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mardi 17 décembre 2013

Guinée : la prévention et la gestion des conflits dans les zones minières demeurent une préoccupation nationale

CONAKRY (Xinhua) - La prévention et la gestion des conflits dans les zones minières en Guinée demeurent un souci constant et une préoccupation pour le gouvernement et les acteurs concernés par l'exploitation des ressources minières. C'est dans le but de trouver des solutions palliatives que le Système des Nations Unies (SNU) et la Chambre des Mines de Guinée ont organisé lundi une rencontre de concertation et de réflexion autour des problématiques de la consolidation de la paix, de la prévention et de la gestion efficiente des multiples conflits enregistrés dans les sites d'exploitation des mines. Récemment, un partenariat entre le SNU et la Chambre des mines de Guinée (union patronale des mines) a été signé, avec une lettre d'engagement mutuel autour des axes stratégiques impliquant la mise en œuvre des activités dans le court, moyen et long terme. Ces axes stratégiques concernent la prévention et la gestion des conflits dans les zones minières, la définition d'une stratégie nationale de responsabilité sociétale des entreprises minières, et la mise en place d'un plan national de l'emploi des jeunes et des femmes dans les zones minières. De même, la vision des acteurs du secteur minier guinéen se focalise sur la contribution du secteur minier au développement local dans les zones d'exploitation, la mise en place d'un programme conjoint d'accès à la santé, à l'eau potable, à l'assainissement et la lutte contre les maladies endémiques, telles le paludismes, le VIH/Sida, etc. Dans son intervention, le président de la chambre des mines de Guinée Mamady Youla a mentionné les efforts du gouvernement et des partenaires pour doter le pays d'un arsenal juridique répondant aux exigences dans le secteur minier du pays. Toutefois, pour que ces efforts soient couronnés de succès, M. Youla préconise d'autres paramètres à prendre en compte dans l'intérêt du gouvernement et des investisseurs. Au nombre des exigences, on note un environnement général des affaires propice à l'investissement, la sécurité pour les personnes et les biens, un système judiciaire assaini et efficient, un système bancaire performant et l'amélioration des infrastructures de base. "Le secteur minier est un secteur d'activité ouvert et très exposé, notamment dans le contexte socioéconomique de la Guinée ces derniers années", a indiqué le président de la Chambre des mines de Guinée, en ajoutant qu'au cours de ces deniers années, nombreuses sont leurs membres(sociétés minières) qui ont été confrontés à des graves troubles dans leur région d'implantation, sans oublier l'impossibilité de faire avancer leur projet en raison de certaines contraintes.
Eu égard à cette cohabitation difficile, il a souligné la nécessité de la prévention et de la gestion des conflits, à travers la promotion du dialogue dans les zones minières entre les sociétés minières et les communautés rurales du pays. Pour le représentant résident du SNU en Guinée Anthony Boamah, l'exploitation des ressources minières engendre le plus souvent des conflits entre les populations et les entreprises implantées dans les différentes zones minières. Ceci s'explique par le mécontentement des populations autochtones, les revendications des travailleurs et la mauvaise gestion des ressources issues de l'exploitation et de la mise en valeurs desdites ressources du sous-sol. C'est pourquoi, il a invité les acteurs à s'impliquer pour développer des outils et des mécanismes de prévention et de gestion des conflits dans les régions à haut risque. Ce qui permettra de renverser la tendance de l'extrême pauvreté qui frappe la Guinée, alors qu'elle dispose de ressources naturelles considérables dans la sous-région africaine. Au nom du gouvernement, le ministre guinéen des mines et de la géologie Mohamed Lamine Fofana a avisé que la signature d'une convention entre les entreprises minières et les collectivités à la base est envisagée pour éviter d'éventuel conflit dans les zones minières.
Il prévient que le manque d'engagement des entreprises en faveurs du développement local des zones minières, la dégradation de l'environnement, le problème d'emploi des jeunes, la surpopulation et l'inexistence des consultations entre les sociétés minières et les communautés constituent en soit les causes profondes de la genèse des conflits dans les zones.
La résolution des ces conflits passe nécessairement par un dialogue direct entre toutes les composantes de la chaine d'exploitation des mines y compris les communautés rurales, afin que les ressources tirées de cette exploitation soient profitable à tous.
Xinhua

lundi 16 décembre 2013

Guinée: la mouvance présidentielle dévoile le visage de son candidat à la tête de l'Assemblée nationale

L'assemblée nationale guinéenne
CONAKRY, (Xinhua) -- Les partis politiques de la mouvance présidentielle y compris le Rassemblement du peuple de Guinée viennent de dévoiler publiquement le nom de son candidat pour briquer la présidence de l'Assemblée nationale, deuxième institution républicaine du pays, a-t-on appris dimanche de source proche du parti. Après une série de longue consultation et des tiraillements entre le choix du président guinéen Alpha Condé porté sur un ancien ministre et membre influent du bureau politique national du RPG (Claude Kory Koundiano) et les autres cadres qui prétendaient bénéficier du privilège, les principaux leaders des formations politiques de la mouvance ont fini par adhérer à l'option du chef de l'Etat. Au cours d'une assemblée générale du parti tenue samedi au QG à Conakry et présidé par le président de la République lui même, des arguments quelques peu fondés ont été développés pour approuver et pour faire accepter le choix de M. Koundiano. Parmi les arguments, il s'est avéré que le candidat de la mouvance est un cadre intègre et un militant de premier rang dans le RPG, ayant participé aux différents combats pour l'émancipation du parti et pour la victoire de l'actuel président à la magistrature suprême du pays.
Toutefois, l'argument qui aura de plus convaincu la plupart des caciques du parti, est celui relatif à la promesse électorale du président guinéen aux populations et aux cadres de la région forestière, située au sud du pays, pour l'occupation de la future Assemblée nationale de Guinée. Cette promesse aura ainsi permis au parti au pouvoir d'obtenir un score appréciable dans cette région, malgré les efforts et la volonté exprimée par l'opposition de s'emparer des voix électorale, au niveau de cette région qui compte un électoral assez élevé et très dense dans le pays. Aux cadres de la mouvance et à tous les militants et sympathisants du parti au pouvoir, le président guinéen a exhorté de se rallier dernière Kory Koundiano, afin que la présidence de cette assemblée nationale n'échappe au contrôle du RPG Arc-en-ciel. Fidèle aux idéaux du parti au pouvoir, Koundiano semble être la personne qui fait l'unanimité dans les rangs de toute la mouvance présidentielle, y égard à certains critères et valeurs qu'il incarne et qui colle bien avec le profil du future président de l'Assemblée nationale.
Xinhua

Le Club Ahmed Sekou Toure-France rend hommage à Mandela

« Nul sacrifice n’est trop lourd pour celui qui défend la liberté de son pays » Cette citation du Président AST me paraît la mieux indiquée pour illustrer la vie et le combat de celui qui fut pendant de longues années, l’un de ses protégés. Nelson Mandela.
Chers compatriotes, chers congénères, un géant s’en est allé, ça y est Nelson Mandela, le père de la « nation arc-en-ciel » a rejoint ce dimanche 15 novembre 2013 sa dernière demeure à Qunu (son village natal) dans le Cap Oriental. Le dernier grand bâtisseur d’Afrique du XXème siècle s’en est allé comme P. Lumumba, Ahmed Sékou Touré, N’Krumah… Il s’en va en laissant à la postérité son œuvre et son modèle incarné. L’un des plus grands défenseurs de la cause des peuples opprimés nous quitte aujourd’hui, que dire de lui qui n’eut été dit? Que retient-on de cet homme ? Quel hommage les héritiers du Président Sékou Touré peuvent rendre à cette icône?
Nous dirons tout simplement que Mandela ne mourra jamais, il occupe et occupera pour toujours une place particulière dans nos cœurs. Son combat au service des pauvres gosses des townships de Soweto, de Johannesburg… ou de son Kwazulu natal restera à jamais une référence pour tous les combattants de la paix et de la liberté à travers le monde. Le pardon national qu’il a incarné, sa préférence de la paix et de la réconciliation nationale à la justice resteront à jamais des tâches indélébiles dans les annales de l’histoire contemporaine africaine, voire mondiale. Nous guinéens, nous qui fûmes le bercail de l’ANC au moment même où il était traqué comme organisation criminelle et terroriste, devrons aujourd’hui plus que quiconque être fiers de l’œuvre que nous avons accompagnée. Mandela peut enfin partir en paix, rejoignant ainsi ses compagnons de noble lutte Sékou Touré, Mondlane, Machel, Nasser,…pour qui l’Afrique était au dessus de tout.
Chers compatriotes, chers congénères, aujourd’hui est un jour d’hommage. Et nous ne pouvons valablement rendre hommage à Mandela sans honorer la mémoire de ceux qui ont contribué au triomphe de sa lutte. Sinon, ce serait renier les valeurs nationalistes et panafricanistes qui nous caractérisent. Qu’il nous soit donc permit en ce jour de deuil, de saluer et d’honorer :
§ Le grand peuple cubain, le peuple frère et ami de tous les peuples opprimés d’Afrique et son leader révolutionnaire Fidel Castro dont les acquis humanistes à l’endroit de l’Afrique restent incomparables. Feu Mandela lui-même n’a jamais tarit d’éloges à l’endroit de Cuba et de son leader pour lui témoigner toute sa reconnaissance.
§ Une place de choix revient au Président Sékou Touré pour sa participation comme Cuba à l’effort de guerre de résistance de l’ANC, pour avoir offert une terre d’asile, un bercail aux compagnons persécutés de Mandela (Gowen Mbeki, le père de Thabo Mbeki, Myriam Makeba…) lorsque ce dernier croupissait à Rubben Island ; sans oublier la création du comité spécial contre l’apartheid à l’ONU lors de sa 17ème session en 1962 dont la première présidence reviendra à la Guinée en la personne de Diallo Telli notre ambassadeur de l’époque aux Nations unies. Ce comité a réussi à alerter l’opinion internationale sur le massacre perpétré contre les populations noires sur leur terre natale (notamment des femmes et des enfants). C’est à juste titre qu’il a invité la famille du Président Sékou Touré lors de la décoration posthume qu’il organisa pour ce dernier à Pretoria pour lui témoigner sa reconnaissance.
§ Nos compatriotes Diallo Telli et jeanne Martin Cissé qui ont présidé le fameux comité spécial contre l’apartheid et défendu face à l’opinion internationale la démarche de la Guinée contre Pretoria sont à saluer. je n’oublie aussi pas Myriam Makeba qui, en tant que représentante de la Guinée, a porté le message de l’ANC à l’ONU lorsque la Guinée présidait le conseil de sécurité en 1972.
§ Nous honorons également le marxiste Modibo Keita du Mali, le FLN d’Algérie ainsi que le guide libyen de l’époque « feu Mohammar Kaddafi » dont le soutien indéfectible et inconditionnel ne tardait point quand il s’agissait de l’Afrique. Nous n’oublions surtout pas les résistants de Soweto, les enfants de ghettos pour qui, l’on a préféré la paix à la justice.
Bref, c’est l’occasion pour nous d’honorer les véritables soutiens de la cause de l’ANC dont l’actualité semble oublier aujourd’hui. Car, il n’y aurait aucune logique à honorer Mandela et taire les sacrifices de ceux qui se sont mobilisés pour sa cause, surtout pendant ses périodes de vaches maigres. Mandela comme Sékou Touré, N’Krumah,… est plus grand mort que vivant. Puisse son combat, son caractère intrépide, son engagement constant à l’éradication systématique de l’apartheid inspirer la jeunesse africaine.
Vive l’Afrique combattante et fière !
Repose en paix Madiba, apôtre de la paix en Afrique du sud
Kémoko Camara
Président du Club Ahmed Sékou Touré - France

L'UA préoccupée par la violation des droits de l'homme en Centrafrique

Dlamani Zuma, présidente de l'Union Africaine.
Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine a exprimé son inquiétude sur la détérioration de la situation en République centrafricaine, notamment les derniers incidents survenus à Bangui, capitale du pays, et les tensions et les affrontements intercommunautraires et inter-religieux. Lors de sa 408e réunion tenue vendredi à Addis Abeba, le Coneil a décidé d'autoriser une augmentation temporaire de la force de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) jusqu'à 6 000 personnes en uniformes, ce qui fera l'objet d'un examen dans un délai de trois mois, à la lumière de l'évolution de la situation et des besoins sur le terrain et sur la base d'un rapport qui sera présenté par le président de la Commission de l'UA. Le Conseil a réitéré sa condamnation des violations des droits de l'homme commises contre les civils, y compris les meurtres, les disparitions, les arrestations et détentions arbitraires, la torture, les violences sexuelles et viol et l'utilisation d'enfants comme soldats.
Le Conseil de paix et de sécurité a souligné une nouvelle fois que les auteurs de ces actes doivent jugés, demandant aux autorités de transition d'assumer leurs responsabilités en ce qui concerne la protection de la population civile.
Le Conseil a aussi appelé la population centrafricaine et les autres parties du conflit à s'abstenir des actes de violence et de vengeance.
Xinhua

samedi 14 décembre 2013

Les pays ouest-africains invités à entreprendre des réformes pour décourager la pêche illicite

COTONOU, (Xinhua) -- Le président de la conférence ministérielle du Comité des Pêches pour le Centre-Ouest du Golfe de Guinée (CPCO), M. Ouro-Koura Agadazi, a appelé ce vendredi à Cotonou les pays ouest-africains à entreprendre des réformes nécessaires pour lutter ensembe contre la pêche illicite. "Les autorités politiques de la sous-région doivent réfléchir pour trouver un mécanisme de délivrance des licences de pêche au niveau régional et mettre en place un programme commun d' observateurs à bord des navires de pêche bénéficiant de licence pour pêcher dans notre espace", a indiqué M. Agadazi à l'ouverture de la 6ème session ordinaire de la conférence ministérielle du CPCO. Il a estimé que la gestion des ressources halieutiques ne peut être efficace que si les pays partageant les mêmes stocks d' espèces de poissons, coopèrent ensemble dans les domaines de recherche, de suivi, de contrôle et de surveillance des pêches. De nombreux défis liés notamment au suivi des activités d' exploitation et à l'efficacité de la surveillance restent à relever afin de permettre à ce secteur de contribuer durablement à l'amélioration des conditions de vie de nos communautés de pêche, a souligné M. Agadazi. "L'année qui s'achève a été marquée par l'intensification du phénomène de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée", a-t-il déploré.
Xnhua

L'ONU fait le bilan de l'année 2013 sur les opérations de maintien de la paix

NEW YORK (Nations Unies), (Xinhua) -- Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a fait vendredi le bilan des activités de son département au cours d'une année "très active", passant en revue les situations en République démocratique du Congo (RDC), au Mali, au Soudan, au Soudan du Sud, en Syrie et en République centrafricaine. Il a parlé des améliorations constatées dans la conduite des opérations de maintien de la paix par l'ONU, notamment en termes de qualité et de réduction des coûts, selon un communiqué de l'ONU. M. Ladsous a insisté sur la nécessité de poursuivre ces efforts en mettant l'accent sur la qualité des services fournis, la formation des Casques bleus et les partenariats stratégiques.
Le département des opérations de maintien de la paix de l'ONU a réussi à "faire plus avec moins", s'est félicité M. Ladsous, ajoutant que le coût de chaque membre du personnel en uniforme a baissé de 16% en 5 ans, grâce à une gestion plus efficace des ressources. "Nous sommes en train de réduire la taille de certaines opérations qui sont parvenues à un certain stade de vie, comme celles encore présentes en Haïti, en Côte d'Ivoire, au Libéria et au Darfour", a-t-il indiqué.
En ce qui concerne la RDC, où M. Ladsous a indiqué qu'il s'est rendu la semaine dernière, la victoire militaire du gouvernement sur le Mouvement du 23 mars (M23), obtenue avec le soutien de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), constitue une étape majeure, a-t-il dit. Il a salué l'accord politique signé à l'issue des pourparlers de Kampala.
Passant à la situation au Mali, le secrétaire général adjoint y a constaté des progrès importants. Il a rappelé que le deuxième tour des élections législatives allait avoir lieu et que les élections présidentielles s'étaient déroulées de manière transparente. Il a aussi souligné la nécessité de rester vigilant en matière de sécurité, et a déploré les attaques et les menaces en provenance des djihadistes.
Concernant le Soudan, M. Ladsous a dit que la situation y a connu "une année difficile", avec une recrudescence d'attaques, des déplacements de populations civiles et le décès de 14 Casques bleus. Au Soudan du Sud, il a indiqué que la sécurité des civils posait un problème dans l'Etat de Jonglei. "Nous commençons à redéployer les effectifs militaires de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) et nous poursuivons le travail lancé à Baye où nous espérons un accord entre les deux pays", a-t-il indiqué.
Pour ce qui est de la République centrafricaine, M. Ladsous a rappelé la présence de la mission de politique spéciale dans ce pays, le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), ainsi que le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), aux termes de la résolution 2127.
Enfin, interrogé sur le nombre de pays contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix, qui est jugé insuffisant, M. Ladsous a reconnu que "la répartition de ce fardeau" n'était pas équitable. Il a indiqué que 95% des membres du personnel en uniforme venaient d'Etats membres du monde en développement, et a estimé que cette situation ne pouvait pas durer.
Xinhua

vendredi 13 décembre 2013

L'UE rétablit pleinement la coopération avec la Guinée

BRUXELLES (Xinhua) - Le Conseil de l'Union européenne (UE) a décidé jeudi de rétablir "pleinement" la coopération avec la Guinée. "Les conditions sont remplies", a indiqué le Conseil, précisant que la tenue des élections législatives en Guinée constituait le dernier jalon de la feuille de route établie par l'UE en juillet 2009 pour la reprise complète de la coopération de l'UE avec la Guinée au titre du 10ème Fonds européen de développement. A la suite du coup d'Etat militaire perpétré le 23 décembre 2008, l'UE avait suspendu partiellement la coopération au développement avec la Guinée. Pour accompagner le rétablissement d'un ordre constitutionnel et de la démocratie, une feuille de route avait été établie en vue d'une reprise progressive de l'assistance de l'UE. La tenue des élections législatives inclusives et pacifiques le 28 septembre dernier, qui marque un pas très important pour le retour vers l'ordre constitutionnel et la consolidation de la démocratie en Guinée, a permis la levée des sanctions adoptées par l'UE. Après la tenue des élections législatives, ainsi que l'installation prochaine de l'Assemblée nationale, "il est important que les autorités guinéennes s'engagent dès à présent dans une réflexion globale sur le cadre électoral en vue de mettre en place rapidement les réformes nécessaires à la tenue des prochaines élections. La nouvelle Assemblée offrira un cadre institutionnel adéquat pour organiser ce débat démocratique entre les différents partis politiques", a déclaré Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne. Une mission d'observation électorale de l'UE avait été déployée en Guinée depuis le 22 août dernier et jusqu'à la conclusion du contentieux électoral le 15 novembre dernier avec pour mandat d'observer le déroulement de ces élections et de fournir une évaluation globale du processus électoral.
Xinhua

Projet du barrage de Kaléta : les emprises de la ligne de 110 kilo-volte occupées

Le 31 mai 2015, la date retenu pour le lancement de la première turbine de la centrale hydroélectrique de Kaléta, pour drainer le courant vers la capital de Conakry, il faudra l’aménagement des sites qui doivent abrites les pylônes pour le passage des câbles de haute tension. Des maisons, des écoles et des mosquées se trouvent sur ce passage. Ce qui constitue de véritables difficultés pour la direction du projet kaleta. Selon les spécialistes, habiter dans les environs de ces poteaux hautes tensions constitue un danger pour les citoyens à cause des ondes électromagnétiques que ces câbles dégagent .C’est pourquoi cette ligne serait interdite à toute habitation depuis 1965 qui à, coïncider à la construction par la société energopré de la Yougoslavie.
Par ailleurs le maire de la commune rurale de Maneah (préfecture de Coyah) pense que ces occupants ne disposent pas des documents administratifs. Profitant de cette occasion, le chef du projet Kaléta, docteur cheik taliby sylla invite tous les occupants d’évacuer les emprises dans un bref delais. Une demande favorablement accueillis du coté des quartiers Tombolia et Antag, là ou certaine citoyens ont commencé à quitter d’ailleurs les lieux. Avec une capacité de 240.5 mégawatt, le barrage de kaleta servira 30 pour cent de sa production à d’autres pays limitrophe de la Guinée. Avec durée de sa réalisation 44 mois avec un montant de 526 million de dollars américains.
BAH Mamadou Alpha/Tam Tam guinee

L’opposition au Parlement : la rue sera-t-elle abandonnée ?

L'objectif est-il atteint pour l'opposition républicaine avec sa volonté affichée de siéger au futur parlement avec la mouvance ? L'on est tenté de le croire ? Même si le principal président du principal parti politique d'opposition exclue cette option d'autant plus que la Constitution confère aux leaders politiques entre autres de manifester dans la rue. Il reste que le souhait exprimé par nombreux Guinéens épris de paix et de quiétude sociale ne veulent plus pleurer la mort d'un des leurs tués par balle, par couteau ou par tous autres modes d'anéantissement physique. Le bilan est lourd. Le sacrifice consenti très grand pour parvenir aujourd'hui à une cinquantaine de sièges au parlement. Un parlement où tout doit être discuté, menace déjà le président Alpha Condé en brandissant le glaive des représailles pour tous les aventureux. On pourrait donc s'acheminer vers un autre bras de fer entre désormais députés et pouvoir. A moins qu'on ne fasse voter des lois pour atténuer la hargne des marcheurs et la barbarie des forces de l'ordre et des agents infiltrés. Abandonner aujourd'hui une rue qui a porté au pouvoir ou plutôt à la députation serait manifestement une pilule difficile à avaler par cette frondeuse opposition, mesquine et trop demandeuse. On verra donc bien comment l'hémicycle s'y prendra. Pourvu qu'il y ait moins de Guinéens qui meurent, moins de biens privés ou publics détruits sans aucune autre forme de procès.
Jeanne FOFANA Kabanews

Décès du ‘’Prince’’ de Wassolon : Le RPG-Arc-en-ciel en deuil

Sekou Diallo n’est plus ! Membre du Bureau politique national du parti au pouvoir, celui qu’on appelait affectueusement ‘’Le Prince’’ est décédé mercredi 11 décembre 2013, des suites de maladie, à l’hôpital national de Kipé. Sekou Diallo, malgré son état de santé précaire, et son âge avancé (71 ans) avait activement pris part à la campagne, au compte des récentes élections législatives.
Un combattant de première heure du RPG originel, l’homme fait partie de ceux qui, jusqu’à la mort, ont toujours gardé foi en le Pr Alpha Condé. Il est aussi l’un des premiers financiers du parti. D’ailleurs, selon des témoins, il est l’un des rares à avoir toujours fonctionné sur fonds propres pour mener campagnes au bénéfice du parti présidentiel.
Le ‘‘Prince’’ jusqu’à la veille de sa mort, continuait encore à expliquer à la quasi-totalité de ses visiteurs comment et pourquoi il faut soutenir Alpha Condé. Il avait la conviction que le Prof a les atouts pour redonner espoir aux Guinéens.
Né en 1942 à Tindila, à un peu plus de 100 km du centre-ville de Mandiana, Sekou Diallo est de la descendance de la famille royale de son village. C’est dire que l’homme était un véritable Prince. Très jeune, il voue une admiration pour bon nombre de leaders africains, comme Patrice E. Lumumba. Ce qui le conduira à tenter l’aventure qui le mènera notamment au Zaïre, actuel R.D. Congo. Dans le pays du Maréchal Mubutu. Sekou Diallo réussit à s’adapter à sa nouvelle vie et prospère au Zaïre. Il réussit à lier amitié avec certains ténors du régime de Kinshasa.
Ici il devint pour la quasi-totalité des Guinéens qui s’y sont rendus à l’époque, un tuteur attentif, toujours prêt à rendre service. Outre la mouvance présidentielle, le Wassolon est aujourd’hui orphelin d’un de ses Princes. Un Prince qui sera conduit à sa dernière demeure au même moment que l’icône sud-africaine, Nelson Mandela, ce dimanche 15 décembre.
A l’annonce de la triste nouvelle du décès de Sekou Diallo, le Président de la République, de nombreux ministres ainsi que les cadres du parti et amis politiques ont tout abandonné pour être aux côtés de la famille pour compatir à la douleur. Que l’âme du Prince repose en paix ! Amen.
Cheick Ah. Tidiane Diallo/ Guine7

jeudi 12 décembre 2013

Assemblée nationale: l'opposition accepte de siéger, le PEDN de Lansana Kouyaté boycotte

Après tant de tergiversations et de tiraillements par médias interposés, l'opposition guinéenne a enfin accepté de siéger à la nouvelle Assemblée nationale. Mais comme il fallait s'y attendre, le PEDN de l'ancien Premier ministre Lansana Kouyaté a choisi de boycotter pour, dit-on, protester contrer les résultats des législatives, a constaté Conakryinfos.com. C'est décision intervient à la suite d'une réunion tenue ce jeudi au QG de l'UFDG par les leaders de l'opposition qui se disent être confortés par leurs bases respectives dans le souci de maintenir la cohésion sociale et le rôle joué par des bonnes volontés. Ainsi pour Sidya Touré de l'Ufr, Cellou Dalein Diallo de l'Ufdg, Jean Marie Doré de l'Upg, Aboubacar Sylla de l'Ufc, Mouctar Diallo des Nfd, Jean Marc Telliano du Rdig, qui ont tous participé à cette session, il était temps de mettre un terme à l'imbroglio politique pour se tourner enfin vers les vrais problèmes qui assaillent les Guinéens au quotidien. Et cela, au prix de plusieurs manifestations violentes avec leur lot de morts et de blessés et de tractations avec l'aide de la communauté internationale. "L'opposition va siéger. Nous avons eu l'aval de nos bases", lance Aboubacar Sylla, le porte-parole de l'opposition. Sans commentaire! Le parti de Lansana Kouyaté, ex-allié du Rpg-arc-ciel au second tour de la présidentielle de 2010 qui s'est rallié à l'opposition remettant en cause d'abord les accords d'alliance avec celui-ci et les fraudes dont il dit être victime, ne compte pas siéger au parlement. Le parti au pouvoir a remporté aux dernière législatives 53 sièges sur 114. Il est suivi de l'Ufdg, son principal concurrent qui totalise 37 sièges.
Zézé Zoumanigui/Conakryinfos.com

Fin du 40ème CMAE de l’OCI à Conakry : ‘’propager la vraie image de l’Islam demeure’’ le combat de l’OCI a dit le Président guinéen

Les travaux de la 40ème session du conseil des ministres de l’organisation de la coopération islamique ont pris fin ce mercredi 11 décembre à Conakry. Durant trois jours les délégués des 57 Etats qui composent la UMA islamique se sont penchés sur des questions de droits de Lhomme, de l’éducation, de coopérations bi et multilatérales. C’est le Président Alpha Condé qui a présidé la clôture des travaux placés sous le signe ‘’dialogue des civilisations, facteurs de paix et de développement durable’’. Du 09 au 11 décembre 2013, environ 500 délégués des 57 Etats membres de L’OCI se sont retrouvés à Conakry pour réfléchir en faveur du rayonnement de L’Islam, la paix et le développement des pays membres de la UMA islamique. Un rendez –vous de 3 jours qui auront certes déjoué plusieurs pronostics. Le représentant de la BID a mis cette clôturé à profit pour réitérer l’engagement de son institution à lancer un programme d’investissement en République de Guinée. « Permettez- moi de réitérer ici notre engagement ferme de lancer avec la Guinée un programme triennal d’investissement qui se chiffre à plus de 300 millions de dollars. Nous savons que la Guinée aura la lourde charge de mettre en œuvre les résolutions d’ordre politique, économique et culturel de la conférence islamique sur le WAQF qu’elle organisera bientôt mais nous sommes encouragés par les excellentes conditions d’organisation de la présente rencontre toute chose qui augure d’une meilleure situation pour faire face à ces exigences » a indiqué Mansour Ben FATTEH, représentant de la BID (Banque Africaine de Développement en Guinée. Le président guinéen a une nouvelle fois interpellé les délégués de L’OCI sur l’un des objectifs majeurs de l’OCI. Il s’agit de la promotion de L’Islam.
« J’ai surtout noté votre volonté politique de sauvegarder notre patrimoine naturel, culturel et scientifique tout en mettant en œuvre des programmes et projets susceptibles l’accroitre notre souveraineté alimentaire, énergétique et hydrique » a souligné Alpha Condé. Et d’ajouter : « propager la vraie image de l’Islam demeure les lettres motives de notre combat pour un monde de tolérance et de progrès dans la paix et la sécurité ». Alpha Condé n’a pas occulté l’épineuse question palestinienne. Pour le chef de L’Etat, le peuple de la Palestine a besoin de recouvrir son autonomie. « La Palestine continue d’être au centre de nos préoccupations, qu’elle le restera aussi longtemps que son peuple martyrs n’aura pas recouvré son indépendance, sa souveraineté de son territoire aux frontières d’avant 1967 avec Al-Qoods Al-Sharif comme capitale. Vous n’avez pas manqué de renforcer notre engagement pour faire de notre espace une zone d’échanges exemptes de crises et creuset d’initiatives porteuses de croissances propices à la création d’emplois ». La 40ème session du CMAE de L’OCI a donc pris fin, et la Guinée préside pour 2 ans le conseil des ministres du 2éme plus grand organisation intergouvernementale.
Alpha Oumar DIALLO/Tam Tam guinee

Mines : la junior ivoirienne Transland Resources se rapproche de la Guinée

La junior minière ivoirienne Transland Resources prépare une implantation en Guinée dès 2014. Une délégation conduite par son président Digbeu Kipré a été reçue par le président Alpha Condé afin de négocier l'obtention de permis d'exploration d'or. Jean Likané Yagui, fondateur et directeur général de la junior minière ivoirienne Transland Resources, prépare l'implantation de son entreprise en Guinée dès 2014. L'entrepreneur ivoirien s'est rendu dans le pays accompagné de son compatriote l'assureur et homme d'affaires Digbeu Kipré, président de Transland Resources. La délégation de la société minière ivoirienne a été reçue en audience par le président Alpha Condé le 19 novembre 2013. Les deux émissaires de Transland Resources négocient l'obtention de permis minier d'exploration d'or. Leur entreprise détient déjà des permis d'exploration aurifère en Côte d’Ivoire. Ces deux chefs d'entreprise sont bien connus dans le milieu des affaires ouest-africain. Jean Likané Yagui a été le directeur général de la Société de développement minier de la Côte d'Ivoire (Sodemi), tandis que Digbeu Kipré est le fondateur de la compagnie d’assurances Serenity SA en Côte d’Ivoire et a dirigé pendant quinze ans la compagnie panafricaine d’assurances et de réassurances Cica-Re, basée au Togo.
jeune Afrique

Lutte contre le sida: il faut poursuivre les investissements

La 17e conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique s’est terminée, ce mercredi 11 décembre, au Cap en Afrique du sud.L’accent a été mis sur la nécessité de poursuivre les investissements pour mieux contrôler la maladie et mettre tous les patients qui en ont besoin sous traitement.La moitié n’y a toujours pas accès.Début décembre, les donateurs se sont engagés à verser 12 milliards de dollars sur trois ans au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.Une augmentation de 30% par rapport au dernier appel de fonds, mais les besoins sont estimés à 15 milliards.Cette conférence a bien sûr été marquée par la disparition de Nelson Mandela, qui s’est toujours engagé dans la lutte contre le sida. De nombreux hommages lui ont été rendus pendant ces cinq jours, ce qui a permis de mettre l’accent sur les discriminations qui alimentent l’épidémie de sida.
En Afrique, 38 des 54 Etats du continent pénalisent encore l’homosexualité ; des lois qui datent d’ailleurs de l’époque coloniale. Les usagers de drogue, les travailleurs du sexe et les prisonniers ne bénéficient que rarement d’un programme de prise en charge. On a également parlé de la discrimination dont sont victimes les femmes.
Autre point abordé : celui de l’accès aux soins. Seulement un tiers des personnes qui en ont besoin reçoivent un traitement dans les pays en développement. A cela s’ajoutent des problèmes récurrents de rupture de stocks de médicaments sur l’ensemble du continent africain.
La Chine, deuxième puissance économique mondiale, très présente en Afrique, a également été montrée du doigt pour son manque d’aide dans la lutte contre le sida.
RFI

mercredi 11 décembre 2013

Les Etats membres de l´OCI affichent leur unité à l´occasion du 40 ième sommet de l´institution à Conakry (synthèse)

Les discours prononcés lors de l'ouverture de la 40ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI) semblent obéir tous à un fil conducteur, qui dénote de l'unité des États membres de cette institution, dont le rôle dans la défense des intérêts du monde musulman est déterminant.
Les différents discours mettent en effet un accent particulier sur la question palestinienne, la situation de crise en Syrie, le sort des musulmans du Myanmar, les Rohingyas, qui subiraient des exactions en Birmanie.
Cela était palpable dans l'intervention du président sortant de la 39ème session du Conseil des ministres des Affaires Etrangères, le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahmoud Ali Youssouf, qui a dépeint dans un tableau assez sombre, la gestion du dossier palestinien, insistant sur le devoir qu'avait l'Organisation de tout mettre en œuvre pour parvenir à la création d'un État palestinien.
François Louncény Fall, ministre guinéen des Affaires étrangères, qui a repris le flambeau en tant que président de cette 40ème session, va s'inscrire dans la même logique, en citant au nombre des préoccupations de l'OCI, le dossier palestinien. Auquel il a greffé la crise syrienne, la préservation et la défense de la culture islamique. Il n'a pas manqué de flétrir l'extrémisme, qui à ses yeux favorise l'éclosion de l'islamophobie à travers le monde.
Le Président guinéen Alpha Condé, président de cette conférence a dans son discours de circonstance défendu la cause palestinienne, en affirmant que ce territoire avait enfin besoin d'être érigé en État, dont les frontières devront obéir au tracé d'avant 1967.
Zahabi Ould Sidi Mohamed, ministre malien des Affaires étrangères, a pour sa part suggéré que l'OCI "s'implique dans les débats sur les rapports entre la religion et la politique dans un monde moderne où certains excès alimentent l'extrémisme religieux au nom de l'islam'', qu'il considère comme une religion "saine".
Xinhua

Le corps de Mandela transporte ala presidence sud-africaine

PRETORIA - Un cortège a transporté mercredi le corps de l'ancien chef d'Etat sud-africain Nelson Mandela vers les Union Buildings ('Bâtiments de l'Union'), le siège du gouvernement et de la présidence à Pretoria, où il sera exposé trois jours.
Des milliers de personnes ont assisté sur les bords de la chaussée à la procession de motos de police précédant le corbillard où se trouvait le cercueil de Nelson Mandela, enveloppé du drapeau sud-africain.
Plusieurs dizaines de dirigeants du monde entier, de l'Américain Barack Obama au Cubain Raul Castro, ont rendu mardi un dernier hommage à Nelson Mandela, décédé le 5 décembre, en saluant les capacités de rassembleur du héros de la lutte anti-apartheid.
Le corps de l'ancien président sera exposé en chapelle ardente dans les Union Buildings, où il a été investi en 1994 avant d'occuper cinq ans la tête de l'Etat en tant que premier dirigeant de l'après-apartheid.
Il sera ensuite enterré dimanche à Qunu, son village d'enfance, à 700 kilomètres au sud de Johannesburg.
Tiisetso Motsoeneng; Julien Dury pour le service français
Reuters