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mercredi 4 décembre 2013

La Guinée préoccupée par le recasement des personnes handicapées

CONAKRY (Xinhua) - Les autorités guinéennes ont reporté sine die la commémoration de la Journée internationale des personnes handicapées qui a lieu chaque 3 décembre, pour des raisons liées au projet de déguerpissement des handicapés de la capitale, en prélude à la réunion de la Conférence internationale des ministres des Affaires étrangères (CIMAE), prévue du 9 au 11 décembre à Conakry. Cette opération de déguerpissement s'inscrit dans le cadre de l'assainissement de la capitale, initié par le gouvernement sous la supervision du Premier ministre Mohamed Saïd Fofana. Face à la délicatesse de la question, le département des Affaires sociales a eu des échanges avec la Fédération guinéenne des personnes handicapées (FEGUIPH). Les deux parties se sont mises d'accord pour mener des actions allant dans le sens du recasement des personnes handicapées vers un centre qui sera construit à cet effet, selon une source gouvernementale. Mais en attendant que ce centre ne sorte de terre, l'urgence commanderait que les handicapées libèrent les lieux qu'ils occupent pour le moment. Il s'agit ainsi de la devanture de la Mosquée Fayçal et celle de la cité chemin de fer, qui abrite les sièges d'entreprises commerciales et des banques.
Les familles concernées pourraient ainsi bénéficier de subsides, devant permettre de faciliter leur réinsertion dans leur localité respective. En clair, les handicapés seront conduits vers leurs régions d'origine aux frais de l'Etat. Le recensement fait pour leur identification a donné 191 familles en tout, d'après notre source. Ces familles pourront chacune toucher une enveloppe de 10 millions de francs guinéens, soit plus de 1 000 euros. Montant qui leur sera versé, une fois à leur lieu de destination. C'est par cette formule que le gouvernement entend gérer le cas de ces personnes handicapées vivant de la manche dans leurs rues de la capitale, vu l'urgence qui s'impose avec la tenue dans moins d'une semaine de la CIMAE. Certains observateurs, tout en saluant cette démarche, craignent cependant que cela ne soit qu'un feu de paille, redoutant de voir les mendiants envahir les mêmes endroits, une fois la CIMAE aura clos ses portes.
Xinhua

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