier ne devrait faire la fierté d’aucun enfant de Guinée.
Dans un pays où le citoyen ordinaire vit dans le dénuement total, des montants faramineux sont dépensés pour organiser des consultations électorales dont personne au départ n’est prêt à accepter les résultats.
Pour éviter donc de tourner en rond pendant encore des décennies dans ce cercle infernal. Nous avons l’obligation de réfléchir aux solutions permettant un apprentissage de la démocratie dans la stabilité.
Les raisons de ces instabilités sont multiples. L’une des principales, à mon sens, qui est la méthode d’organisation des élections a fait l’objet d’un de mes précédents articles intitulé « CENI, une usine à gaz africaine ».
Dans le présent papier je regarde les mandats avec la cadence des élections. Et je me pose cette question : Dans cette phase d’apprentissage de la démocratie, est-il utile et bénéfique d’avoir des mandats de courtes durées avec une cadence soutenue d’élections comme dans les pays où la démocratie a déjà atteint un certain niveau de maturité ? J’en doute fort, car comme en médecine, pour les soigner de la même maladie, la dose de médicament pour un enfant ne saurait être équivalente à celle destinée à un adulte.
Les problèmes guinéens sont sérieux et leur résolution nécessite un changement profond de mentalité qui ne peut s'inscrire que dans la durée avec comme condition sine qua non, la stabilité.
C’est pourquoi, je pense qu'il faut espacer les échéances électorales en augmentant la durée des mandats et en les rendant de facto non renouvelables.
Que ce soit pour le présidentiel ou le législatif, une durée de huit ans pour un mandat unique peut par exemple être envisagé! C’est trois ans de plus que le mandat actuel et c’est l’équivalent de deux mandats aux États-Unis. Donc suffisamment de temps pour permettre à un élu de faire ses preuves.
L’espacement des consultations électorales aura pour avantages entre autres :
·        D’éviter que toutes les forces vives de la nation soient constamment focalisées sur la question des élections en paralysant ainsi le pays pendant des mois voire des années.
·        D’éviter qu'au lieu d’être un moyen, les élections ne deviennent indéfiniment une fin comme cela semble être malheureusement le cas aujourd’hui.
·        D’éviter de dépenser fréquemment des sommes colossales qui peuvent être mobilisées pour l’amélioration des services sociaux de base.
·        D’avoir une période significative de calme et de sérénité après la tempête des élections pour rassurer les investisseurs.
·        De permettre aux militants des différents bords politiques d’être éduqués en matière de démocratie en apprenant et en digérant les règles de base.
Par son caractère non renouvelable le mandat unique, ici cité, permettra également de renouveler la classe politique pour éviter la prise en otage du pays par une génération d’hommes politiques et la perpétuation d’un quelconque système d’affairisme et de clientélisme. Il permettra également dans le cas du président en exercice d’éviter qu’il ne soit juge et partie au moment des élections devant aboutir à son remplacement. Les calculs politiques pour préparer une éventuelle réélection qui empêchent le changement par une véritable rupture avec le passé n’auront plus lieu d’être.
Evidemment, dans la situation actuelle de la Guinée, si cette proposition devait être appliquée, elle ne saurait l’être avant les prochaines présidentielles car il s’agit là de repartir sur de nouvelles bases.
Et comme je le dis souvent, aucune des propositions que je fais n’est censée être la panacée. Mon but est de susciter le débat pour la production d’idées permettant à la Guinée de construire sa démocratie.
Puisse Dieu bénir la Guinée !
Laye BAMBA

Ouverture du sommet extraordinaire de l'UA sur les relations avec la CPI (AFP)

ADDIS ABEBA, 12 octobre 2013 (AFP) - Un sommet extraordinaire de l'Union africaine qui doit examiner une résolution demandant l'ajournement des procédures ouvertes par la Cour pénale internationale contre des dirigeants en exercice, s'est ouvert samedi à Addis Abeba, a constaté une journaliste de l'AFP. La présidente de la Commission de l'UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, et le président en exercice de l'organisation, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn devaient s'exprimer à la tribune avant des débats à huis clos. Le président kényan, dont le procès pour crimes contre l'humanité doit s'ouvrir le 12 novembre devant la CPI et dont le pays a sollicité la réunion était présent dans la salle. Son vice-président William Ruto est lui jugé depuis le 10 septembre à La Haye.L'UA envisage de prendre contact avec le Conseil de sécurité de l'ONU pour lui demander formellement d'ajourner les procédures en cours contre MM. Kenyatta et Ruto, ainsi que contre le chef de l'Etat soudanais, Omar el-Béchir, a affirmé dans la nuit le Premier ministre éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus.L'article 16 du traité fondateur de la Cour, le Statut de Rome, permet au Conseil de sécurité d'imposer à la CPI la suspension de toute enquête ou poursuite pour une durée d'un an, renouvelable de facto indéfiniment chaque année.Le projet de résolution, adopté dans la nuit par les ministres africains des Affaires étrangères et qui sera soumis samedi aux chefs d'Etat et de gouvernement, ne fait nommément référence qu'à l'ajournement des poursuites contre MM. Kenyatta et Ruto."Aucune inculpation ne saurait être lancée ou poursuivie par une quelconque cour ou tribunal international contre un quelconque chef d'Etat ou de gouvernement en exercice", explique néanmoins également l'UA dans ce projet de résolution.MM. Kenyatta et Ruto, élus à la tête de l'Etat kényan sur un ticket commun en mars dernier, sont inculpés depuis 2011 de crimes contre l'humanité par la CPI pour leurs rôles présumés dans les violence sur lesquelles avait débouché la précédente présidentielle de fin 2007, au cours de laquelle ils appartenaient à deux camps opposés.Le Kenya et ses deux dirigeants ont par le passé toujours promis qu'ils collaboreraient avec la CPI, mais estiment désormais que leurs procès risquent de les empêcher de remplir leurs obligations constitutionnelles.La CPI a en outre délivré un mandat d'arrêt international contre M. el-Béchir. Il est accusé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans le conflit du Darfour, région de l'ouest du Soudan.A l'ouverture des travaux vendredi, l'UA, par la voix de M. Tedros, avait dénoncé le "traitement inique de l'Afrique et des Africains" par la CPI, référence au fait qu'elle n'a inculpé ou jugé que des Africains depuis le début de ses travaux en 2002.
AFP

Presque la moitié du Fonds EU Children of Peace bénéficie à des enfants africains

BRUXELLES, -- Presque la moitié du fonds EU Children of Peace bénéficie à des enfants africains, a indiqué vendredi la Commission européenne dans un communiqué rendu public à l'occasion de l'anniversaire du fait que l'Union européenne (UE) avait été honorée en 2012 en tant que lauréat du Prix Nobel de la paix. Lors de la cérémonie de remise du Prix Nobel de la paix le 10 décembre 2012, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président du Parlement européen Martin Schulz avaient annoncé la décision de créer un fonds avec le Prix Nobel de la paix, afin de soutenir des projets destinés aux enfants victimes des conflits. Ce fonds est passé de deux millions d'euros en 2012 à quatre millions en 2013, en faveur des projets humanitaires pour enfants en Afrique, Amérique latine et Asie. Selon la Commission européenne, 28.000 enfants bénéficient aujourd'hui de ces projets pour avoir accès à l'éduction ou vivre en paix. Parmi eux, plus de 11.000 mineurs d'âge se trouvent dans le camp de réfugiés de Dollo Ado en Ethiopie et ceux au Nord-Kivu dans l'est de la RDCongo. Environ 4.000 enfants réfugiés syriens vivent en paix ainsi dans des camps situés sur la frontière entre l'Irak et la Syrie. Au Pakistan, EU Children of Peace bénéficie à 3 000 enfants vivant dans le nord du pays affecté par des conflits et apporte du soutien à une vingtaine d'écoles dans le camp de Jalozai. La Commission européenne a aussi déclaré que l'année prochaine, elle augmenterait son soutien financier à l'éducation d'enfants dans des zones en proie à des conflits, pour y promouvoir "une paix réelle et durable".
Xibhua

vendredi 11 octobre 2013

La Guinée, un eldorado minier convoité mais toujours inexploité

CONAKRY - Considérée comme l'un des pays les plus pauvres au monde, la Guinée recèle de gigantesques gisements miniers largement inexploités à cause du manque d'infrastructures, mais aussi de la suprématie des géants du secteur sur le marché. Dans son bureau de Conakry, Ahmed Kanté, administrateur général de la Société guinéenne du Patrimoine minier (Soguipami), dresse un état des lieux mirobolant: deux tiers des réserves mondiales de bauxite (40 milliards de tonnes), un minerai de fer de qualité mondiale (10 milliards de tonnes), du diamant, de l'or, plus récemment de l'uranium, des +indices+ de pétrole... Des milliers de milliards de dollars dorment dans le sous-sol guinéen quand, en surface, plus de la moitié des 11 millions d'habitants vit avec moins d'un dollar par jour, sans accès à l'eau courante ou à l'électricité. A son arrivée au pouvoir en novembre 2010, Alpha Condé, premier président démocratiquement élu du pays, s'était engagé à mettre fin à ce scandale géologique en reprenant le contrôle des richesses naturelles. En 2010, les permis octroyés couvraient une surface plus grande (111%) que le territoire entier. Sur 1.500 sociétés, seules 7 étaient en production!, explique à l'AFP M. Kanté, qui met en cause des spéculateurs, des sociétés fictives mais aussi les lourdeurs administratives et la corruption.Un nouveau code minier a été adopté en juillet 2011, qui limite le nombre et la durée des permis de recherche et réserve 15% des participations des concessions à l'Etat guinéen, le cadastre a été entièrement revu, des contrats renégociés et quelque 800 permis de recherches annulés. En 2013, la Guinée a exporté 17 millions de tonnes de bauxite et 3 millions de tonnes de fer, rapportant 160 millions de dollars à l'Etat via sa participation dans la Compagnie des Bauxite de Guinée (CGB), une goutte d'eau au regard de son potentiel immense.Mégaprojet bloqué à Simandou Le manque d'infrastructures constitue le talon d'Achille du développement minier en Guinée, explique M. Kanté, ancien ministre des Mines (2007-2008). Si la bauxite, composant de l'aluminium, est relativement facile d'accès avec des gisements dans l'ouest, près de la façade maritime, le minerai de fer est lui enfoui sous le mont Simandou, aux confins de la Guinée forestière (sud-est), et l'Etat guinéen n'a pas les moyens de financer les insfrastructures qui permettraient de l'écouler. Un mégaprojet d'un montant de 21 milliards de dollars - soit plus du triple du PIB de la Guinée, souligne M. Kanté - prévoit la construction de 670 km de voies ferrées depuis Simandou jusqu'à un port en eau profonde à Forecariah, au sud de Conakry. Le projet est à l'étude depuis dix ans par un consortium international (Rio Tinto/Chalco/SFI), par ailleurs détenteur d'un permis de recherche sur une moitié du site (Simandou 3 et 4). L'avenir de l'autre moitié (Simandou 1 et 2) est quant à lui suspendu à une procédure judiciaire engagée aux Etats-Unis contre le groupe franco-israélien BSGR, accusé de corruption, et dont l'Etat guinéen veut annuler le permis de recherche.En principe, le fer pourrait commencer à sortir dans cinq ans, mais les délais de réalisation ne sont pas seulement techniques, relève M. Kanté.Ils dépendent aussi des intérêts stratégiques des grands groupes miniers et des données du marché sur lequel malheureusement nous ne sommes pas représentés, ajoute-t-il.Les multinationales font traîner les choses parce que leur stratégie est de garder la main sur les réserves guinéennes qui, une fois mises en exploitation, pourraient déstabiliser le marché du fait de leur quantité, accuse-t-il.Pour l'Etat, le manque à gagner à chaque année de retard est énorme.Avec une production de 100 millions de tonnes par an en vitesse de croisière, Simandou (3 et 4) rapporterait à la Guinée, en impôts et taxes, quelque 2,5 milliards (de dollars) par an, soit plus que le budget annuel de l'Etat de 1,7 milliard, note M. Kanté, qui prône la négociation d'une compensation avec les groupes miniers qui, depuis trop longtemps, font miroiter un avenir paradisiaque aux populations.
ALUMINIUM CORPORATION OF CHINA
(©AFP / 11 octobre 2013 12h39)

jeudi 10 octobre 2013

Communiqué de la Présidence de la République

 Sékhoutouréya, 10 octobre 2013 - La Présidence de la République de Guinée a la profonde douleur d’annoncer au peuple de Guinée, le décès de Monsieur El Hadj Mamadou Salifou Touré, compagnon de l’indépendance, ancien Ministre Secrétaire général de la Présidence (1980 à 1984) sous la Première République.
Compagnon de lutte du Président Ahmed Sékou Touré, El Hadj Mamadou Salifou Touré a également occupé différents postes de hautes responsabilités dans le gouvernement, notamment les portefeuilles ministériels des Postes et télécommunication, et de la Fonction Publique.
Né le 17 Juin 1918, El Hadj Mamadou Salifou Touré a rendu l’âme ce Mercredi  9 Octobre 2013, à 18 heures TU, à l’hôpital Sino-guinéen de KIPE, à l’âge de 95 ans.
En cette douloureuse circonstance, Monsieur le Président de la République, Pr Alpha Condé, adresse ses sincères condoléances à la famille éplorée, ainsi que celles du peuple et du gouvernement guinéen.
Que l’âme de l’illustre disparu repose en paix. Amen !
M. Naby Youssouf Kiridi Bangoura
Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République
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Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

Guinée/législatives : "les résultats du scrutin ne seront pas détournés de leur destination", rassure le gouvernement

CONAKRY, (Xinhua) -- Le porte-parole du gouvernement guinéen et ministre de l'enseignement technique Albert Damantang Camara a rassuré mercredi les acteurs politiques et les partenaires au développement que "les résultats des élections législatives du 28 septembre dernier ne seront pas détournés de leur destination à choisir les élus du peuple de Guinée. Suite aux multiples rapports de circonstance dressés par les organisations internationales et sous régionaux (Union européenne, CEDEAO, Union africain, OIF) sur le déroulement du scrutin, le ministre rappele des anomalies ont été signalées dans certaines circonscriptions électorales du pays et même dans les régions favorables au parti au pouvoir (le RPG Arc-en-ciel). En guise d'exemple, M. Camara a cité l'annulation de plus de 180 bureaux de vote sur les 400 identifiés dans la région administrative de N'Zérékoré, fief principal du parti au pouvoir. Toutefois, il estime que ses anomalies ne seraient pas de nature à compromettre la régularité et la transparence des opérations de vote, dont le déroulement a été par endroit salué par les acteurs politiques eux-mêmes et par la communauté internationale, à travers les observateurs déployés à cette occasion en Guinée. "Le plus important pour le gouvernement guinéen c'est que le processus électoral aille jusqu'à son terme dans l'intérêt général de notre pays", a déclaré le porte-parole du gouvernement avant de poursuivre que la menace de l'opposition a retiré ses représentants et délégués dans les différents comités de suivis du processus électoral n'est pas réaliste car, ils continuent de siéger encore au sein desdits comités.Revenant sur la faisabilité ou non d'annulation du scrutin électoral conformément à l'exigence des leaders de l'opposition, le ministre Camara a énoncé que le gouvernement et les partenaires ont suffisamment mis des moyens financiers et techniques dans le processus, avec toute une stratégie de sécurité permettant d'éviter des fraudes préjudiciables au processus électoral."Je pense qu'il existe des voies de recours pour revendiquer l'annulation de certaines circonscriptions s'il a été révélé des cas de fraudes dans ces endroits" a rappelé le ministre, car pour lui, le plus important pour la mouvance et pour l'opposition, c'est "faire en sorte que le suffrage exprimé par les citoyens guinéens soit respecté à travers les résultats du vote".Selon lui, le chef de l'Etat guinéen Alpha Condé est disposé à accepter les résultats des urnes quelques soit l'issus des calculs sur les données électorales.A cause du respect pour plus de 3 millions de guinées qui ont voté le 28 septembre dernier, Albert Damantg Camara trouve qu'il est incongrue de demander l'annulation du scrutin que le pays vient de connaître avec les efforts déployés par les uns et les autres.A l'issu d'une réunion tenue dans la nuit du mardi à mercredi sur l'actuelle crise politique en Guinée, les représentants de la communauté internationale ont renouvelé leur appel au calme, à la retenue et à l'usage des voies légales de recours en cas de contestation des résultats, les partis politiques de la mouvance ou de l'opposition dite "radicale".Sur la base des rapports des différents observateurs électoraux et des coordonnateurs déployés dans les différentes régions du pays, la communauté internationale reconnait des manquements et des irrégularités qui ont été observés dans un certain nombre de circonscriptions comme Boffa, Boké, Dubréka, Gaoual, Kaloum, Lélouma, Matam et N'Zérékoré.Ainsi, elle recommande que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a dressé un rapport circonstancié sur chacun des cas et les transmette à la Cour suprême dans un délai court, après la proclamation des résultats provisoires.
Xinhua