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lundi 29 juillet 2013

Mines : BSGR avait engagé une grande firme pour dénigrer le régime d’Alpha Condé

Le gouvernement guinéen l’a souvent maugréé : une campagne de dénigrement contre le régime d’Alpha Condé est montée de toute pièce par le patron de BSGR (Beny Steinmetz Group Ressources). Un article bien fouillé du New Yorker vient donner du crédit aux accusations portées par le gouvernement guinéen contre BSGR. Ainsi, ‘‘BSGR élargit sa campagne contre Condé, et se tourna vers une société appelée FTI, basée à Palm Beach, mais qui a des activités partout dans le monde. FTI pratique une forme agressive de relations publiques, cherchant non seulement à supprimer la couverture médiatique négative sur un client, mais aussi de planter des histoires défavorables sur les adversaires du client’’, a révélé récemment The New Yorker. Selon le magazine américain dont les journalistes sont réputés pour leur rigueur, ‘‘la firme (FTI) a encouragé les journalistes à exécuter des histoires négatives au sujet de Condé (Alpha)’’. Ainsi, le ‘‘président a aussitôt commencé à recevoir une mauvaise presse au sujet du retard dans les élections législatives et sur plusieurs opérations apparemment douteuses faites par des personnes qui lui sont proches dont son fils, Alpha Mohamed Condé’’. On se rappelle par ailleurs du traitement de l’affaire Palladino dans la presse internationale notamment dans The Sunday Time qui avait malencontreusement trouvé le lien entre cette affaire, Alpha Condé, son fils et ses amis dont Tony Blair. Au-delà des faits, la volonté de nuire était patente.
Cependant, fait remarquer, The New Yorker, dans FTI, la décision de travailler pour le compte de Steinmetz n’a pas fait l’unanimité. ‘’En 2012, l’entreprise a embauché un cadre pour superviser certains de ses comptes en Afrique, et quand ce cadre a découvert que le cabinet a représenté Steinmetz et Dan Gertler, un autre magnat diamantaire israélien, qui a été impliqué dans des affaires controversées de la République démocratique du Congo, il a protesté, et a démissionné’’, a révélé le magazine qui ajoute : ‘‘Mark Malloch-Brown, l’ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies, est maintenant le président de FTI pour le Moyen-Orient et l’Europe. Craignant que la réputation de l’entreprise ne soit ternie par son association avec Steinmetz, il a plutôt mis fin à la relation.’’ Décision qui aurait rendu furieuse, la direction de BSGR.
‘‘Comme les ennuis de l’entreprise se sont accumulés, Steinmetz et ses collègues ont commencé à orienter leurs griefs vers George Soros’’, accuse The New Yorker. En fait, Soros proche de Revenue Watch et de Global Witness, -toute des ONG, l’une aide la Guinée à revoir ses contrats miniers et à assainir l’environnement minier, l’autre luttant contre le pillage des ressources naturelles africaines, ont dans leur viseur BSGR-, est perçu comme un ennemi de Beny par celui-ci et son entourage.
Selon The New Yorker, la rupture du contrat de BSGR par Mark Malloh-Brown est une exigence de son vieil ami : Soros.
Interrogé par l’enquêteur du New Yorker, sur ses relations avec Beny, affirme n’avoir ‘‘aucune rancune contre lui’’. ‘‘En grand philanthrope, Soros s’est engagé depuis longtemps à promouvoir la transparence, la réduction de la corruption. Il finance de nombreuses organisations dans ces domaines (…)’’, a dit le magazine.
Pour rappel, le gouvernement guinéen accuse BSGR d’avoir acquis des droits sur le gisement de fer de Simandou par le biais de la corruption. Ce que la société dément. Les enquêtes sur l’affaire sont ouvertes aussi bien aux USA qu’en Grande Bretagne et en Guinée.
Ibrahima S. Traoré/ Guinée7

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